Activités (Actifs) |
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Sa 7 fév. 2026
Rando tranquillo 2 jours Ovronnaz
Dent de Morcles
Rendez-vous est donné au bas des pistes d’Ovronnaz où il y a foule même avant l’ouverture du télésiège car le soleil et la poudre sont au rendez-vous.
Notre GO Caroline y accueille Jérémie, son acolyte pour le week-end, ainsi que Virgile, Maxime, Marc, Cédric, Leïla, Léa, Sylvie et les deux Ariane.
Tout ce beau monde prend deux accélérateurs de montée et se retrouve en quelques minutes au sommet du Col de Forcle avant de descendre sur Les Grands Prés pour y mettre les peaux. Comme il ne fait pas chaud, c’est d’un bon pas que toute la troupe se met en route pour le Col de Fenestral. Tout le monde ne maîtrise pas les quelques mètres de descente à peaux car un grand « Hiiii la merde » ponctue notre arrivée à la cabane du même nom où nous passerons la nuit.
Afin de gagner quelques grammes, nous y laissons une partie de nos affaires avant de nous mettre en route pour notre sommet du jour. Un petit portage pour rejoindre la crête permet à toustes de tester le poids des skis sur le sac. Quelques conversions et enjambées plus tard, la troupe atteint la Dent de Morcles sans encombre. Paysage à couper le souffle mais comme il n’y fait pas chaud, toustes se remettent rapidement en route pour la descente après la photo de groupe.
Sur une base démocratique et avec une soif de poudre, le groupe laisse tomber Tête Noire au profit d’une remontée en direction du Col de Fenestral : c’est que la pente est de Tête Séri réserve encore de nombreuses possibilités de s’éclater même si elle a déjà été parcourue par de nombreux skieurs. La troupe ne s’en prive pas dans un joyeux délire de virages.
A force d’être enlevées et remises, certaines peaux ont de la peine à coller. De plus, des fixations gelées donnent du fil à retordre. C’est donc grâce au système D que toustes atteignent à nouveau le Col de Fenestral et sa cabane depuis laquelle la vue sur la région des Combins et du Mont Blanc est magistrale , surtout au coucher du soleil.
Il faudra bien évaluer l’hydratation nécessaire et celle superflue car, manque de bol, les toilettes sont dehors. Heureusement, de fabuleuses Bottes de la Lune permettent deles atteindre sans devoir remettre nos chaussons humides de nos pérégrinations de la journée.
Après une excellente soirée, la fine équipe se couche tôt pour une nuit bien méritée. Certaines personnes décident de mettre des boules quies, d‘autres se lancent dans une nuit sans filet côté auditif. Certains mettent un bonnet pour éviter les boucles folles au réveil pendant que d’autres laissent libre cours à leur chevelure.
Ceux qui ont eu le courage de se lever pour aller faire pipi vous le diront : le ciel étoilé était magnifique cette nuit-là…
Un grand merci à Caroline pour cette magnifique journée.
Ariane PT
C’est après plus de 9h de sommeil que toute l’équipe se retrouve au petit déj ! C’est le moment de faire le plein de sucres rapides, qui ne combleront pas tous les estomacs pour la suite de la journée ! Ce premier moment de mastication nous permet d’écouter le briefing du matin selon Caroline :« si ça vous va, on partira quand on sera prêt ! ».
La journée est à nouveau belle et c’est sous le soleil que nous sortons de la cabane pour nous engager dans notre première descente direction le Mont Bron. Nous surfons sur la poudreuse et plongeons en direction du lac Supérieur de Fully. La vallée est magnifique et c’est sous les couleurs du matin et en mode contemplatif que nous suivons les traces de Caroline, tandis que notre « border chameau » ferme la marche et veille sur la petite troupe.
La montée jusqu’au Mont Bron nous permet d’exercer les conversions. Chacun y allant de sa petite technique personnelle, mais pas toujours fonctionnelle. Caro profite de l’arrive au sommet pour se percher sur une petite dune et démontrer à toute l’équipe comment « converser » avec facilité !
Nous partons ensuite vers le Diabley. Cette fois-ci, le vent est au rendez-vous et la neige étant glacée nous sortons les coteaux. L’arrivée au sommet se fait à pied et s’est entassés les uns sur les autres que nous immortalisons ce moment !
Nous descendons ensuite direction Sorniot ! Une nouvelle fois dans la poudreuse. Les cris de joie retentissent, certains chutent avec plus ou moins d’élégance et c’est le sourire aux lèvres qui nous nous arrêtons pour dîner près de la cabane de Sorniot. Jérémie improvise un cours sur les couches de neige. Nous comprenons mieux pourquoi l’hiver risque d’être en zone 3 dans beaucoup de régions et surtout qu’il ne vaut mieux pas déclencher d’avalanche….
C’est dans la bonne humeur qui nous entamons cette fois-ci notre dernière montée direction Le Basse. Caroline nous encourage : « vous êtes une super équipe ! ». Nous évitons surtout de penser aux dénivelés parcouru ces deux derniers jours et nous nous félicitions intérieurement d’avoir choisi l’option « rando tranquillou ». C’est de conversion en conversion que nous arrivons au Basse. Nouvelle tournée de hugs avant d’entamer la dernière descente direction Ovronnaz. Certains, avec plus de facilité que d’autres : « les gars (pas ceux à Caro), je suis passagère de mes jambes ! ».
Nous finissons la journée autour d’un verre. C’est le moment de réaliser que nous venons de vivre deux jours avec des gens que nous ne connaissions pas et avec lesquels nous avons partagés tellement de choses. Un paradoxe apparaît alors, nous étions totalement déconnectés, mais en même temps tellement plus connectés…. Nous avons partagé deux jours d’entraide, de bienveillance, de respect et de rire, au milieu d’une nature magnifique. C’est le cœur léger et le sourire aux lèvres que nous rêvons à de nouvelles sorties « rando tranquillou ».
Un immense merci à cette magnifique équipe “big smile” tellement enthousiaste!
Merci les 2 Ariane pour votre joli compte rendu.
A tout bientôt pour compléter mon dictionnaire des expressions!
Caroline
Di 1 fév. 2026
Initiation à Chasseral
Journée initiation ski de randonnée à Chasseral – 1er février 2026
Il est 9h00 lorsque l’équipe se retrouve en haut du village de Nods.
L’air est frais, le matériel prêt. L’objectif de la journée est clair : reprendre ses marques en peau de phoque, apprivoiser à nouveau l’équipement, prendre le temps de décortiquer les gestes techniques — notamment les conversions — et surtout, partager un vrai moment de plaisir en montagne.
Sous les conseils attentifs de Caroline, notre cheffe de course du jour, Gilles se lance dans sa toute première sortie en peau de phoque. Lauranne et Sylvie complètent la petite équipe.
Les premiers mètres se font tranquillement, le long de chemins serpentant à travers la forêt. Les terrains variés offrent un cadre idéal pour s’exercer : les conversions s’enchaînent, sur des pentes de plus en plus marquées, dans une ambiance studieuse et de bonne humeur.
Peu à peu, la pente se redresse, jusqu’à atteindre les rochers, c’est le dernier passage avant le sommet.
La matinée file à bon rythme. Arrivés au pied de l’antenne, passage obligé, une pause s’impose. Le temps de reprendre son souffle, d’échanger quelques anecdotes et de profiter du panorama, plus particulièrement du soleil. On est content !
Un peu plus loin, sur la crête, vient enfin le moment d’enlever les peaux : joie et impatience se font ressentir pour la descente.
Contre toute attente, la neige se révèle plutôt agréable, et chacun y trouve son plaisir. La descente est chouette… jusqu’à ce que le manque de neige impose la fin de l’aventure skis aux pieds.
Pour les derniers mètres, les skis sont harnachés sur les sacs à dos, et l’équipe termine la boucle à pied, le sourire aux lèvres, en rejoignant les voitures.
Une sortie simple, formatrice et conviviale — exactement comme on les aime.
Gilles est enchanté et c’est, sans aucune doute, la première sortie d’une longue liste !
Merci Caroline pour ce beau dimanche
Merci Sylvie pour ce chouette récit
Di 1 fév. 2026
Freeride Verbier avec OJ
Le rendez-vous est fixé à 10h30 aux Attelas. Nous sommes 3 adultes et 5 jeunes, belle équipe ! Tous n’ont pas le DVA et le sac pour porter les skis mais nous arrivons à nous arranger. Par chance, les membres de l’équipe sont en forme !
C’est parti pour une piste d’échauffement, Chassoure, joli champ de bosses qui mettent déjà jambes et genoux à l’épreuve !
Nous remontons pour attaquer le 2e plat de résistance, une jolie traversée, skis sur le sac, au-dessus du Lac des Vaux afin de rejoindre la descente « Rocky Garden ». Chacun monte à son rythme et tout le monde arrive en haut, bravo !
La descente dans la poudreuse est belle, mais attention, les cailloux ne sont jamais très loin. Arrivés en bas, nous repartons pour le Mt-Fort. Une pause chaises longues est la bienvenue. Nous prenons un bon pique-nique et c’est reparti. Après avoir conquis, les bosses impressionnantes du Mt-fort, nous nous attaquons aux escaliers du Paradis. Pas tous, 2 jeunes préfèrent renoncer à cette 2e ascension à pied. Nous sommes donc encore 4 rescapés pour cette dernière montée.
La descente est à nouveau belle dans une neige légère, quel plaisir avant de maitriser encore le dernier champ de bosses. Les jambes se font sentir!
Bravo à tous, vous avez bien su profiter de cette belle journée ! Repos bien mérité !😊
Isabelle
Di 1 fév. 2026
Pic Chaussy
La réservation du sommet de 12h10 à 12h20 a été respectée et nous avons eu droit à notre moment d’intimité avant l’arrivée d’autres usagers de la montagne.
Grâce à une remontée d’une petite demi-heure, nous avons découpé une superbe pente chargée de poudreuse qui ne demandait qu’à recevoir nos traçages élégants.
Pour une fois que nous évitions l’axe principal du Chablais, nous avons tout-de-même eu droit à nos bouchons du dimanche car le festival des mongolfières se tenait à Châteaux-d’Oex.
Sa 31 jan. 2026
Grammont (2172) - modifié Birehubel
Le Birehubel, version « renard des neiges »
Quand le Gramont fait la grimace et que les conditions d’enneigement jouent les divas, il faut un chef de course qui a du flair. Heureusement, Laurent Torriani, notre renard des neiges certifié, a sorti son museau de la carte et nous a déniché un plan B… qui avait tout d’un plan A amélioré : le Birehubel, sommet posé dans le prolongement du Hundsrügg et culminant à quand même 1’937 m.
Et déjà, tout commence bien. Parce qu’un chef de course qui donne rendez-vous dans un café, c’est un peu comme un guide spirituel qui commence par distribuer des nüssgipfelis. On ne le dit pas assez, mais ça change tout. Le moral grimpe, les skis ne se croisent pas, et même les peaux semblent mieux coller. Bref, la journée partait du bon pied… et du bon café.
Depuis Ablänschen, direction le sommet du jour. Puis, comme des cabris sous amphétamines, nous avons enchaîné bosse après bosse, slalomant entre brume timide et soleil pudique. Le tout dans une ambiance « seuls au monde », à tracer toute la journée dans des pentes immaculées, tellement vierges qu’on hésitait presque à leur demander la permission avant de les rayer… ou, pour l’absent du jour… à les rider…
Et puis, à l’extrémité de la dernière croupe neigeuse vint la descente finale, celle repérée le matin, celle qui fait briller les yeux et trembler les cuisses. Un couloir comme on les aime :
- neige légère,
- pente sérieuse mais pas revêche,
- poudreuse à volonté,
- et une face que le soleil ne touche que le 21 juin, probablement pour lui souhaiter un bel été.
Un vrai dessert glacé, servi sans supplément.
Retour ensuite à la civilisation, ou du moins à ce qu’il en reste : une route enneigée, rare privilège de nos hivers modernes. On savoure chaque mètre comme un cadeau, un peu comme si la montagne nous disait : « Allez, je vous en mets encore un petit bout, pour la route ».
Et pour conclure cette journée parfaite, tradition immuable oblige: la binch, logique suite du café du matin. Parce qu’une course qui commence au bistrot et se termine au bistrot c’est l’équilibre parfait, celui que tout peau de phoqueur averti recherche… identique à un fromage d’alpage affiné avec amour, aussi logique qu’une trace fluide dans la poudre fraîche… bref, un ranz des vaches qui lui permettra de les entendre meugler dans toute de la Vallée de la Jogne.
Merci à Nicolas pour ce compte-rendu!
Sa 24 jan. 2026
Randonnée à ski région Kandersteg
Samedi 24 janvier : Unteres Tatelishore - 2498m
La météo du début de semaine est très incertaine, mais finalement notre cheffe de course nous donne le « ok to go » mercredi soir, pour notre plus grand bonheur.
Comme notre petite troupe de six randonneurs est un peu éparpillée, le rendez-vous de regroupement est fixé à la gare de Berne. Celui-ci s’effectuera toutefois à la gare de Kandersteg, puisqu’un participant ne se trouve pas dans la même rame — du même train cependant, ouf…
Le café traditionnel aura lieu au sommet du téléphérique de Sunnbüel avant d’entamer notre jolie balade. Une petite descente sur le chemin raquettes-piétons-ski de fond-ski de rando nous sert d’échauffement avant de rejoindre un grand plateau, où nous mettons les peaux sous l’œil attentif et curieux d’un gypaète barbu ! De là, nous apercevons déjà la croix de notre sommet du jour, le bien nommé Unteres Tatelishore !
La montée se fait tout en douceur, dans un joli vallon offrant de bonnes conditions de neige, ponctuée de quelques petites pauses boisson avant d’attaquer la dernière pente, tandis que nos yeux attentifs repèrent déjà la meilleure neige pour la descente. Le soleil nous accompagne, dans une température parfaite. Sommet atteint : vue grandiose et félicitations ! Nous méritons amplement une petite pause pique-nique, à quelques mètres en contrebas de la croix, bien à l’abri du vent.
La descente se déroule dans une neige poudreuse et agréable, parfois un peu plus dure, mais toujours facile. Retour sur le fameux plateau, avant de repeauter pour atteindre le Berghotel de Schwarenbach.
Petite pause à l’arrivée à Schwarenbach, puis micro-cours avalanche et recherche DVA sous la direction de notre cheffe de course. Chacun y va de ses avis et expériences, ce qui est toujours très utile et intéressant à partager.
