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Sa 11 avr. 2026
cabane Panossière (Petit Combin,...)
Samedi 11 avril
Fionnay – Cabane Panossière
Notre périple débute à Fionnay. À peine les peaux collées sous les skis, Yvan ne manque pas de nous rappeler qu’un champion romand de 4e ligue de hockey sur glace de la saison 2025-2026 nous accompagne. Respect.
Laurent, qui affectionne les tracés en pointillés plutôt que les lignes continues sur White Risk, nous mène au fond d’un petit vallon nommé le Reposieu qui, comme son nom ne l’indique pas, n’est pas de tout repos. Nous progressons sur un éboulis d’avalanche, sur des pentes entre 30 et 40°, et par une chaleur bien printanière. L’échauffement n’a pris que quelques secondes et tout le groupe enlève des couches, sauf Laurent, qui semble insensible à la température. Qu’il fasse -10° ou +20°, il trace sa route avec sa softshell bleue et son bonnet vert (bien pratique pour repérer le chef de course). La pente s’intensifie encore et nous devons nous résoudre à un premier portage dans un épais manteau neigeux ramolli jusqu’au sol. Nous brassons de la neige jusqu’à la taille, du moins pour ceux qui font moins de 168 cm. Il est certain que la montée à la cabane va prendre plus de temps que prévu.
Au moment où nous pouvons remettre les skis aux pieds, Gilles s’ouvre sérieusement un doigt en manipulant ses fixations. Suite à l’incident, il profite bien des soins appropriés de notre petite infirmière Leila.
Nous décidons de faire une vraie première pause lorsque le massif des Combins se profile devant nous. Le panorama est magnifique et, grâce à l’originalité de la trace, nous ne percevons pratiquement pas les détours, les kilomètres et la dénivellation parcourus.
Le patron de la cabane Panossière est un bon bourru valaisan et s’avérera plutôt bon cuisinier. Il est plutôt pessimiste quant aux conditions météo pour notre projet du dimanche et nous recommande vivement de ne pas passer une nuit supplémentaire vu les prévisions pour lundi.
Pour conclure la journée et après l’apéro, Leila anime la désormais traditionnelle séance de stretching.
Dimanche 12 avril
Cabane Panossière – Petit Combin – Fionnay
La nuit en cabane est sans surprise. Certains annoncent avoir bien dormi, d’autres simplement s’être un peu reposés.
Les chaussons de Stéphanie ne sont pas tout à fait secs. Malgré cela elle n’en perd pas son sourire ni son envie de s’approcher des sommets.
Vers 6 h 30, après une courte descente, nous rejoignons le glacier de la Corbassière. Personne n’a oublié ses peaux à la cabane et nous attaquons l’ascension dans un décor magnifique face au Grand Combin.
L’objectif de la journée est le sommet du Petit Combin en effectuant une boucle autour du Combin de Corbassière.
Sylvie n’est pas au mieux. Loris et votre narrateur, ses compagnons de cordée virtuelle, l’accompagnent au mieux jusqu’à ce que le col (passage obligatoire pour éviter un demi-tour) soit en vue.
Une équipe de Suisses allemands nous précède et progresse « gruppiert » à un rythme similaire au nôtre. Au pied du col, c’est la débandade du côté des Suisses allemands. Certains tentent l’ascension à skis avec ou sans couteaux, d’autres à pied avec ou sans crampons. Du côté des Welsches, Gilles défonce quelques marches avec ses godasses dans une neige bien dure et nous passons ce col tel un troupeau de chamois. Les Totos n’y ont vu que du feu.
Le foehn est bien présent au col. Gilles, Loris, Jonas et votre narrateur filent en direction du Petit Combin avant que la météo ne se dégrade. Le reste du groupe décide de s’assurer que Sylvie est toujours sur nos talons. C’est en mode survie que cette dernière atteint le col.
Nous profitons d’une superbe descente qui plonge au pied de la face nord-ouest du Combin de Corbassière pour rejoindre le glacier du même nom et ainsi boucler la boucle.
Après le pique-nique, nous repassons à la cabane pour annoncer notre décision de mettre une croix sur le programme du lundi et ainsi redescendre dans la vallée pendant que la visibilité est suffisante.
La neige est bien printanière, mais la descente est belle et technique. Il faut repeauter une fois avant de plonger définitivement sur Fionnay. Les cuisses brûlent, mais le plaisir est bien là, et ce sont finalement neuf visages rayonnants qui chargent les voitures de magnifiques souvenirs et d’odeurs nauséabondes.
Un grand merci à Sylvie, Stéphanie, Leila, Laurent, Gilles, Loris, Jonas et Yvan pour cette belle sortie, et vivement ce Combin de Corbassière qui a attisé mon œil tout le week-end.
Antoine
Merci à notre narrateur bientôt officiel, et à toute l’équipe pour avoir affronté les détours et les péripéties de ce WE avec un sourire sans faille.