Le vent et le froid commencent à mordre : il est temps de rejoindre le dortoir et de s’installer. Certains pensaient se reposer tranquillement avant l’apéro… que nenni ! La journée n’est pas finie (serait-ce une nouvelle directive du CAS La Neuveville 😉 ?) : stretching pour six dans les 3 m² de notre dortoir, les corps s’entrechocs un peu dans une bonne humeur communicative.
Finalement, un petit apéro suivi d’un repas copieux clôture cette magnifique journée, bien remplie.
Olivier
Dimanche 25 janvier : Rote Totz – 2847m
Le déjeuner est fixé à 7h30. Cela paraît bien tard pour ceux qui peinent à trouver un sommeil profond en « cabane » et qui piétinent depuis 6 heures du matin. Cela ne pose en revanche aucun problème à Simone, qui s’endort en 3 minutes et qu’il faut secouer 15 minutes avant de passer à table. Tout le monde est en pleine forme, souriant et d’attaque ; probablement les bienfaits de la séance de stretching de la veille au soir…
Contrairement à ce qui avait été annoncé, la météo est au beau fixe.
Vers 8h15, Nicole chausse une paire de skis inhabituellement légère pour elle et découvre que le bonheur est aussi possible à la montée (Walter, si tu nous lis, fais bien attention à ton compte bancaire).
Le but du jour est le sommet du Rote Totz, mais toutes les variantes pour l’atteindre puis rejoindre la vallée sont ouvertes. Finalement, Isa attaque directement dans la pente avec quelques conversions afin d’atteindre le pied des falaises. La suite est un magnifique cheminement sinueux qui nous conduit juste sous la face Est, plutôt imposante, du Rote Totz. Nous contournons le sommet par le sud et finissons l’ascension sur des pentes qui s’inclinent.
Au sommet, la tentation de tracer les pentes observées à la montée est trop forte et Isa nous convainc facilement de faire demi-tour. Il faut dire que les autres variantes sont plutôt longues et plates, ce qui serait un sacré calvaire pour Isa, qui a besoin d’un bon fartage sous ses lattes (Romain, si tu nous lis, …).
Les pentes sont assez larges pour que nous puissions tous faire nos traces dans une petite couche de neige fraîche et c’est avec une monstre banane que nous sommes de retour à la « cabane » du Schwarenbach. Le manque de neige à Kandersteg nous incite à reprendre la cabine à Sunnbüel pour retrouver la vallée.
Merci Isa pour l’organisation et la conduite parfaite de cette sortie, et merci à toute l’équipe — Simone, Nicole, Laudine et Olivier — pour votre super compagnie.
Antoine
Je 22 jan. 2026
Rando jeudiste Lauener Rothore 2275 m
Première sortie des jeudistes en rando de cette saison. Une belle participation mixte entre retraités-es et membres pouvant prendre congé le jeudi.
Assez long voyage jusqu’à Lauenen, café à l’hôtel Wildhorn où nous avons le plaisir de rencontrer plusieurs dames jeudistes présentes pour quelques randos dans le coin. On les invite bien sûr à nous rejoindre mais pour elle, notre programme est trop costaux
Nous voilà donc parti entre pâturage et forêt. Après 2/3 de course, on rencontre une athmosphère un peu plus austère : vent et nuage bas. Mais comme nous sommes chanceux, le soleil se dévoile quelque peu pour nous accompagner au sommet du Lauenerrothor à 2275m.
Retour par un autre itinéraire. Les débuts sont un peu difficile. La neige est dure et les sasturgis rendent les virages un peu plus technique. Heureusement plus bas c’est un peu mieux. Une pente assez raide nous attend à mi-descente. Plutôt sportif mais ça passe bien pour tout le monde.
Au retour en plaine, le chef de course avait prévenu : il faut marcher 1,5km sur la route pour rejoindre Lauenen. Les bus c’est seulement pour l’été. En blablatant ce petit supplément passe vite.
Pot final (merci Olivier) à l’hôtel du café du matin et c’est reparti pour les deux heures de route jusqu’à at home
Merci aux participants très au point au niveau technique et physique. Et un clin d’oeil à l’équipe de reconnaissance du jeudi précédent, quand même 7 personnes
Relive d’Alex https://www.relive.com/view/vPv41nER33O
Di 18 jan. 2026
Pra de Cray 2197 m
Nous sommes partis pour une magnifique randonnée alpine, encadrés par deux chefs de course au top. Un grand bravo à Barbara, qui a mené l’équipe avec brio : choix d’itinéraires judicieux, rythme maîtrisé et ambiance au beau fixe. Bref, du travail de pro 👌
La météo était clairement de notre côté ce jour-là : ciel complice, visibilité parfaite et motivation maximale. Dès le départ depuis Grandvillars, l’aventure a commencé… par un premier défi : le parquage des voitures 😜 Un échauffement inattendu, mais efficace.
Petite adaptation au programme : l’ascension a finalement démarré environ 400 mètres plus bas que prévu. Qu’à cela ne tienne ! Le parcours s’est révélé très beau et nous a conduits à revoir nos ambitions sommitales. Exit le sommet du Pra de Cray, mais cap maintenu vers le Col des Millets.
Et quelle récompense ! Arrivés au col, une vue magnifique s’est offerte à nous, de celles qui font oublier l’effort et justifient chaque pas (et chaque conversion). Sourires, photos et contemplation avant d’attaquer la descente.
Côté neige : plutôt agréable au début, puis plus carton sur la suite et la fin du parcours. Rien qui n’entame la bonne humeur du groupe : le plaisir était bien là, tout comme les sourires ❄️😌
De retour à nos fidèles carrosses, la sortie s’est conclue comme il se doit par un ravito de luxe à Espace Gourmand. Boisson bien méritée, détente et débriefing convivial pour clôturer cette belle journée.
Un immense merci à Barbara et Timon pour l’organisation impeccable. Une fois encore, le CAS de la Neuveville reste fidèle à ses valeurs : plaisir et partage garantis.
Merci à toute la fine équipe et vivement la prochaine aventure en montagne !
Ve 16 jan. 2026
Traversée Wirihorn -Hohniese-Frutigen (modifiée)
C’est un peu par hasard, que je me suis retrouvé chef de course en ce vendredi matin.
Après quelques changements de participants de dernières minutes et d’organisation de voitures nous nous retrouvons un peu avant 8:00 au restauroute de Münsingen. Tous les chemins mènent à la scierie de Chirel et c’est par deux itinéraires bis différents que nous nous retrouvons finalement sur le petit parc au fond de la vallée.
Par chance le bulletin d’avalanche est devenu plus favorable pour la région le matin même. Du coup confiants nous partons en direction de la crête W du Bündihore. Nous slalomons entre les mottes d’herbes puis plus haut entre les « escargots » de neige descendus il y a déjà probablement plusieurs jours. Nous rejoignons bientôt le dos de la crète d’abord en neige puis complètement soufflé et pelé. Skis sur le sac nous cheminons le long de cette croupe alors que le soleil se lève à l’horizon. Nous prenons rapidement de l’altitude et atteignons bientôt une partie un peu plus plate et plus enneigée. Un peu de traversée et de conversions techniques entre des rochers et nous arrivons au pied du sommet que nous gravissons à pied. Superbe belvédère complètement désert. Nous ne trainons pas car les nuages arrivent du sud et encerclent le soleil. Un pique-nique rapide car il commence à faire froid, le soleil ayant perdu la bataille et nous attaquons la descente par la grand face SW. Les skieuses et skieurs optimistes gardent leurs lunettes de soleil alors que les réalistes chaussent leur lunettes de brouillard.
Nous nous faufilons entre les taches de rochers et les endroits balayés par le vent et comme par magie découvrons de magnifiques pentes vierges et poudreuses. Après une traversée dans la forêt nous débouchons sur un couloir XXL poudreux-transformé qui nous amènent à 30° jusqu’au fond de la vallée et sans une trace. Comme quoi les courses du vendredi après une grande chute de neige permettent de trouver des espaces sauvages et non parcourus!
Le Bündihore était une belle découverte et merci à l’équipe de m’avoir suivi malgré le changement de CDC.
Ma 6 jan. 2026
Griesalp
C’est un groupe réduit à 60% de son effectif suite à des blessures qui se dirigea sous un ciel bleu en direction du Berner Oberland. Grâce à un enneigement circonspect, nous pûmes monter jusqu’à l’hôtel Griesalp en véhicule et y prendre un café bien mérité sans avoir encore chaussé nos lattes. Une fois équipés, c’est par un froid de canard digne des plus belles années de la Brévine, que les représentants du CAS La Neuveville s’élancèrent à l’assaut du Hohtürli. La première partie de la montée se déroula sans accros, puis, les pentes se raidiffièrent et une question existentielle de randonneur se posa : couteaux ou pas couteaux ? Souvent, se la poser constitue déjà la réponse. La descente s’effectua sur de la neige assez dur, et les fiers randonneurs purent expérimenter leur virage courts dans des conditions similaires à la piste de slalom de Kitzbühl. De retour à l’hôtel, ayant peu transpiré au vu des températures d’un nouvel âge glaciaire, nous avons trouvé opportun de faire quelques sessions de sauna afin d’attiser un désir de bière fraîche au fond de notre gosier. Le lendemain matin, bien que le HC Bienne ait lamentablement joué, nos randonneurs étaient au taquet pour s’attaquer au Sefinenfurgge. Les conditions de descente ont encore dépassés les attentes tant dans la qualité de la neige (on n’a pas eu de poudreuse mais on s’attendait à moins mieux) que la diversité de l’environnement.
Je 1 jan. 2026
MODIFIÉ.3 jours cabane Brunet / Grand Laget (3132)
7 participants
Jour 1 – Du Giétroz au Petit Capucin des Buttes (2'719m)
Rendez-vous au Giétroz, où quelques irréductibles fêtards finissent encore leur nuit en essayant de se souvenir de leur prénom. Pendant ce temps, nous, athlètes disciplinés, attaquons… un café. Un café qui s’éternise un peu et qui dure. Et redure. Et re-redure. Bref, la course commence sous le signe de la performance… digestive. Pas de programme de forçat pour cette première journée de l’année.
La montée à la cabane Brunet (2'103 m) se fait sur un cocktail improbable de neige glacée, de mottes d’herbe, de fausses traces et de rivière gelée, un peu comme si la montagne hésitait encore entre l’hiver et le printemps.
À la cabane, soupe et fromage nous remettent d’aplomb… et nous avalons cet accueil avec enthousiasme, peut-être un peu trop, car le confort du lieu nous retient plus longtemps que prévu. Résultat : on repart tard, très tard même et le Capucin se transforme en un modeste « Petit Capucin des Buttes », sans pommes de terres évidemment.
Dénivelé : 1200 m (mais avec style)
Jour 2 – La Pointe de Boveire, lointaine et capricieuse (3’212 m)
Objectif du jour : la Pointe de Boveire. C’est loin, très loin et le chemin se perd régulièrement dans un labyrinthe de vallons et de petites crêtes. Il joue à cache-cache avec nous. On monte, on descend, on remonte, on redescend… bref, un parcours pensé par quelqu’un qui déteste les lignes droites.
Le froid est mordant, et les 15 minutes de soleil offertes en milieu de journée sont accueillies comme une bénédiction, une sorte de pause digne d’un spa nordique. La dernière montée se fait dans du gros sel : on avance un peu, on recule beaucoup. Les conversions deviennent un sport de combat. Heureusement, la descente est un cadeau des dieux qui récompense tous les efforts : une poudreuse parfaite, exactement là où il le fallait.
Une petite remontée plus tard et un schuss final sur le chemin nous ramène à la cabane.
Dénivelé : 1400 m (dont 300 m de conversions existentielles)
Jour 3 – Le Grand Laget, jamais deux sans trois (3'133 m)
Aujourd’hui, Le Grand Laget. Déjà présenté au programme… et cette fois c’est la bonne. L’adage ne ment pas : jamais deux sans trois, surtout quand les deux premières fois étaient… disons… pédagogiques ! Le terrain accidenté du secteur commence enfin à nous être familier, et malgré la cramine, le soleil rend l’atmosphère presque agréable.
Grand ciel bleu, le tournesol brille, il fait bon frais et cela pique dans le nez. Une situation connue maintenant depuis plusieurs jours, on commence à s’habituer à l’idée que nos doigts de pieds sont désormais purement décoratifs. Isa, notre « trois poumons et demi », décide de régler ses comptes avec l’assiette de soupe du premier jour : elle s’offre un détour par cet irréductible et satané Capucin, toujours là, toujours tentant, mais sans sa trace. Le reste du groupe, plus pragmatique, juge ce crochet parfaitement inutile, la tradition est respectée.
Nous attaquons sans complexe mais avec les couteaux - davantage sur nos skis qu’entre nos dents - les dernières pentes du Grand Laget. Une montagne au caractère bien trempé dont l’arête sommitale, fine et aérienne comme un fil à couper le beurre, offre un petit frisson. Piolet ? Corde ? Campons surtout… et une variante toute trouvée par une mystérieuse face…. Félicitations, gros becs, zone de confort dépassée pour certains, simple balade de santé et digestive pour d’autres. L’ambiance est belle et la récompense l’est tout autant : une descente splendide dans une face vierge, rien que pour nous. Le luxe absolu.
Retour express par la cabane, puis les 800 derniers mètres de descente sur un chemin long, très long, ponctué de bitume. Les experts du chaussage-déchaussage entrent en scène : efficacité suisse, précision chirurgicale.
Pour éviter les bouchons du retour, nous terminons, en beauté ces trois jours de sueur, de rires… et de Capucin non gravi dans un restaurant à Martigny.
Une météo radieuse nous a accompagnés, du moins quand nous n’étions pas à l’ombre, gage de bonne neige aussi. Et le froid ? Assez froid, oui. Pas plus que moins 18°C.
Dénivelé, 1100m (Avec portage et rocher)
Sa 27 déc. 2025
3 jours ski randonnée Val d'Entremont
Samedi 27 décembre (et teaser pour dimanche et lundi)
Musique de Manau | La Tribu de Dana
Texte de Nicolas Moeschler ©
Refrain
Christine trace sa ligne, pas besoin d’horoscope,
Son œil de lynx nous guide, toujours affuté au top.
Du Grand Saint-Bernard aux foudres de l’enfer,
Elle trouve le filon, même quand le vent souffle à l’envers.
Pas de cierges allumés, pour chanter une mélodie,
A chacune de ses sorties, on découvre le paradis.
Couplet 1
Christine fait de la peau, une vraie pro bien rôdée,
L’apéro avant la cuisine, ça on peut l’attester.
Elle lit la montagne comme un livre ouvert,
Boussole en main, carte en tête, elle sait faire.
Pour la poudreuse, elle nous rend tous heureux,
Pour faire la noce, pas besoin d’être nombreux.
Mme Soleil peut parler, Dr Ruth peut prédire,
Mais son cœur à elle, c’est lui qui sait conduire.
Couplet 2
Trop facile pour elle, le Mont de Menouve,
Même sous le ciel bleu, le chemin elle le trouve.
Dans les couloirs, skis sur l’épaule pour le fun,
Dans les conversions, c’est là qu’elle impressionne.
Résonne son clic clac du talon, style impeccable,
L’équipe du CAS le sait, elle est remarquable.
Dans ses godasses, sur ses lattes, elle est à sa place,
Toujours prête à innover, personne la remplace.
Couplet 3
De l’Hospice sur la frontière, à la Tête de Fonteinte,
Elle mène la troupe, jamais une plainte.
Au couloir du téléphone, jamais elle ne s’affole,
Elle bascule et disparaît, le lagopède s’envole.
Et le lendemain, sur Les Dents du Grand Lé,
La montée est pliée, la victoire est gravée.
Le vent applaudit, les corbeaux sont médusés,
Même les gypaètes implorent un selfie bien cadré.
Dimanche 28 décembre
En déjeunant ce dimanche matin je ne pouvais pas imaginer qu'une journée qui commencait avec un goût de café lyophilisé bon marché pouvait tourner plus mal, la suite me prouva que je me trompais ...
une ascension au col du gd st bernard qui se déroule aussi sûrement que celle des 200 autres personnes qui y montent ce matin là.
prenons un bol de thé au mythique hospice du gd st bernard, bien connu pour ses braves chiens sauveurs de vies et les fameux chanoines. J'étais tenté d'en remettre une couche sur les abuseurs, mon brouillon contenait même déjà tout un paragraphe, mais finalement je vais m'abstenir. La tisane était très bonne et les toilettes très propres.
De là, nous glissons sur le versant italien pour attaquer notre remontée au col de fenêtre d'en haut. Christine, en cheffe de course éclairée, laisse a chacun le soin de choisir sa progression. Certains profitent du soleil, d'autres se mesurent le pouls, mais tout le monde profite de ces conditions magnifiques. Nous picniquons sur la Tête de Fonteinte, il n'y a pas un soufle de vent et la vue porte aussi loin que l'horizon, on s'éterniserait volontiers. Un petit col sans nom à l'est nous sépare encore de la dernière descente, ici aussi chacun choisi son style : soit la montée frontale les skis dans le dos, soit un ballet de courtes conversions dans une pente à 40%. Nous nous rassemblons au col et profitons de cette dernière terrasse ensoleillée. Tout se passait si onctueusement bien que personne ne se doutait alors que (coche la bonne suite, plusieurs choix possibles) :
1. la journée allait bientôt tourner au drame
2. le participant JLP* allait bientôt skier plus léger (*nom connu de la rédaction)
3. une situation cocasse que le rédacteur connait bien allait bientôt se répéter
4. Quelqu'un allait bientôt se tâter les poches en disant "merde"
5. Le natel de Jean-Luc finirait dans la poudreuse à un point situé entre 2812 et 2630m d'altitude.
Hélas la zone de recherche est bien trop vaste et le jour décline. Nous décidons de ne pas remonter et de tenter notre chance en faisant sonner le téléphone dans l'espoir qu'un skieur l'entendrait en descendant du col. Sans succès. La nuit tombe vite en cette fin décembre et nous slalomons en trombe entre les rochers jusqu'à la voiture.
A l'hôtel du Crêt, ce sont les traditionnelles panach' "Clara" au pamplemousse qui nous attendent ... sauf pour JLP qui se met au travail pour traquer son téléphone à l'aide de l'ordinateur de Christine. La recherche se poursuit jusqu'au souper quand la bonne nouvelle tombe : "j'ai un point GPS !"
Lundi 29 décembre
L’idée de base de la journée est de monter en direction des Dents du Grand Lé, de redescendre de quelques centaines de mètres côté nord, puis de remonter à la «Pointe de Tenou», avant de s’offrir une belle descente au départ côté sud jusqu’à la place de parc de Bourg-Saint-Bernard (1150 m D+).
Comme ces deux derniers jours, le ciel est d’un grand bleu et la température plutôt clémente pour la saison ; bref, des conditions météorologiques excellentes pour le ski de randonnée.
Nous laissons les véhicules au parking de Bourg-Saint-Bernard (1 920 m) et, après avoir effectué le DVA check, nous suivons la route enneigée du col du Grand-Saint-Bernard. Vers 2 000 m, nous quittons la route pour longer le «Torrent de Drône».
A environs 2 250 m, séparation du groupe en 2:
Alain, François et moi-même partons en direction du col situé au nord-ouest de la «Pointe de Drône», dans l’espoir de retrouver mon téléphone portable bêtement perdu la veille et localisé vers le haut du col, aux environs de 1 800 m.
La montée se fait sans trop de difficulté, dans une pente pouvant atteindre 35°, bien tracée par Alain. Le portable est retrouvé à moitié enneigé après quelques minutes près du col, grâce à la localisation et au fait que la batterie n’était pas encore vide. Un grand soulagement pour moi, et un grand merci à Alain et François.
Alain contacte aussitôt l’autre groupe afin que nous puissions nous retrouver plus tard et éventuellement descendre la «Pointe de Tenou» ensemble.
Depuis le col, nous longeons la corniche en direction de la Pointe des Trois Lacs. À mi-chemin, nous descendons quelque peu afin de nous placer au soleil, à l’abri du vent pour faire une pause bien méritée et manger notre pique-nique.
Nous nous offrons ensuite une belle descente nord-est dans de la bonne neige, avant de remonter en direction de la «Pointe de Tenou», où nous avions prévu de rejoindre l’autre groupe.
Pendant ce temps-là, le 2ème groupe, composé de 9 personnes et guidé par Christine et Gilles, part en direction du nord-ouest vers les «Dents du Grand Lé». Comme j’ai pu le comprendre, la pente atteint jusqu’à 35° et le dernier passage avant le sommet est quelque peu technique, mais tout se passe bien.
Après avoir mangé le pique-nique au sommet, l’équipe renonce à une descente côté nord, les conditions de neige n’étant pas assez bonnes.
Ils descendent donc côté sud dans une neige difficile à skier, en partie glacée, cartonnée ou lourde, et nous rejoignent vers les 14 heures au pied de la «Pointe de Tenou», à environs 2 600 m d’altitude.
Étant donné les conditions de ski peu optimales côté sud et la fatigue accumulée pendant les trois jours, il est décidé de directement redescendre en direction du parking. Malgré le manque de neige, la descente se fait sans trop de casse; il faut juste parfois bien viser entre les cailloux.
Vers 15 h, nous retournons en véhicule à l’hôtel du Crêt à Bourg-Saint-Pierre et prenons un dernier verre ensemble. Après quoi, nous regagnons la région sur une autoroute bien chargée (enfin, pour ceux qui ne sont pas restés en Valais ou rentrés en train).
Pour ma part, je garderai un très bon souvenir de cette sortie de trois jours en compagnie d’une belle équipe bien motivée (Christine, Ariane, Anne, Valérie, Céline, Gilles, Nicolas, Alain, Urs, François et Olivier), et je suis vraiment très content d’avoir pu retrouver mon portable.
MERCI infiniment aux rédacteurs – que dis-je, aux poètes, Nico, Alain et Jean-Luc, auteurs des vers et proses ci-dessus.
Un immense MERCI aussi à Gilles, mon adjoint deluxe, pour son aide précieuse, et à toute l’équipe pour votre magnifique énergie.
Que du bonheur de partager ces 3 jours en montagne avec vous !
Christine
Sa 20 déc. 2025
course modifiée - col de la Chenau (2308 m)
Le point de rendez-vous s'est fait de bonne heure dans le brouillard hivernal entre Ins et Sugiez afin d'optimiser le covoiturage. Les 6 participants et les 2 chefs de course (Barbara et Timon) se sont retrouvés ensuite au col des Mosses pour un café/croissant avant le départ. Le temps est légèrement ensoleillé en cette matinée de décembre mais la progression en direction du col de la Cheneau se fera sur une face nord, ombragée mais enneigée.
Une rapide pause à mi-parcours au bord du lac Lioson a permis de reprendre quelques forces pour affronter un beau couloir recouvert de neige par endroit gelée. Les couteaux auront été nécessaire pour parvenir à se hisser jusqu'au col et admirer la vue sur Les Diablerets et les Dents du Midi en arrière plan. Après une descente raide mais sans difficulté majeure, le groupe a pris son pique-nique au bord du lac Lioson puis s'est décidé pour une deuxième montée en direction du col .....d'une durée de 45 mn. Alors que le ciel se couvrait progressivement, le groupe a entamé sa descente finale en direction du col des Mosses. Paysages et pentes variées auront ponctué l'épilogue de cette remarquable course hivernale.
Ve 19 déc. 2025
Freeride, Freerando et FreeSpa à St-Luc
Départ très matinal pour la majorité des sportifs, en train.
Rendez-vous à 5h23 en gare de Bienne ou à 5h09 en gare de Marin. Tout le matériel est soigneusement rangé dans les sacs, skis sur le dos… certains ont même déjà les chaussures aux pieds. L’ambiance est motivée malgré l’heure matinale.
A 8h30, le groupe est complet à l’Hôtel Cervin à Saint-Luc.
Les sacs sont déposés, place à la première journée de ski.
Vendredi- Freeride
Mise en jambe sur le domaine de Saint-Luc, avec peu de monde sur les pistes et une neige superbe. Reconnaissance de l’itinéraire prévu pour la sortie du samedi. Le niveau de ski du groupe est excellent, et le moustique trouve toujours le bon moment pour s’accorder une pause 😉. Pique-nique sur les cailloux en face de la couronne royale, voire même impériale,
Retour à l’hôtel en fin de journée :
Au petit Salon, c’est la fête, un apéritif, accompagné de trois très bons vins est généreusement offert par le fêté de l’étape soit Loris. Puis bain dans la piscine à bulles et moment de détente au wellness, offert généreusement par l’hôtel à toute l’équipe fêter notre plus jeune cdc.
Souper au réfectoire avec dégustation de vins, dont un Nez Noir qui a particulièrement enchanté le groupe.
Samedi- Bella Tola (3025m)
Rdv à 9h au funiculaire, on y retrouve David, le local de l’équipe. Montées en rm jusqu’au Col des Ombrinztes. Descente Rock & Roll pour rejoindre le plateau de Roua où nous collons nos peaux. Montée au sommet par la piste de ski, fermée mais juste grossièrement damée. Sommet puis descente en face N vierge, sur les restes du Glacier de Bella Tola. Belle descente dans une neige poudreuse mais assez compacte.
Un groupe rejoint le domaine de Chandolin par l’Illpass tandis que l’autre passe par l’Illhorn.
Apéritif bien mérité à l’arrivée 🍷
Puis découverte d’un magnifique marché de Noël, avec des produits de la région et surtout l’inoubliable concours du plus beau pull de Noël
Souper à la brasserie de l’hôtel, qui se prolonge tard dans la soirée pour certains… les discussions et la bonne humeur étaient au rendez-vous.
Dimanche – Pointe de Tourtemagne(3082m)
Après une longue traversée d’approche à flanc de coteau, nous avons pu mettre les peaux en direction de l’hôtel Weisshorn. Le rythme était posé, les jambes encore fraîches, et l’envie de profiter de cette journée en montagne bien présente. Très vite, nous avons quitté les sentiers battus pour contourner le Toûno, un secteur où quelques couloirs avaient été envisagés. Mais face au manque évident de neige, la raison l’a emporté : cap sur la Pointe de Tourtemagne à 3082m, un objectif plus réaliste dans les conditions du jour.
La montée s’est révélée plaisante, les conversions se sont enchaînées, nombreuses et parfois délicates, sur une trace où la neige se faisait rare. Les cailloux affleurant sous les skis nous rappelaient à chaque pas que l’hiver n’avait pas encore vraiment pris ses quartiers et que nos semelles pourraient en souffrir. La météo, elle, jouait avec notre espoir de poudreuse : un soleil timide, souvent masqué, et un léger jour blanc qui rendait la lecture du terrain incertaine.
L’approche finale s’est faite à pieds, des trous entre les cailloux, une trace peu stable, un rocher glissant à franchir avec prudence, et nous voilà au sommet. Pas de panorama éclatant, Weisshorn, Dent Blanche, Weissmies, Dom et tutti quanti… mais la satisfaction d’y être ensemble, il fallait y croire et belle médaille pour Gilles.
La descente a été une véritable récompense. Grâce à notre chef œil de lynx et son adjoint du jour, ils nous ont déniché un itinéraire improbable, zigzaguant d’une langue de neige à l’autre. Et soudain, la magie : près de 600 mètres de poudreuse, vierge de toute trace, un petit délire de glisse inattendu dans un décor pourtant avare en neige. Le genre de moment qui justifie toutes les montées aussi pénibles ou belles soient-elles.
La fin de la descente s’est faite sur la piste, avec quelques essais de ski en pente très raide sur les tas formés par les canons à neige - exercice aussi courageux, ludique qu’athlétique.
Et comme si la montagne voulait nous féliciter, nous avons trouvé au Prilet un gîte ouvert pour nous réchauffer, puis une navette de bus surgie de nulle part pour nous ramener au Cervin, hôtel de son prénom. Une journée magnifique où tout s’est parfaitement enchaîné.
Bref, un sommet, un portage, une boucle complète… tous les ingrédients d’une course réussie… une journée où la neige manquait, mais sûrement pas les aventures. Et si la montagne nous a fait travailler les cuisses, au moins elle nous a épargné les bouchons du retour… comme quoi, parfois, le vrai luxe en ski de rando, c’est juste de rentrer sans devoir faire la queue quelque part.
Pour ceux qui ne prolongeaient pas le séjour en Valais, retour sans histoire en train, avec encore un ptit apéro sur le quai à Viège.
Bravo à tous, et merci pour ces 3 jours au soleil, dans la neige, l’eau et la vapeur du val d’Anniviers.
Gilles et les rédacteurs ar et nm.
Sa 13 déc. 2025
Beau temps belle neige
text
Sa 29 nov. 2025
Trail de 7 lieues
Trail de sept lieues – balisage et sécurité par les membres de la section
Et sur la vidéo courte
https://youtu.be/yI86HFcyE4s
Di 19 oct. 2025
Sortie Spéléo
Notre section a la chance de pouvoir compter sur quelques spécialistes de cette discipline, cousine de nos activités standards. Après les verticales du creux d’Entier en 2023, la grotte aquatique de Milandre en en 2024, notre section vous proposait une sortie plus soft, la grotte locale du Taubenloch.
Pas de difficultés majeures pour cheminer dans ces méandres de la plus grande grotte régionale en regard du développement (longueur de la grotte). Toutefois il faut parfois se mettre en quatre dans certains passages et un puit agrémente la progression. Cette dernière est possible jusqu’à mi-distance, endroit où la suite de la progression nécessiterait le pompage d’un gourd ou de solides capacités de plongée en apnée.
Beau succcès puisque 16 personnes ont pu, pour certains découvrir ou d’autres redécouvrir, ce trésor naturel régional. L’encadrement XXL a permis aux participants de profiter de la visite en toute sécurité et sérénité. Sabrina, la spécialiste spéléo de la section, François, auteur principal de l’inventaire spéléogique des grottes du Jura bernois (1) pour lequel cette grotte est sa seconde maison, Laure du Spéléo Club Jura et Alex un autre spécialite de la discipline de notre section nous ont conduit parfaitement a travers les méandres de la grotte du Taubenloch.
A la sortie de la grotte, pic-nic obligatoire à deux pas de l’entrée de la grotte puis pour ceux qui avait encore un peu de temps, déplacement pour visiter une dalle (externe) que notre spécialiste de l’équipement François envisage d’équiper prochainement (5b à 6a).
Bravo et merci aux participants pour la participation et merci particuliers aux quatre guides de cette belle sortie souterraine d’automne
(1) cette ouvrage est disponible sous ce lien
Inventaire spéléologique de la Suisse, tome 6 Jura bernois
Sa 13 sept. 2025
Via Ferrata du Gantrisch
Malgré la fête du vin une récalcitrante s’engage pour la via ferrata du Gantrisch, initialement prévue au Tälli. Départ à 8:30.
Le chemin jusqu’au Gurnigel est un peu chamboulée par une course de voiture avec un gros détour à la clef. Du coup c’est deux heures qu'il faut pour se rendre à notre parking au pied du Gantrisch.
Après une demi-heure de marche d'approche, nous attaquons enfin la via.
Plutôt verticale incluant quelques surplombs et des échelles. Une heure et demie de progression nous permet d’atteindre le sommet.
Mais ce n’est pas la fin de notre périple, la descente sur le sentier se révèle presqu'aussi difficile que la montée et ce pendant une bonne heure si pas plus. On arrive quand même en bas. Après avoir rejoint notre voiture, le dernier challenge, trouver le bon chemin pour la maison car la course n’est pas encore terminée.
A force de persévérance, on y est arrivé!
Je 11 sept. 2025
Gehrihorn Rando
Après quelques jours d’ésitation en raison de météo changrante ,je confirme la sortie aux 4 courageux-ses clubiste et une invitée. Arrêt obligatoire pour le café matinal au “ Bären
à Kienthal où on débarque en pleine rénovation de la salle a passer commande en anglais. Le télésiège ne fonctionnant pas, nous sommes montés en voiture au point de départ.
Une fois équipés nous avons entammé la montée (bien soutenue) jusqu’au sommet le Gehrihorn dans le brouillard ce qui nous empèches d’admirer la vue.Tout le monde en forme
je décide de faire la grande boucle, c-à-d longer la crêtze du Giesegrat jusqu’a Sattelhore. Les premiers mêtres de la descente sont r0ck en roll , et j’ai recours au GPS por sortir du
prerrier jusqu’au chemin. Toujours dans le brouillard pour le pic-nique nous nous attardons pas.Merci à toute l’équipe pour sont indulgence.
Di 7 sept. 2025
Gurnigelwald-Gürbe VTT - remplacé par Pilouvi
Que trois inscrits et que de la famille du chef de course pour cette rando VTT dans le Gäntrisch. Dommage bien sûr car ce tour est magnifique, il a été fait en reconnaissance par le responsable. Devant la proposition d’Alex de faire la descente des Pilouvis ce jour-là, pas d’hésitation. Les trois inscrits du VTT switchent leurs shorty contre la néoprène et c’est parti mon kiki.
Tout d’abord c’est une question d’organisation : une voiture en bas à l’arrivée, une en haut et qu’est-ce que je dépose dans chacune d’entre elle ? Voiture du haut parquée au bord de la route “Sur les Mayes”. Les autobilistes sont étonnés de voir ces magnifiques sportives et sportifs en petite tenue. Heureusement, aucun accident n’est à déplorer.
On entame la descente du ruisseau : rappels, natation en eau froide, marche sur des cailloux glissants, passage dans des étroitures infâmes sans le fonds. Alors qu’on pensait bien le connaître, on est tous bien étonné de découvrir le Ruz de Vaux sous ces aspects magnifiques et aussi parfois un poil stressant il faut bien l’avouer.
Pas loin de 4h de progression plus tard, le groupe peut retirer ses néoprènes et profiter des derniers rayons de soleil sur le pont de Vaux.
Encore mille mercis à Alex de nous avoir emmené dans cette aventure originale à deux pas de nos doux foyers
Et bravo à l’équipe : Claudia, Charlène, Sabine, et votre serviteur
Richard
Sa 30 août 2025
Visite Cabane section amie Turtmannhütte
Cette sortie s’inscrivait dans le cadre de l’intiative de votre président de visiter les cabanes des sections amies. Après Susanfe (Yverdon), Binntal (Delémont), Monte Leono (Sommartel), c’était le tour de la cabane de Tourtemagne du CAS Prévotoise. Deux membres de l’équipe se sont déplacés en Haut Valais le vendredi déjà pour une nuit à la Topalihütte avec l’idée de rejoindre le groupe en passant par le Barrhorn, La météo n’étant pas trop favorable, ils se sont “contentés” de passer le Schöllijoch pour rejoindre la cabane de Tourtemagne vers les midis.
Les cinq membres du groupe se déplaçant le samedi se sont rassemblés samedi matin dans la Mitsu “présidentielle”. Après un long trajet, la voiture est parquée au bout de la route du côté de Gruben. Deux petites heures de marche et c’est déjà la cabane. Sachant que de nombreuses voies d’escalade de tout niveau sont situés aux alentours de la Cabane, il y a tout le temps pour s’y rendre et y faire quelques voies. Bravo en particulier à Sylvie et à son fils Gilles qui effectuent leurs premières (et sûrement pas dernières) voies en escalade. Malheureusement la seconde corde est restée dans la voiture, si bien que l’attente de “son tour” est un peu longuette. Pas grave on ne se prive pas de jouir d’un paysage exceptionnel sur le glacier de Tourtemagne.
Juste à l’heure pour l’apéro et le repas. Des pontes des propriétaires du lieu sont présents. Dont le président Yves Diacon, une éminence grise de la montagne Philippe Gostelli plus quelques vieilles connaissances. Echange de bons plans.
Nuitée aussi bonne qu’elle puisse être en cabane et le groupe se présente au dernier horaire du déjeuner. Il est trop tôt pour redescendre directement. Retour dans les voies d’escalade pour un groupe et en approche du glacier pour l’autre. Sur le chemin du retour, arrêt midi au pied d’une jolie dalle d’escalade, à la hauteur du Turtmannsee. On remet la corde sur cette fois-ci un rocher bien chauffé par le soleil. On oublie pas de jeter un oeil du côté du Bishorn où des colonnes d’alpiniste semblent prennent leurs pieds.
Encore merci et bravo à toute l’équipe : Oz et Charlène venu de la Tourtemagne, Tom qui effectuait sa seconde sortie avec le CAS après la Binntal. Gilles pour sa première et on pense pas dernière course avec le CAS et coiffé de sa casquette “Gilles (de) Saint-Louis”, Sylvie qui faisait ses débuts en varappe et les anciens Sabine et votre serviteur qui enchaînaient les sorties en montagne après la Gelten la semaine précédente.
A retenir pour conclure : les sites d’escalade autour (pas tout à fait quand même) de la cabane sont exceptionnels. secteurs de gneiss, de calcaire, de marbre et de serpentine. Le topo vendu à la cabane présente 16 secteurs chacun de 10 à 30 voies dans toutes les difficultés. Attention quand même à l’interprétations des cotations. Le rocher est polissé par les glaciers et 5a n’est pas le 5a de Grip. Sapristi
Richard
Sa 23 août 2025
Course inter-générationnelle
Et voilà, notre course intergénérationnelle est déjà derrière, plus que de beaux souvenirs en tête.
Samedi 23 août, les gens, 45 participants, se sont déplacés vers leur lieu de départ:
Lauenen pour les randonneurs qui ont fait l'arête du Wispile ainsi qu’une partie des randonneurs qui sont rentrés par le long parcours. Les autres directement au lac de Lauenen, avec des heures de départ qui différèraient en fonction des activités.
Les grimpeurs sont montés au plus court et ont fait de l’escalade déjà l’après-midi.
Les alpinistes sont partis les derniers, en début d'après-midi pour arriver en fin de journée.
Tous les groupes se sont retrouvés à la cabane Gelten, sans encombre majeure, pour un copieux apéritif offert par la section et préparé par l'équipe de la cabane. Merci à l'équipe de service.
L’apéritif a été suivi par le souper. Mais avant d’entamer ce souper, un petit discours de notre bien aimé président s'est imposé. Pas bien long et personne n’est mort de faim, heureusement.
Après le souper, organisation de la journée du lendemain et soirée détente, discussions, rigolades et parties de jass.
Le dimanche, les alpinistes sont partis aux aurores pour leur ascension au Geltenhorn, dont ils atteignirent le sommet à 10h, puis ont entamé leur descente pour arriver à Lauenensee vers 15:30
Les grimpeurs et les randonneurs sont partis un peu plus tard, pas de stress, déjeuner vers 7:30…
Les grimpeurs ont passé une deuxième journée à escalader les parois aux alentours de la cabane, tandis que les randonneurs se sont, eux, rendus par divers chemins vers Lauenen ou Lauenensee.
Tout le monde était finalement de retour en bas sain et sauf vers 17h puis, en route vers leurs domiciles.
Merci à tous les 45 participants, dont 6 ados, et félicitations à tous.
A une prochaine fois...
Sa 12 juil. 2025
Via ferrata de la Tour d'Ai 2331 m
Mini compte rendu – Via Ferrata de la Tour d’Aï (K4)
Départ au milieu de la nuit à 7h30, 7 motivés dans les voitures, direction autoroute de Gruyère pour récupérer une 8 ieme, puis direction Leysin.
Petit café en attendant l’ouverture des installations.
Montée tranquille en télésiège au lac d’Aï (1888 m), et hop, grimpette jusqu’au col de la Chaux de Mont (2206 m).
La via ferrata K4 !
Ou Via Bla-bla pour certains.
Parfait pour relancer la saison : un peu de sueur, beaucoup de rires, et quelques frissons bien placés. Mention spéciale aux grimaces dans les passages un peu raides !
Valérie-Mureille- ou Samantha dixit Olaf
Au sommet, pause bien méritée : saucisse sèche, fromage frais, et l’œil de Perdrix bu direct au goulot
Chacun en mode sieste dans l’herbe avec vue XXL sur le Léman et les Alpes.
Descente d’une heure et demie jusqu’au télésiège dans la bonne ambiance!
Trois sages sont redescendus en siège, les autres à pied – encore assez vaillants pour rigoler.
Merci à tous pour la bonne humeur et la sympathique ambiance.
Prochaine via le 13 septembre Tälli!
Anick
Je 10 juil. 2025
Le Mont Rose et ses 4000
CAS La Neuveville & CAS Chasseral sortie du 9 au 12 juillet 2025
MONT ROSE :
6 SOMMETS,
15 JOYEUX-SES CRAMPONNÉ-E-S,
0 PIED DANS LE TROU (OU PRESQUE)
Si on devait résumer cette sortie en trois souvenirs ? Des sommets magiques, une météo de rêve, et une équipe qu’on suivrait jusqu’au bout du glacier…ou du buffet italien. Mais pour être honnête, ce serait un crime de s’arrêter là, tant cette aventure dans le massif du Mont Rose fut exceptionnelle à tous points de vue.
Mercredi 9 juillet – En route vers l’Italie, et vers les calories.
Après un départ échelonné dans plusieurs véhicules, les participant-e-s des sections de La Neuveville et du Chasseral se retrouvent au Col du Grand St Bernard pour un petit café de retrouvailles — moment sacré où l'on se reconnaît entre amoureux-ses des montagnes et amateurs-trices de bon espresso.
Puis direction Gressoney-la-Trinité, dans la belle Valle di Gressoney, où nous sommes chaleureusement accueillis par Alberto, le patron haut en couleur de l’Hôtel Résidence Valverde. Buffet italien à tomber, primi, secondi, dolci, vino et veni vidi vici… un accueil digne d’un sommet gastronomique. Si tous les refuges alpins ressemblaient à ça, on aurait bien du mal à redescendre.
Jeudi 10 juillet – Premiers pas, premiers 4'000.
Tôt le matin, nous empruntons les premières cabines jusqu’au Galcier d’Indren, puis courte montée jusqu’à la Cabane Mantova (3470 m). Affaires posées, sacs allégés, motivation au sommet, nous partons pour notre premier objectif : la Pyramide Vincent (4215 m), suivie du Balmenhorn (4167 m). Deux sommets pour se mettre en jambes, avec une météo parfaite et une neige de carte postale.
De retour à la cabane, nous profitons d’une vue grandiose, d’un souper délicieux et d’un accueil chaleureux des gardien-ne-s – dont l’un, sosie convaincant de Wolverine, a sans doute aussi un super-pouvoir : faire sourire les alpinistes fatigué-e-s.
La nuit ? Alors que notre cheffe de course s’attendait à de petites chambres tranquilles (et il y en avait !), c’est au dortoir géant que nous avons du élire domicile. Certains diront qu’il y avait 40 lits, d’autres « à n’en plus finir » – personne n’a osé compter, mais tout le monde a trouvé sa place dans une belle ambiance de colonie alpine à 3500 m, avec en prime, des toilettes situées 3 étages plus bas. Mention spéciale aux portes des WC turcs, conçues pour les funambules : elles s’ouvrent vers l’intérieur, en direction du trou, où personne n’a finalement avoué y avoir mis le pied. Un casse-tête architectural qui nous aura en tout cas bien fait rire.
Vendredi 11 juillet – La journée des 3 sommets et des grandes émotions
Réveil vers 3h30 (oui, c’est légal), petit-déj et départ à 4h30. Direction la Ludwigshöhe (4341 m) avec quelques passages proches de crevasses pas trop méchantes, juste de quoi éveiller notre fascination. Il est temps d’éteindre nos frontales avec un lever de soleil aux nuances magiques, du bleu profond au violet-rose, tandis que l’ombre majestueuse de la Pyramide Vincent s’étire doucement sur les massifs du Val d’Aoste, pendant que la lune, fatiguée, se couche lentement derrière le Grand Paradis. Dès ce moment, deux itinéraires se dessinent : certains attaquent la crêteélancée de la Parrotspitze (4436 m) – passage aérien, exaltant et grandiose – pendant que d’autres optent pour la voie basse sur le haut du Grenzgletscher, tout aussi respectable, mais un peu moins verticale. Les cordées du Parrot poursuivent en direction de la Pointe Gnifetti (4554 m), sur laquelle trône la célèbre Cabane Margherita, plus haut refuge gardienné d’Europe. Petite euphorie collective au sommet : entre la beauté du panorama et les effets de l’altitude, on oscille entre contemplation et manque d’oxygène. Retour ensuite à la Mantova où tout le monde se réunit pour redescendre dans la vallée (un poil prématuré mais assumé) et surtout pour retrouver... Alberto, notre hôte préféré. Il nous avait manqué, surtout ses plats toujours autant délicieux.
Samedi 12 juillet – Un dernier sommet, comme une dernière grimpette.
Une montée aux aurores pour atteindre notre 6e sommet : la Punta Giordani (4046 m). L’ascension est directe, presque didactique : on monte, on souffle, on grimpe un petit ressaut rocheux, on crie "Youhou", et on redescend… en courant sur la neige ramollie, avec stylebien sûr ! Un final en beauté avec un pique-nique gourmet au pied du glacier, entre fromages affinées et tartines gourmandes de parfait. De retour dans la vallée, nous savourons un dernier verre en groupe, offert par Michel, notre chef de course du CAS Chasseral, qui n’a malheureusement pas pu se joindre à nous après une rencontre canine malheureuse. Qu’il se rassure, il était avec nous par la pensée - et surtout par le verre du dernier jour, et la raclette post-sortie qu’il a organisée chez lui (tous n’ont pas pu venir, mais les absents ont eu tort).
Dimanche 13 juillet (hors sortie) – Les corps fatigués, les cœurs remplis.
Jour de mélancolie, de lessives et de "scrollage" nostalgique sur les photos. Des étoiles plein les yeux et la tête encore un peu là-haut, entre les sommets et les séracs de ce magnifique massif du Mont Rose. Un grand merci à Caroline, notre cheffe de course aussi compétente que détendue. Merci aussi à tous les participant-e-s : Jérémie, Evelyne, Olivier, Morgane, Alexandre, Vincent, Mary-Line, Christine, Leïla, Rocco, Cathie, Sandrine, Laurène et Oz, pour leur bonne humeur, leur motivation et leur énergie. Une sortie inoubliable qui restera gravée dans les mollets et dans les mémoires.
Oz
Merci Oz pour ce rapport de course dans lequel aucun détail n’a été omis. Un tout grand merci aussi à mes 3 premiers de cordée,Christine, Jérémie et Olivier, pour leur soutien et sans qui cette magnifique aventure n’aurait pu se dérouler.
Encore bravo à tous et vivement la prochaine.
Caroline
Me 9 juil. 2025
Sigriswiler Rothorn avec Schafsloch
Pas de Sigriswiler Rothorn, terrain trop détrempé. Mais nous n’avons pas chômé pour autant! Eggenschwand (Kandersteg) – Waldhaus – Gurnigel – Arvenseeli – Eggenschwand, une variante qui nous a permis de comptabiliser env. 880 m de dénivelé, de nous désaltérer et d’acheter du fromage à Spittelmatte et de pique-niquer au bord de l’eau.
Nous n’avons pas trop regretté la course prévue initialement ! Une Kander tumultueuse ainsi que les Arvenseeli bien alimentés grâce aux fortes pluies de lundi et mardi nous ont fait oublier le Schafsloch! Et de toute manière, cela n’est que partie remise (automne 2025 ou programme 2026)!
Sa 28 juin 2025
Course modifié: Mont Blanc de Cheilon
2 courageux membres se sont lancés au casse-pipe pour ma première course en tant que chef de course été!
Nous nous retrouvons à la gare de Sion pour monter dans le bus qui file en direction du barrage de la Grand Dixcence. Arrivé au pied du barrage, nous empruntons le téléphérique qui nous permet de gagné les premier 400 m de dénivellé du week-end en vitesse express. La montée jusqu’à la cabane de Dix se déroule tranquillement sous le cagnard de ce mois juin… Cabane que nous gagnons aux environ de 15h. Tarte, bière, sieste, miam, dodo; voilà le reste du programme de la journée pour prendre des forces pour le lendemain.
Diane à 2h45, le petit-déjeuner est englouti silencieusement et c’est à la lueur des frontales nous entammons la montée jusqu’au col du Cheilon. De là, nous nous engagons sur l’arête N-W du qui nécessite quelque passage grimpant que tout le monde négocie sans encombre. Nous traversons le glacier pour gagner le début de l’arête sommitale. Après quelques croisement avec d’autres cordées plus rapides, nous gagnons le sommet du Mont Blanc de Cheilon. Nous profitons de la vue (Cervin, Dent Blanche et j’en passe...).
Nous entamons la redescente par la voie hivernale afin de gagné un peu du temps. La neige se ramoli nous nous enfonçons, mais les glissades contrôlées nous permettent de regagner le col du Cheilon en moins de 2h. Un crochet par la cabane pour reprendre des forces, puis nous nous mettons en marche direction Arolla, à nouveau sous le cagnard. La remontée au col de Riedmatten nous fait transpirer (hé oui les échelles du Pas de Chèvre sont infranchissables en raison du retrait du glacier). La descente sur Arolla se termine au pas de course afin de ne pas rater le Car Postal pour nous ramener au bercail.
Un grand BRAVO merci à Mary-Line et Raphaël pour leur bonne humeur et persévérence (le chrono de la sortie indiquait 12h à l’arrivé d’Arolla)!!
Sa 21 juin 2025
Strahlegghorn (3461)
On pourrait résumer le week-end ainsi :
- Les courses avec Laurent sont géniales. Point final.
Je ne résiste toutefois pas à ajouter quelques anecdotes à ce bref rapport.
Les préparatifs de course commencent mal. Plusieurs désistements du côté de la gente masculine et notre chef de course, qui souffre de maux d’estomac, ne peut pas s’alimenter correctement quelques jours avant la course.
Samedi matin, c’est donc un Laurent encore amaigri qui espère trouver les forces nécessaires pour emmener son équipe de « drôles de dames » de Grindelwald jusqu’au sommet du Strahlegghorn en passant une nuit à la Schreckhornhütte.
Les 4 cordées sont déjà formées et j’ai le plaisir de faire équipe avec Caroline. Je n’ignore pas qu’elle déteste être bloquée par ces compagnons de cordée…
Leila qui vit de temps en temps à Grindelwald me procure une paire de bâtons de dernière minute. Je saurai plus tard que ces bâtons vont contribuer au fait que je ne sois pas complétement immobilisé par des courbatures le lundi suivant. Merci Leila pour ce prêt. Tu as surtout été pour nous tous un joli brin de fraîcheur tout au long de ce week-end trop chaud. On peut désormais affirmer que la jeunesse actuelle se porte à merveille.
La montée à la cabane se fait à un bon rythme. On peine à voir que Laurent est amoindri. L’orage menace mais nous devons malgré tout faire quelques pauses car Isabelle a soif. Nous sommes toutefois bien abrités à la cabane lorsque l’orage éclate. Tout le monde en profite pour faire du stretching à sa manière et Leila ne manque pas de relever que certain peuvent être un peu plus rigide que d’autre.
Après le souper, Isabelle me propose d’aller faire la reconnaissance du départ de la course du lendemain. Il pleut encore quelques gouttes mais j’ai embarqué une pélerine de festival pour rester bien au sec. A peine enfilée, Isabelle part dans un éclat de rire interminable et ne manque bien sûr pas d’immortaliser la scène. Nous effectuons malgré tout une reconnaissance efficace.
A 4h00, au petit déjeuner, les mines sont moins joyeuses. Stéphanie a encore les yeux collés et Steffi, notre toute petite Grisonne, n’est pas vraiment dans son assiette. Isabelle se plaint de ne pas trouver du thé de marche chaud, alors qu’elle a emmené un thermos, et s’offusque de la taille ridicule de sa tasse de thé. Ce n’est pas le moment de plaisanter et je garde bien pour moi la pensée qu’Isabelle et Steffi feront la paire pour composer la cordée « grincheuse ».
Nous progressons rapidement jusqu’au Strahleggpass, Les Älplermagronen et les pavés au chocolat ont requinqué notre Laurent. Isabelle et Steffi montrent ensuite la voie sur l’arête sommitale et ont probablement atteint le sommet avant que nous décidions l’ordre des trois cordées suivantes. Finalement, Caroline et votre auteur traçons une voie sur le fil de l’arête, suivis de Christine et Leila, qui alternent la première de cordée, puis de Laurent et Stéphanie qui ferment la marche. Le temps est splendide, la température super agréable et nous profitons pleinement de cette arête et du sommet avant de redescendre à la cabane.
Après une pause boisson et une petite douche, bien méritée, pour Caroline, nous entamons la descente jusqu’à Grindelwald. Laurent qui a retrouvé tous ces moyens donne le rythme. Par chance, nous devons faire quelques pauses car Isabelle a soif, soif et encore soif. Je confie à Christine que je rêve de me briser le tendon d’Achille pour être héliporté ; elle me confie qu’elle n’est pas au mieux non plus et nous élaborons d’autres stratégies lors de cette interminable descente. Lors de notre dernière pause à la cabane Bäregg, je suis soulagé de constater que tout le monde ressent bien la fatigue. Lorsque Laurent demande gentiment à Stéphanie si elle va supporter de porter la corde jusqu’en bas, elle lui répond vigoureusement qu’elle va porter « ce machin » jusqu’en bas.
Et pour finir, j’espère que les genoux cabossés de Caroline et Isabelle se rétabliront bien vite et n’aimerais pas être cordonnier à Marin en ce début de semaine.
Merci à Antoine pour la rédaction de ce texte assaisonné à souhait et à tous pour les bons moments partagés. Laurent
Sa 14 juin 2025
Evènement de printemps
Belle réussite que cet évènement du 14 juin à la Grande Maison. Après deux années au bord du lac, il était temps que notre section prenne de la Hauteur en direction des crêtes jurassiennes.
Une petite quarantaine de membres et sympathisants se sont déplacés celles et ceux-ci en VTT ou Gravel, en électro et à Pied. Balade des herbes avec Anne-Marie pour les piétons. L’invité surprise non annoncée et pas forcément souhaité se manifeste un peu avant l’apéro : un gros orage. Ouf il passe son chemin si bien que les tables de l’apéro peuvent être ressorties et ce dernier présenté pour les bonheur de l’équipe.
Malgré le spectacle proposé par les animaux des tenanciers, les participants-es rentrent à l’étable pour la partie officielle. Présentation de la commisson de la formation et des courses et bilan des Courses d’hiver par Isabelle. Honneur aux jubilaires et particulièrement à Martine présente qui nous fait un joli discours qui l’on pourrait nommer “Martine au CAS”. Ensuite présentation de la section et des nouveaux membres présents.
Le soleil s’étant installé. Les convives peuvent prendre place dans le magnifique jardin de la métairie de la Grande Maison. Le repas jambon ou champignons est délicieux et la gentillesse des tenanciers et du personnel est remarquable.
Merci encore aux membres co-organisateur : Isabelle, Alex, Marianne, Pascale et aux membres présents pour leur enthousiasme et leur bonne humeur.
Et un clin d’oeil particulier à la famille Giauque, tenancière de la Grande Maison pour son magnifique accueil
Richard
Je 12 juin 2025
Simmenfluh
Mieux vaut avoir le pied sûr et le coeur bien accroché pour s’aventurer dans la Simmenfluh, cette imposante paroi de calcaire qui, à première vue, parait inaccessible à pied. Et pourtant, 8 vaillants jeudistes s’y sont aventurés et tous sont rentrés sains et saufs et enchantés par la magnifique vue que l’on a depuis le sommet du Sunnighorn (1397m). Mais pour jouir de ce splendide panorama il faut transpirer un petit coup: env. 800 m de dénivelé sur à peine 1,5 km pour atteindre la croix sommitale. La première partie dans une forêt et la seconde, plus spectaculaire dans une paroi presque verticale où le parcours a été sécurisé par des cables fixes. Mais il n’en a pas toujours été ainsi: jusqu’à l’été 1911 la Simmenfluh était totalement recouverte de forêt qu’un violent incendie détruisit entièrement. Il fallut 500 pompiers et soldats pour venir à bout de l’incendie qui dura du 4 au 21 septembre 1911. Le tracé actuel à été réalisé et sécurisé en 1932 afin de dégager la Simmenfluh des restes d’arbres brûlés, d’en planter de nouveaux et de contruire des protections contre les éboulements. Tous ces renseignements figurent dans la revue “les Alpes 4/2007”!
Le retour par Chrindi n’est pas non plus de tout repos: ça monte, ça descend ce qui nous permet d’ajouter env. 150 m de dénivelé au compteur! 7 heures après avoir quitté nos voitures à Brodhüsi nous nous retrouvons devant une grosse Bier, indispensable pour se réhydrater, sur une terrasse ombragée à Wimmis ! Merci à tous d’avoir participé à cette course un peu “sportive” et un merci tout particulier à Daisy et Dan pour leur vigilance ! Sans vous je passais allégrement à côté de la grotte Adlerhorst, seul endroit un peu plat de la montée qui permet de faire une pause bien méritée !
Di 25 mai 2025
Sunnighorn 1397
Au menu du jour, non pas les majestueux sommets des Alpes bernoises mais le Sunnighorn, premier sommet de la chaine du Gantrisch, culminant à 1397 mètres. Magnifique face rocheuse que nous voyons tous lorsque nous nous rendons dans l’Oberland ou le Simmental à la hauteur de Wimmis.
En guise d’échauffement et à défaut de café, 10 mètres à plat sur la place de parc et ensuite, hop -- > 800 mètres de dénivelé sur 1,5 kilomètre … On commence en forêt, ensuite le chemin se faufile dans la face rocheuse, sécurisé avec des câbles, une grotte avec un banc, la vue sur le lac de Thoune et de Brienz, les sommets de l’Emmental et les Alpes bernoises qui se découvrent (ou plutôt qu’on imagine sur le manteau nuageux). C’est dégoulinant que les 12 randonneurs se félicitent à l’arrivée à la croix. Pour la pause, il faudra encore gravir un deuxième sommet le Mittagflue à 1420 mètres pour rejoindre le chalet se trouvant tout là-bas. 1 heures ¼ plus tard, une grande table nous attend ou nous pouvons enfin échanger, papauté, se restaurer.
S’en suit une descente tranquille en passant par un alpage de chèvres et leurs cabris, certains se les imaginent dans leur salon, d’autres sur une broche… Nous rejoignons les voitures pour le verre traditionnel d’après course.
On a adoré cette randonnée exigeante, merci Alexandre pour l’organisation et le guidage.
Sa 12 avr. 2025
région Krönten
.Samedi 12 avril, 1er jour
Que des bonnes nouvelles déjà avant le début de nos trois jours à la Krönten ! Malgré un retour de météo incertain après plusieurs semaines d’un été déjà à notre porte, la course allait être maintenue… grâce au foehn qui, en Suisse centrale nous protège des intempéries arrivant de nos compères les Gaulois.
Notre voyage en train prend fin à Erstfeld, en face du Gotthard Bar nous embarquons dans le bus de Tell. Notre traversée de la bourgade ne passe pas inaperçu, un p’tit coucou par-ci, de très nombreux signes de la main par-là, connu et reconnu dans la contrée comme un Waldstätten attendant de pied ferme le seigneur des Habsbourg, notre sympathique chauffeur s’éclate au volant. Un dépaysement que cette montée de la verte vallée jusqu’aux alpages encore enneigés… ou presque, puisque c’est skis attachés sur le sac que nous commençons notre grimpette à la cabane.
Pour éviter une sieste qui aurait pu se profiler avant le repas du soir, Laurent et Gilles nous réservent une petite variante par le Päuggenfurggi à 2'400 mètres et une possible conclusion au sommet du Rot Stock avec en prime une descente directe sur la Kröntenhütte. Cependant, le passage coté D+ au-dessus de l’Obersee ne semble, vu du haut, pas en conditions, dommage. À contre cœur, mais logiquement, nous rebroussons chemin dans une neige encore acceptable. La réponse tomba, mais la réponse uniquement, 20 heures plus tard, vu d’en face, les couloirs auraient été praticables. Pas grave, on est tellement bien ici en haut !
Et la suite vous la connaissez, reprendre des forces, boire assez pour recharger ses batteries, rigoler un bon coup, se remettre en forme et se reposer, oui je sais, cela fait beaucoup de RE. À l’inverse de l’expérience du chat de Schrödinger et pour mettre en doute les paradoxes de la physique quantique, demain matin, lorsque nous ouvrirons la porte de la cabane, nous ne serons pas mort, mais détendus et tout à fait sûr d’être véritablement bel et bien vivants !!! Y’a pas de doutes, après le souper de roi servi par Irène et Markus qui, après 46 ans de gardiennage prendront leur retraite à la fin de cette année, le plus difficile sera d’être à l’heure pour coller ses peaux !
Dimanche 13, 2ème jour
3 dortoirs pour 8 ; autant dire que les ronfleurs ne nous ont pas dérangés et que chacune et chacun a pu prendre ses aises pour se préparer.
Le drapeau uranais flotte au foehn et le sommet du jour, le piz Krönten est perdu dans les nuages alors que nous quittons la cabane. Nous choisissons l’itinéraire de droite, moins pentu, qui nous permet de monter coolos en allongeant le pas. La neige est juste un peu durcie mais passe bien sans les couteaux. Après 2 petites heures nous arrivons sur le bas du glacier et suivons l’arête de rochers qui se perd dans le brouillard. La pente se redresse et devient plus rocheuse, par moment le soleil perce les nuages, produisant des jeux de lumière fabuleux. Nous mettons les crampons et attaquons la suite. Après une première pente en neige dure nous atteignons une belle arête de neige genre petit « Biancograt » puis arrivons sur la partie rocheuse. Nous faisons un dépôt de bâtons et de crampons en alu et continuons.
L’arête se transforme en une longue passerelle de rochers qui s’enfonce dans le brouillard et le ciel, genre « Entrée dans un monde magique » d’un film de super héros. Au bout: 2 blocs de rochers de 15 mètres de haut tapissés de givre. Nous sortons la corde et gravissons le bloc de gauche. Le bloc de droite, 2 mètres plus haut a l’air nettement plus difficile. Des cordes et dégaines posées à différents endroits montrent qu’il doit se gravir… en été… Bientôt, nous sommes tous au sommet dans une ambiance un peu surréaliste pour la photo. Le nom du sommet « Piz Krönten » ne vend pas du rêve et pourtant…
Nous assurons la descente et profitons d’une trouée de soleil pour croquer un morceau. Alors que le brouillard se referme, nous reprenons le chemin du retour, passons presque à côté du dépôt de bâtons et repérons le dépôt des skis grâce à la couleur rouge des Blackcrows. Ensuite, une enfilade de belles pentes en neige dure puis un peu ramollie, puis carrément pourrie nous ramène à la cabane. Un peu partout des petites coulées de neige se mettent à descendre ; il était temps de rentrer.
Nous sommes seuls au monde et profitons de la terrasse ensoleillée pour trinquer, disserter, commenter, sécher nos affaires, jouer aux castors…
A 6:30 heures, nous apprécions à nouveau un repas 6 étoiles composé d’une soupe à l’orge, d’une superbe salade, de pommes de terre-poireaux et leur piccata ainsi que d’un dessert ; le tout tellement copieux que nous avons dû prendre un petit génépi pour la digestion...
Kröntenhütte, Lundi 14, 3ème jour
Quel luxe de pouvoir ranger nos affaires à l’aise dans les différents dortoirs puis de préparer nos sacs en ayant de la place !
C’est vers 6h40 que le groupe s’ébranle dans la même direction que la veille. Ciel mi dégagé ; presque pas de vent. La neige a un peu durci en surface pendant la nuit, ce qui vaudra quelques cabrioles conversionesques dans les passages pentus. Sur le glacier du Glatt Firn, le foehn est à nouveau de la partie et des bancs de nuage jouent à cache-cache avec les sommets environnants. C’est au pied du Gross Spannort, sur le coup des 9h30, que Gilles nous propose une vraie pause bien méritée qu’Ariane s’empresse de mettre à profit. Peu à peu, le brouillard se fait moins dense, nous offrant un panorama magnifique sur les dentelles des sommets environnants ainsi que sur les verts pâturages au-dessus d’Engelberg.
Le groupe prend la direction du Spannortjoch et enlève ses peaux pour profiter des 100 mètres de dénivelé mais c’est une neige dure comme une tête d’Uranais qui les secoue pendant cette courte descente. Après avoir remis ses peaux, le groupe atteint le Chüefadpass. C’est là que, les deux chefs de course proposent un petit sommet pas loin. Ni une ni deux, tous enfilent leurs crampons et empoignent leurs piolets pour attaquer l’étroite langue de neige puis de glace menant au Wintertürmli situé au point 3002; autrement dit un des contreforts rocheux du Chli Spannort . Quel plaisir de tous se retrouver au sommet, dans un foehn têtu mais face aux magnifiques aiguilles.
La descente du couloir, bien que demandant concentration dans sa partie la plus raide et glacée, se déroule sans encombre.
Comme il est midi et que l’estomac régit la vie de certains clubistes, ils est décidé de pique-niquer à l’abri du foehn (merci Alain pour l’emplacement).
Vers 13 heures, le groupe s’engage dans la magnifique descente du Chüefafirn, d’abord dans une neige ramollie à souhait mais devenant rapidement plus lourde ; de sorte que tous ont l’impression de faire du ski nautique ! En dessous de 1900 m., la neige ayant disparu par endroit, il faut en plus se frayer un passage dans les rhododendrons avant de pouvoir profiter de taches de neige puis d’un chemin qui les mène presque sans marcher jusqu’au contour de Gorezmettlen situé à 1613m, sur le versant uranais du Susten. Le minibus ne venant les chercher que 45 minutes plus tard, le groupe en profite pour s’aérer les arpions, se changer et refaire de l’ordre dans les sacs. Une demi-heure après, attablés derrière une bière sur une terrasse avec vue sur la gare (si, si, n’en déplaise aux mauvaises langues ; il existe des restaurants ouverts à Erstfeld), les val-heureux clubistes reprennent gentiment contact avec la civilisation avant leur retour en train.
Merci à nos deux organisateurs, Laurent et Gilles, de nous avoir fait découvrir cette région de la Suisse dite primitive.
Merci à tous pour ces trois journées hautes en couleurs et aux narrateurs, Nicolas, Alain et Ariane pour la rédaction du samedi et du lundi. Laurent
Di 6 avr. 2025
Fünffingerstock 2984m (last minutes)
Si le signataire de ce rapport a organisé il y a quelques années une course comptant peut-être un record de participants au Bunderspitz (en toute sécurité), il aura peut-être aussi organisé la plus petite au Fünfingerstock ce lundi 7 avril. Il est vrai que qui peut se libérer un lundi pour une course last minutes, annoncée une grande semaine avant sa tenue ?
Passons sur ces statistiques peu importante. Déplacement dimanche en fin d’après-midi à Steingletscher, repas, nuitée pour le petit-déjeuner vers 6h30 pour le participant (Bastien) et le chef de course (son papa). La question du matin : on part skis sur le sac ou on chausse d’entrée dans une pente bien sévère juste au dessus de l’hôtel. On observe car contrairement à ce que l’on aurait pu imaginer, on est loin d’être seul sur ce sommet ce jour-là. La solution deux s’applique et la première partie de la course est plutôt pénible, marche sacs sur le dos sur une pente mi-herbeuse mi-neige glacée. Ensuite la pente s’adoucie mais les couteaux s’avèrent tout de même nécessaire car la neige est glacée.
Le soleil ne nous accompagnera que sur le dernier quart de la montée puis pendant la descente. Cette dernière est en très bonne condition. La fin du trajet de descente se skie sur la route du Susten encore fermée.
Il n’en reste pas moins qu’une balade aux alentours de Steingletscher (Sustenhorn, Giglistock, Tierbärgli) et d’autres si entente, reste une bonne idée à cette saison pour celles et ceux qui ne sont pas si pressés de ranger leur matériel de rando.
Richard
Sa 5 avr. 2025
Strahlhorn 4190m
HISTOIRE D’UN MASQUE
La météo annoncée pour ce week-end au sommet du Strahlhorn (4190m) est radieuse, pas un nuage, température -11°c et 10 km/h de vent. La moitié des participants (tous de Lignières) décide donc de laisser le masque de ski à la maison, alors qu’il figure bel et bien sur la liste du matériel à emporter, soigneusement préparée par la cheffe de course. Les gars de Lignières se font réprimander comme des ados du Collège du District et ne font pas les malins.
Après cette remontée de bretelles, nous sortons de la station intermédiaire du métro-alpin directement sur le Hohlaubgletscher. La course commence par une belle descente dans un décor somptueux, sans vent. Il est par contre impossible d’effectuer le moindre virage dans cette neige cartonnée. Isa adopte la technique du « tout droit en bas » avec la certitude que la pente va bien s’adoucir une fois. Nous tentons de l’imiter mais Christophe est stoppé net par une belle gamelle au plus fort de la pente. Le garçon est solide et nous mettons les peaux un peu plus bas pour cette première journée d’acclimatation à l’altitude.
Le sommet du Fluchthorn (3794m) est au programme car Isabelle a repéré une « directissima » pour la descente qui nous emmènera au pied de la Britanniahütte. L’acclimatation à l’altitude n’est pas simple mais c’est une équipe remontée à bloc qui arrive au sommet. Isa entame les 850 mètres de descente dans une neige incroyablement poudreuse. Elle enchaîne les virages et nous nous demandons quand elle va s’arrêter. Nos poumons et nos jambes nous recommandent de faire une pause bien au-dessus d’elle ; ce qui est une règle sur glacier (un bon point pour les gars de Lignières). La journée se termine par la remontée à la cabane sous une chaleur estivale.
Bel accueil à la cabane, bon repas partagé avec deux jeunes Jurassiens fort sympathiques, un joli Pinot Noir offert par Christophe et quelques heures de repos avant le déjeuner.
Vers 5h45, nous nous mettons en route pour le Strahlhorn. La remontée du Allalingletscher est interminable. Au col, le vent se lève de manière assez sérieuse et Isabelle nous demande si nous souhaitons enfiler nos masques de ski. Les gars de Lignières font mine de n’avoir rien entendu. Nous sommes rapidement au sommet et la descente sur Saas-Fee se profile. Mais Isa a encore une idée derrière la tête et aimerait bien aller voir à quoi ressemble la pente sud-ouest sous l’Adlerpass. Contrairement à ce que nous avions pu imaginer, la pente est tout à fait skiable et nous basculons sur Zermatt. Belle variante agrémentée d’un portage, faute de neige, dans le passage le plus délicat.
Merci Isa pour ce magnifique week-end.
Sa 29 mar. 2025
Punta Gnifetti,Ludwigshöhe,Piramide Vincent
Jour 1, par Barbara
Alors qu'une partie de l'équipe est venue un jour avant pour découvrir l'incroyable domaine freeride de Gressoney-la-Trinité, l'autre partie les a rejoint samedi vers 9h à Staffal pour partager un café croissant avant le départ pour les sommets.
La météo est meilleure que prévue, on croise les doigts. On s'équipe (collant ou pas collant?), on embarque nos sacs lourds et c'est parti.
On prend les bennes jusqu'à Punta Indren. La visibilité est bonne. On peaute et on commence l'ascension de la Punta Giordani à 4046m, sommet du Mont Rose situé sur sol italien. La montée est régulière, l'altitude se fait gentiment ressentir. Juste avant le sommet il reste un petit promontoire rocheux assez vertigineux à gravir. Le vide impressionne. Au sommet le ciel se dégage pour laisser place à un ciel bleu bleu et une vue sur le croissant que forme la chaîne des Alpes. Premier 4000m pour quelques participants, le moment est chaleureux.
Après quelques photos on redescend, certains encordés.
On est balayé par quelques belles rafales de vent avant d'initier la descente dans une neige un peu carton, assez lourde. Même Marcel ne trouve pas la poudreuse! Une fois arrivé en bas, au pied du glacier, on se pose sur des gros blocs pour piqueniquer. Le panorama sur les Alpes italiennes est magnifique ! On entame un joli couloir bien raide pour monter à la cabane Gnifetti à 3647m en passant par le refuge Mantova. Depuis là, il reste env. 150m de dénivelé avant d'atteindre le refuge Gnifetti. Le vent forcit. Les derniers mètres se résument à laisser ses skis dehors, monter un escalier en métal et se hisser avec une corde pour atteindre enfin la cabane, qui est impressionnante. On dirait qu’elle bouge, elle est énorme et on la croirait collée au rocher!
C'est la première journée d'ouverture de la saison. Il y fait bon et la repas du soir est digne d'un bon restaurant italien: primo, secondo, terzo piatto e tiramisu! La pasta est al dente, à se relever la nuit, puis on nous amène une énorme pierre rade avec du steak de bœuf. Quel accueil!
On se couche tôt, avec l'espoir de fermer l'œil à ces altitudes. Demain le vent va se renforcer, on va se diriger vers les hauts sommets en passant
2ème jour par Alain
Attention : ce texte a été intégralement écrit par un humain, il est garanti 100% IA free.
Cette première nuit à 3'600 mètres d'altitude n'a pas été réparatrice pour tout le monde. Au petit-déjeuner, les mines vaseuses en sont la preuve. Bien que le programme soit alléchant, la motivation n'est pas non plus au rendez-vous pour tout le monde … Le vent a secoué le refuge durant toute la nuit et ce n'est pas beaucoup mieux ce matin. Il faudra mettre des couches, beaucoup de couches.
Après une laborieuse préparation des cordées, Christine prend le lead pour remonter le glacier. De nombreuses cordées nous précèdent, c'est même un peu l'autoroute, où se côtoieraient Maserati et Fiat 500. Les changements de températures sont brutaux, il faut enlever des couches, en remettre, répondre aux besoins pressants … nous n'avançons pas très vite, et c'est plutôt une bonne chose à cette altitude.
Le premier sommet au programme est la Pointe Gnifetti sur laquelle se dresse le fameux rifugio Margherita, connu comme plus haut refuge d'Europe. On y accède par un dernier raidillon sur lequel se croisent plusieurs cordées plus ou moins à l'aise. Depuis ces 4'554m, la vue porte loin : les Appenins, les Alpes du Sud et le fameux Mont Viso, culminant à 3'841 mètres et plus haut sommet des Alpes cottiennes, à proximité du Queyras et de la source du Pô. Une montagne qui mériterait qu'on lui dédie plus d'un chapitre tant son histoire est riche et sa beauté légendaire.
Nos chef/s/fes de courses ne manquant jamais d'ambition, la descente sera agrémentée d'un deuxième sommet à 4'000. Le Balmenhorn nous avait déjà fait de l'œil lors de la montée. En son sommet se dresse une énorme statue de Jésus en bronze, pieds nus dans la neige. Pendant la montée, avec son bras en l'air, je l'avais pris pour un type qui aurait gelé debout en cherchant du réseau avec son portable.
Nous continuons notre descente parmi les crevasses pour rejoindre le refuge Gnifetti d'où nous sommes partis plus tôt, et retrouver sa bière réparatrice et nous réjouir autour d'un somptueux souper à l'italienne.
Jour 3, par Olivier
Une dernière journée sous le signe du vent
Le réveil se fait sous un soleil éclatant pour ce troisième et dernier jour. Pourtant, à l’abri (ou presque…) derrière les vitres de la cabane Gniffeti, le vent souffle avec une intensité redoutable. La météo ne nous avait pas trompés. Face à ces conditions, nos chefs de course – fidèles à leur optimisme inébranlable – décident de repousser le départ d’une demi-heure, espérant une accalmie prochaine… enfin, peut-être.
L’objectif du jour : la Piramid Vincent, perchée à 4215 mètres. Mais la véritable vedette sera sans conteste le vent. Équipés, emmitouflés et encordés, nous reprenons le même itinéraire que la veille en direction du sommet, à travers le glacier du Lys. La cordée d’Alain ouvre la marche.
La montée, face aux bourrasques est parfois éprouvante. À plusieurs reprises, les rafales nous surprennent au point de nous faire basculer dans la neige. Après deux heures et quart d’efforts, nous atteignons le pied de la Piramid, où nous déchaussons les skis pour chausser les crampons et gravir les derniers mètres.
Le vent ne faiblit pas, soufflant avec une telle force qu’il pourrait décorner les bœufs, ou plutôt des aurochs. L’arrivée au sommet se fait à genoux pour éviter d’être renversé par les rafales, et certains parviennent malgré tout à sortir leur téléphone pour immortaliser ce moment mémorable, sous des rafales dépassant les 100 km/h.
Nous rechaussons les skis pour entamer une descente vertigineuse de plus de 2500 mètres de dénivelé. La neige, parfois poudreuse, parfois plus ferme, reste d’excellente qualité jusqu’au refuge Mantova, où nous profitons d’un lunch bien mérité : un plateau froid avec un savoureux minestrone.
Avant de reprendre notre longue descente, une bourrasque emporte un gant sur la falaise en dessous du refuge, ce qui donne lieu à un petit exercice d’assurage pour le récupérer…La suite nous offre un superbe itinéraire hors-piste, dans une neige de printemps de plus en plus détendue, un vrai plaisir à skier. Une dernière pause s’impose à l’Adler’s Nest, pour la traditionnelle bière et une ultime photo d’équipe avant de filer vers les voitures.
Au parking, le vent a enfin cédé la place à une chaleur douce. Les visages rayonnent de bonheur après ces quelques jours exceptionnels dans le massif du Mont Rose, côté italien.
Un immense merci à Christine et Gilles, nos chefs de course, pour cette magnifique aventure !
Merci aux rédacteur-trice ! Christine et moi avons eu un énorme plaisir a accompagner ce groupe sur 4 sommets de plus de 4’000m en 3 jours. En plus pour certains c’étaient leurs premiers quatres 4’000m !!
Gilles
Sa 22 mar. 2025
Felshore 2785m et Tierihöri 2894m (modifiée)
La course s'annonçait longue et venteuse. Elle avait été repérée 2 jours plus tôt par Christine et son Urs, dans des conditions impeccables. Belle conscience professionnelle que nous avons totalement appréciée évidemment.
Partis donc du plateau d'Engstligenalp à la benne de 8h15 et non celle de 7h, supprimée allez savoir pourquoi, nous étions 9 à monter avec nos couteaux sur la première crête, celle de l'Artelegrat. Les rafales au sommet étaient presque renversantes, le froid bien là aussi dans des conversions un peu croutées-glacées et des manipulations de skis "je chausse …et déchausse, je mets et j'enlève" au vu du manque de neige à certains endroits… Simone nous fait quelques variantes avec son Splitboard dans la montée, menace de disparaître dans des trous de neige, mais s'en sort finalement très bien heureusement!
Descente sur le Tällisee dans une neige un peu lourde mais skiable. Le soleil est pleinement radieux. C'est là que nous faisons notre arrêt pique nique sur des cailloux un peu protégés du vent. Au vu de notre progression relativement lente et de notre départ plus tardif, nous décidons de couper court au projet du sommet du Felshore qui promettait pourtant de belles pentes mais il faut compter avec un retour en benne et ne pas rater sa dernière descente. Nous remontons donc jusqu'au col du Chindbettipass, qui nous permet de retrouver, d'en haut, notre plateau de départ, petit monde miniature si loin là-bas. Nous cheminons ensuite en direction du Tierihöri, sommet en rocher que nous contournons avec une dernière pente en neige puis quelques cailloux à gravir pour atteindre le sommet. Tout le monde atteint le sommet, sauf Sylvie qui reste en contrebas à cause d'un claquage au mollet.
La descente se fait dans une neige surprenante, bien transformée parfois et très dure et travaillée par le vent selon les combes. Des cailloux à fleur de surface, nous nous en sortons fort bien jusqu'à retrouver une piste de descente dammée puis nous faisons notre premier arrêt dans une buvette du plateau d'Engstligenalp, bières et jus de pommes à gogo, frites pareil. Je dis bien premier arrêt, puisqu'à la grande surprise de Michael, nous faisons notre second arrêt sitôt sortis de la benne, quelques 20 minutes après. C'est que dans ce groupe, il y a beaucoup à échanger pardi! 😊 Beaucoup de bonne humeur, de connivence, c'est juste fou de se retrouver ainsi comme une grande famille qui se découvre et se déploie.
Retour jusqu'à Ins pour retrouver les voitures laissées à la Landi, certain.es prolongent encore par une pizza.
Une journée magnifique et qui fait du bien. Merci beaucoup à Christine pour son soin et son encadrement parfaits, à Urs aussi qui n'avait pas d'autre choix que de faire tout aussi bien.
Merci Sylvie pour ce croustillant rapport ! Et merci à toute l’équipe pour votre enthousiasme et votre bonne humeur ! Que du bonheur de partager cette journée en montagne avec vous !
Christine
Je 20 mar. 2025
Bandspitz 2401 - déplacement au 20 mars
J’y va-t’y, j’y va-t’y pas ? Les questions de ce début de semaine du 13 mars pour la troisième sortie jeudiste en rando. Le coup de fil a un ami (météo Suisse) n’est finalement pas nécessaire. Le graph de Météo Blue est clair ou justement pas du tout. Ce serait une course la tête dans la grisaille. De plus la météo semble très favorable jeudi 20 mars. On switche
Bien entendu et malheureusement, la nouvelle date ne convient pas à tous et le groupe se réduit d’autant, + un désistement maladie de dernière minute. Nous sommes donc 7 à prendre place dans 3 voitures dont une pourra rester dans une forêt profonde des alentours de Kiesen. Arrivée à Schwarwaldalp et directos au café puisqu’on s’était annoncé aux hôtelières
Départ dans la Combe, très vite le soleil nous fait alléger les tenues. Une pause à Pfanni puis un peu plus haut, nous quittons le chemin du Wildgärst pour bifurquer sur le Bandspitz, en terrain inconnu pour l’ensemble du groupe, y compris le chef. On arrive, il manque quelques mètres de dénivellée pour faire les mille mètres mais franchement, pour des jeudistes, no soucis. On admire les sommets environnants, Wildgärst, Finsteraarhorn, Eiger, on pic-nic en haut (c’est pas toujours ainsi) et mode descente.
Un itinéraire non prévu par les topos semble favorable plein sud. On s’y lance. Belle rencontre en pleine pente d’une nombreuse famille de chamois. La pente est sympa, la neige pas trop mal et finalement nous rejoignons le sentier raquette puis apercevons le bistrot à côté de la place de parc. On s’y précipite, sur la terrasse. Les grosses panaches arrivent et même le célèbre “Alpen Cider” que les membres du groupe doivent se partager pour en négocier la moitié.
Retour en voiture sans soucis à part la sortie de Kiesen manquée.
De belles images et une belle journée dans les têtes
Une sortie “last minutes” du CAS genre Fünffingerstock ? Restez branchez sur cette antenne.
Merci encore à toute l’équipe pour la bonne humeur et l’enthousiasme : Jean-Luc, Michaël, Julien, Yvan, Daniel, Marc, Richard
Sa 8 mar. 2025
Oberalppass: cabane Etzli - Piz Giuv (3096)
Un peu avant 8 heures après 2 bonnes heures de route, nous arrivons à Andermatt nouvelle Mecque du ski de masse de Suisse Centrale. Plus de parc à ciel ouvert mais dans les sous-sols de la pyramide, démesure de notre monde, art égyptien au milieu des Alpes uranaises.
Avec notre flair infaillible d’alpinistes, nous trouvons une petite porte de sortie dans ce labyrinthe et quittons cet univers de béton. A la gare c’est la foule des grands jours et c’est un peu à l’arrache que certains pourront prendre un café à l’emporter. Arrivé au col de l’Oberalp, après un passage aux toilettes et un petit café pour d’autres payé à un pesant d’or, nous chaussons nos montures et nous mettons en route sous un soleil éclatant. Une petite descente avec les peaux, histoire de bien se réveiller, nous amène à la première pause de la journée. S’ensuit une longue montée et une enfilade de conversions, maitrisées haut la main par tous pour rejoindre le col à gauche du Giuvstöckli. Une première descente agréable nous amène sur le plateau au pied des 2 itinéraires possibles. Après la pause-pique-nique, le commando des jeunes CDC et gourmands de dénivelés opte pour l’ascension du Piz Giuv, alors que nous partons en direction du Col du Piz Nair.
A mi-chemin nous rejoignons un chêne centenaire au pied duquel nous pûmes déposer nos problèmes de cœur et de job. Déchargés de ce fardeau, c’est légers comme des oiseaux que nous atteignons le col et ses rafales de foehn. 2-3 pas de dévarappe dans les rochers et nous atteignons le haut du magnifique vallon qui nous mène à la cabane. Aujourd’hui cette pente ressemble plutôt à une mer penchée avec ces multiples vaguelettes qu’à un vallon de freerider. Après quelques petits problèmes de chaussage de skis…nous attaquons cette neige à tolérance zéro, les skis tappent, plient, coupent, nos genoux grincent et amortissent, certains font même des étincelles. Après une période d’apprivoisement, nous apprenons à repérer les secteurs plus lisses qui sont finalement relativement bien skiables.
Sur le coup des 4:00 nous arrivons à la cabane et après avoir chassés nos soucis auprès du chêne, c’est auprès de 2 bottes de bières que nous chassons notre fatigue du jour. Bientôt les 7 vaillantes et vaillants alpinistes du groupe nous rejoignent et commentent leurs exploits du jour: le sommet du Piz Giuv et la descente dans une goulotte de 15m pour atteindre le haut de la pente skiable. Bon accueil et repas à la cabane Etzli qui n’est pas du tout bondée pour un samedi soir, si bien que chacune et chacun a eu droit à 2 couchettes excepté bien sûr les 2 couples du groupe.
Après avoir entendu pour la énième fois comme la neige était bonne la semaine dernière au Basodino, nous allons nous coucher et nous nous endormons bercés par les rafales de foehn qui ébranle la cabane.
Après une première journée magnifique, la deuxième ne pouvait pas nous décevoir, et comme d’habitude ce fut le cas. Imaginez une nuit sans ronfleur et un réveil planifié pour 7, quasiment 9 heures de sommeil, une vraie grasse mat. pour un dimanche matin.
Pas de blagues et de coups fourrés de la part de notre météorologue préférée Mélancolie Lajoie dit Savoie en Suisse Centrale, le foehn était bien là, mais pas trop quand même, ce qui a encouragé Laurent à rejoindre le sommet prévu et à renoncer au couloir du Chli Mutsch que nous avons pu observer du bas… un sacré couloir, on reviendra ! Sur un rythme pépère grandement apprécié, nous avons longé l’arrête du Mittelplatten, puis remonté une grande combe jusqu’au col au pied de l’arête du Chrüzlistock à 2717 m. Mais que fout-il là ce Stock au pays des Fuorcla, Lag et autres Piz ? Encore un coup fourré de ce sacré Berthold von Zähringen… Nous avons rejoint le sommet à pied agrémenté de quelques pas d’escalade où il n’aurait pas fallu se louper. Avec une ligne à haute tension dans les airs et le Tunnel de base du Saint-Gothard 2000 m sous nos pieds, les points de repères ne manquèrent pas pour que Laurent nous déniche une variante dans un petit couloir encore bien poudreux. De là, la balade s’enchaîna dans des paysages doux, parsemés de rochers et truffés de petites pentes à découvrir. Après une dernière montée sur le Cashlè Sud à 2524, sur les lattes nous avons pris le chemin du retour pour Rueras, puis le train jusqu’à Andermatt.
Et la bière ? Et les comptes ? Et les au revoir ? A Erstfeld pardi, dans un bistrot aussi glauque que tous les autres de la rue principale, mais par chance ouvert et dans lequel nous avons pu étancher notre soif.
Un grand merci à Nicolas M. pour la rédaction du dimanche, à tous les CDC adjoints pour tous les petits gestes qui simplifient la vie du CDC et à toute l’équipe pour les bons moments partagés. Laurent
Sa 1 mar. 2025
Rauflihore 2323m
C’est par une bise glaciale et sous une couche de stratus, en ce jour d’anniversaire de la République neuchâteloise (mes origines m’obligent à faire cette allusion :-), que nous nous en allons vers d’autres lieux plus cléments. Si chemin faisant, la couleur verte omniprésente nous fit craindre le pire, cette crainte fût vite balayée, sans l’aide du vent, puisque nous avons pu démarrer notre randonnée (bien entendu après un petit café au restaurant du coin et un contrôle DVA orchestré par Isabelle) avec les skis aux pieds. La pente douce de la première partie nous permit de roder gentiment nos gambettes au doux son du Senggibach. Après une petite partie un peu plus pentue et serpentée, le vallon du Grimmi, bordé par les magnifiques falaises du Chalberhöri, se dévoila. Avec l’objectif du jour dans le visu et semblant encore loin, nous évoluâmes dans ce lieu, légèrement saupoudré, en observant chaque pente vierge tout en se demandant lesquelles nous allions caresser avec nos skis. Arrivé au Grimmifurggi, le paysage changea radicalement avec une neige travaillée par le vent et le soleil. Malgré cela, le décor, offert par les montagnes avoisinantes, nous fit vite oublier cette mauvaise passe. Après un dernier effort, bien géré par le rythme agréable donné par notre cheffe, nous atteignirent le sommet du Rauflihore (ou Bluttlighore selon swissmap). L’absence de vent, le soleil omniprésent, les températures ni trop froides, ni trop douces, la magnifique vue, nous incitèrent à nous poser pour déguster notre casse-croûte. Avec cette agréable atmosphère, certain(e)s voulurent même digérer leur pic-nic par une petite sieste. Les chaussures de ski commencèrent même à tomber…
Que nenni !!! Notre cheffe, ayant des fourmis dans les pieds, ne voulut pas tarder pour aller tâter cette petite couche de neige fraîche qui faisait tellement envie à la montée. Si à la base, le but était de redescendre par la trace montée, la tentation était trop forte de marquer ce sommet par nos propres traces. Isabelle choisit une pente protégée par le soleil et le vent pour qu’on puisse s’y donner à cœur joie. Chacun y allèrent de son style et à son rythme, à coup de petits virages serrés, un peu plus larges, voir en tirant des droites… Après ce moment plaisant, nous arrivâmes à la lisière de la forêt, où la descente s’annonça un peu moins sympathique. Un dernier “adieu” à ce bel endroit et nous nous engouffrâmes dans les bois à la queue leuleu en gardant tout de même les distances de sécurité. Arrivées à nos voitures, sans bobo, ni casse, la course ne pouvait être que réussie en se terminant par la traditionnelle verrée. On ne peut que remercier Isabelle pour cette belle sortie. Vivement la prochaine !!!
Ve 28 fév. 2025
Val Toggia(It)-Basodino-Val Bedretto
Enfin des conditions qui permettent à Gilles de confirmer que la course aura bien lieu. Il avait été contraint de l’annuler ces 2 dernières années. C’est à 5h42 que toute l’équipe embarque dans le train à Bienne et rejoint Airolo, puis monte en bus dans le val Bedretto tessinois jusqu’à All’Acqua. C’est l’heure du café-gâteau, il est déjà 9h30. Nous nous équipons et débutons l’ascension en traversant une forêt de mélèzes, le temps est ensoleillé mais frisquet. Nous atteignons la Punta di Elgio (2837m). La descente est belle, nous trouvons quelques pentes de neige poudreuse. La cabane Maria Luisa (2160m) est située entre les lacs Toggia et Castel. Nous sommes en Italie, primo-secondo-limoncello-grappa, chacun fait son choix, l’accueil italien est sympa mais bruyant. Dans les dortoirs aussi, Santa Madonna Mamma Mia, il y a des ronfleurs (Antoine joue bien le sketch!). La journée de samedi s’annonce moins ensoleillée, la météo prévoit un changement de temps dès midi, puis le contraire… Nous quittons la cabane à 8h, le ciel est couvert. Nous montons jusqu’à la Kastellücke, Caroline trace dans une neige profonde, le dernier pas est raide et difficile. Nous laissons les peaux pour une descente acrobatique, Gilles nous emmène dans un cheminement difficile, le brouillard devient plus dense. C’est ensuite Michel qui nous prépare un trottoir dans une traverse où la neige est profonde. Nous mettons les couteaux, les enlevons, les remettons et nous atteignons le départ de l’arrête du Basodino. Il neige, il fait froid, les 2 chefs prennent la décision de ne pas renoncer ! Bravo. Nous formons les cordées, baudriers, crampons, encordements, réserves de cordes, piolets en main et c’est parti pour une belle ascension, l’ambiance est hivernale, sportive. Les 4 cordées atteignent les 3273m du sommet. Le retour du soleil se fait attendre, nous entamons la descente sur le glacier dans le brouillard, la neige est poudreuse. Nous sommes accueillis comme des princes à la cabane Basodino, tessinoise. Pour l’aperitivo, le plateau de fromage et de viande séchée est énorme, gargantuesque. Dimanche le soleil est de retour. Nous quittons la cabane vers 7h. Nous traversons un tunnel dont le sol est couvert d’une couche de glace épaisse, et d’énormes glaçons tombent du plafond. Nous longeons les lacs Bianco et Sfundau, on se croirait dans un congélateur. Nous atteignons le sommet de la Cristallina (2912m), les 100 derniers mètres se font à pied. Nous pique-niquons au sommet, la vue à 360 degrés sur les alpes tessinoises, grisonnes, bernoises… est grandiose. Nous choisissons de regagner la vallée par le val Torta, et nous pourrons prendre le bus de 15h35 à Ossasco. Nous profitons encore d’une belle neige poudreuse, la suite par le sentier forestier sera plus rocambolesque. Merci à toute l’équipe pour ces beaux moments d’amitié et d’entraide lorsqu’un ski glisse, un crampon se défait, une peau se décolle…Merci à Caroline et Gilles de nous avoir emmenés avec confiance et compétence sur cet itinéraire exceptionnel.
Un grand merci à Bertrand pour la rédaction et à tous pour ces magnifiques moments passés ensemble dans ces montagnes du sud des Alpes. Gilles
Di 23 fév. 2025
Hautes Fenêtres 2850 msm (région Ovronnaz)
Contraste avec la sortie de décembdre 24 dans la même région...sommes acceuillis par un temps couvert, avec les sommets avoisinants dans le brouillard.
On se retrouve comme prévu à 09h au parking pour prendre le télésiège jusqu’à Jorasse. Après caffé et briefing, on reprend le 2e télésiege jusqu’au col de de Forcle. Descente ensuite jusqu’au gîte lde la Lui d’Août où l’on peaute pour monter par le sud du Grand Château jusqu’à 2’200 msm environ. Ensuite on redescend légèrement à flanc de coteau jusqu’au pied du couloir large qui monte en direction des Hautes Fenêtres.
Trace difficile à trouver et par endroit bien abîmée. Votre serviteur y laisse pas mal d’énergie et cède volontier sa place au 2/3 de la montée à Christine, qui prend le relais. La visibilité devient mauvaise dans le brouillard et décision est prise de stopper la montée à environ 100 de l’altitude du “sommet” (en fait un col).
Descente dans de la neige traçée mais bien skiable. Pause au pied du couloir dans un soleil qui peine à percer au travers des nuages.
Repautage pour une montée au col du pt 2398 à l’ouest du Grand Château, puis portage vers le sommet.
Descente par le couloir dans une belle poudreuse tassée très belle à skier.
Remontée avec le télesiège de Petit Pré pour éviter descente dans le goulet de la forêt, sans doute nettement moins bon qu’en décembre.
Retour par les pistes en mode slalom géant, puis collation à l’Iliko, repéré la veille par Christine et Urs...bonne adresse!
Moralité, temps couvert et brouillard ne stoppent pas les braves !
Sa 22 fév. 2025
Schiebe - Märe en boucle
Nous sommes 5 à nous être retrouvez à Ins pour faire du covoiturages jusqu’à la fameuse Hengstkurve au pied du Schibe et Märe. La première monté en entammé en alternant avec des petits portage. Effectivement en dessous de 1500m il y peu de neige. Nous arrivons sans accros en haut de la première monté au col dit “Stand”.
La première descente est assez plaisante dans de la neige de printemps. Nous remettons ensuite les peaux pour s’attaquer au premier sommet du jour le Schibe, que nous atteignons environ 1h30 plus tard, moyennant un petit portage dans la face sud-ouest complètement peler. Un “Gipfelföteli” plus tard nous voilà ski au pied prêt à slalomé entre les morceau de motte qui sont parsemés ci et là.
La pause pic-nic est faite du côté de la Hintere Rychisalp, avant d’entammé la montée finale au Märe. Encore un “Gipfelföteli” et ensuite nous prennons la direction du couloir E dans une neige quelque peut croûtée qui nous aura donné du fil à retordre. Pour finalement regagné les voiture par le vallon du Hengstschlund.
La journée se termine par un verre au bisro à Planfayon ou nous assistons à quelques préstations d’accordéon et de chant accapella en raison du commencement du carnaval.
Merci à toutes et tous pour la participation :-)
Ve 21 fév. 2025
Drümännler 2436m
Une partie de l’équipe du Mariannehubel passe une excellente nuit à l’hôtel Kurshaus à Grimmialp. Rejointe plus tard par Emmanuel, ce sont 6 clubistes qui empruntent en voiture la route du vallon de Fildrich. Parking au bout de la route puis skis au pied, départ dans ce magnifique fonds de vallon de Fieldrich, entouré de sommets bien connus des randonneurs : Galmschiebe, Gsür, Männliflue.
C’est au fonds à gauche (vous voyez ?) que ce trouve notre destination. Une montée plaisante entre ombre et lumière et nous voici au dépôt de skis. Un petit quart d’heure à pied et voilà le sommet à 2’437m d’altitude. Photos, selfie, fondue (pour de faux) et nous voilà reparti dans une descente qui que, on verra bien. Tout d’abord un peu difficile dans le carton puis plutôt agréable dans les pentes ensoleillées. Nous choissisons une variante de descente un peu compliquée à travers la forêt mais tout le monde s’en sort magnifiquement
La Garmin indique 1’164 de dénivellée pour 12km et 5:38 de plaisir dans ce magnifique paysage du Diemtigtal
Bravo à l’équipe : Sabine, Danièle, Jean-Marc, Emmanuel, Aline et Richard et vive les cannelonis épinard-ricotta
Je 20 fév. 2025
Mariannehubel 2155m
Une belle équipe de “jeudiste” se retrouve à Grimmialp ce 20 février. La météo est un peu décevante. Il pleut et les sommets environnants sont enveloppés de brouillard. Heureusement un bistrot du coin est ouvert et le briefing de départ peut être tenu devant les cafés.
Puis en route pour le Mariannhubel, un sommet modeste de la région côté F. Bien adapté pour des conditions mitigées. Heureusement l’enneigement est suffisant dès le départ. Nous cheminons sur un chemin forestier, puis un pâturage et la petite montée au sommet, avec ou sans ski à 2156m. Le paysage est magnifique mais nous échappe un peu car la couverture nuageuse persiste.
A la descente, quelques éclaireurs proposent de passer par le vallon de Chelli plutôt que la piste de montée, parsemées de cailloux. Bonne initiative. La neige est acceptable et tous les participants négocient le petit raidillon finale avec aisance (je n’ai pas écrit élégance)
Pic-nic, retour le long du chemin et pot final à Grimmialp pour terminer une belle journée en plein air.
Bravo et merci à toute l’équipe. Aux trois “vrais” jeudiste, à Dalibor pour sa première rando en montagne et au chef de course adjoint Jean-Marc.
Neuf clubistes retournent en plaine. Cinq se rendent à l’hôtel Kurhaus pour se préparer en vue de la sortie du lendemain
Richard
Sa 15 fév. 2025
Widdersgrind 2103m & Alpiglemäre 2044m (modifiée)
Magnifique sortie du CAS avec notre guide Christine pleine d’énergie, Christine pétillante de vie !
Les conditions de neige ne nous permettent pas - suite à des chutes de neige importantes - d’aller à la pointe de la Chenau. Le programme présenté est tout autant superbe : ascension du Widdersgrind et de l’Alpiglemäre. Avant de démarrer cette belle journée, le café est pris à la boulangerie Fontana de Planfayon. La cohésion et l’énergie d’équipe est au beau fixe ! Une fois cafés et croissants dégustés, nous nous rendons pour attaquer l’ascension du Widdersgrind pour ensuite descendre dans un magnifique couloir où la poudreuse tutoie l’émerveillement pour chaque skieur-euse. Chacun pouvant choisir sa trace et sentir sous leurs pieds, la légèreté de l’or blanc. Nous rattaquons une petite montée pour rejoindre le sommet de l’Alpiglemäre où l’entraînement pour les convers(at)ions se prête à merveille. Nous dînons au sommet où la vue panoramique est à couper de souffle. Nous descendons du côté Nord de cette belle montagne alliant plaisir et découverte avant de rejoindre nos carrosses de luxe ! L’énergie du groupe, boostée par la vitamine D et la good vibe de la montagne, le dirige vers un bar où nous trinquons à la bonne santé de cette équipe et du CAS de la Neuveville ! Merci à Christine pour cette merveilleuse organisation et à toute l’équipe pour cette belle journée où, nous revenons - chacune et chacun des souvenirs plein la tête et des étoiles dans les yeux !
Merci Léa pour ce rapport pétillant ! Merci Bertrand pour ton précieux support ! Et merci à tous pour votre belle énergie ! :-)