Je 26 mar. 2026
Gran Paradiso(4061m) (course modifiée)
Jour 1 – Le Pont - Rif Vittorio Emanuele
Il est 6h, les oiseaux gazouillent, Bienne s'éveille et je n'ai pas sommeil. Gilou et les boute-en-train du plateau de Diesse arrivent comme toujours pile à l'heure, nous chargeons Olivier à Port et c'est parti pour une première étape jusqu'à notre bivouac Napoléon adoré. Nous y retrouvons Christine, Nico, Antoine et Marcel pour un premier café. Il neige, les camions n'ont pas encore le droit de passer, c'est le printemps ailleurs mais nous on cherche l'hiver, c'est dans nos gènes. Cette fois-ci nous cherchons l'hiver en Italie, dans le Val d'Aoste. C'est derrière la voiture de Marcel que nous nous approchons du Grand Paradis, et nous avons le temps de voir le paysage … Les noms des villages sont en français, un peu tout est en français, ça attise la curiosité de tous : pourquoi ? depuis quand ? ces questions nous taraudent l'esprit.
Notre route s'arrête au fond du Valsavarenche, à Pont. Puisque nous avons le temps, un dernier café s'impose dans le petit resto du coin. Il y règne une ambiance de fond de vallée qui me rappelle mon Jura natal, jeux de cartes interdit ici, ils doivent avoir des histoires à raconter.
D'en bas, on se demande un peu par où on va bien pouvoir passer, mais on réussi à se faufiler entre les mélèzes et les falaises. Il y a assez peu de traces, c'est prometteur pour la cabane. La montée n'a pas un immense intérêt, mais la cabane Vittorio Emanuele II vaut le coup d'œil. Avec son toit oval en tôle brillante, elle fait penser à une station scientifique dans une région arctique. L'intérieur est bien celui d'une cabane italienne : les parois des couloirs sont couvertes d'autocollants de guides, d'agences et d'expéditions, il fait froid mais c'est chaleureux, un reggae colombien ajoute une note de plus dans ce dépaysement. Le gardien, un grand black, nous annonce dans un français parfait que la cabane vient d'ouvrir, que nous serons ses premiers hôtes, et que l'hélicoptère n'a pas pu faire de ravitaillement à cause du vent, le souper sera sans doute végétarien, c'est mieux que rien. Dans le réfectoire, les autres 45 premiers hôtes réchauffent déjà un peu la pièce en passant le temps. Dans les chambres, les fenêtres sont opaques de givre, c'est chouette et c'est là, sous les couvertures, que je vais essayer de faire passer mon refroidissement.
Jour 2 – Rif Vittorio Emanuele- Gran Paradiso(4061m)
Après une nuit bien givrée dans les « chambres froides » du Rifugio Vittorio Emanuele II (on hésite encore entre refuge et congélateur…), nous voilà d’attaque pour affronter le mythique Grand Paradis. Conditions de rêve : grand soleil, zéro vent, et même les hélicos ont repris du service dès l’aube pour finir de ravitailler la cabane. Bon, les -22°C annoncés piquent un peu… mais très vite, sous l’effet du soleil, on range les couches en trop et les collants au fond du sac. Comme quoi, on part toujours trop couverts !
La montée se déroule sans encombre jusqu’au glacier du Grand Paradis, où l’on s’encorde par équipes de trois. L’ambiance devient plus sérieuse, mais toujours aussi magique. On poursuit jusqu’au dépôt des skis, au pied du sommet. Là, place aux crampons et à la concentration pour aller saluer la fameuse madone. À la clé : un sommet grandiose et une vue à 360° qui vaut largement chaque pas.
À peine le temps de savourer qu’on attaque déjà la longue descente, en suivant notre chef de course à la trace à travers le splendide glacier de Laveciau, réputé pour ses crevasses (on confirme…). Neige changeante au menu : dure, carton, et parfois — jackpot — de belles zones de poudreuse pour les plus chanceux.
La suite ? Une descente ludique dans de superbes vallons de moraines, entre recherche de la meilleure neige… et du bon itinéraire. Puis arrive la cerise sur le gâteau : une immense forêt de mélèzes, à dévaler façon slalom de Coupe du monde. Les jambes, déjà bien entamées après plus de 1700 m de négatif, brûlent franchement sur les 500 derniers mètres. Mais quel kif !
Au final, la montre affiche fièrement 2300 m de descente, rien que ça !
Et non, l’apéro n’est pas encore gagné… Il faut d’abord récupérer les voitures pour rejoindre Rhêmes-Notre-Dame, à 40 minutes de là. Installation, douche express, et enfin — ENFIN — apéro à 19h, suivi d’un superbe souper à l’italienne bien mérité.
Une journée longue, intense… et carrément inoubliable.
Jour 3 – Le Thumel - La Vaudalettaz- PT2790m
Après la longue journée d'hier au Paradis, les chef.fe.s de courses nous proposent une journée plus cool, mais pas plus froide.
Caroline nous explique le topo. Départ du village, montée tranquille jusqu'au Thumel par la piste de fond. Puis montée direction Col de Leynir. Après l'échauffement en fond de vallée, les cales deviennent nécessaires dès le pont de Thumel, la montée dans la forêt jusqu'à la Vaudalettaz est bien exigeante. Dès la sortie de la forêt nous sommes tous d'accord, l'enneigement est bien meilleur que dans le Valsavarenche...on commence à se réjouir pour la descente. Les paysages sont magnifiques, un large couloir vierge et poudreux n'a pas échappé à la vue de plus d'un.e.
Pique-nique un peu venteux sur un plateau à 2700m, à l'abri de qq blocs erratiques, vestiges du défunt glacier de Vaudalettaz. Le col Leynir, notre but n'est pas très encourageant, trop loin et un peu dégarni. Le couloir repéré à la montée est à 500m à l'ouest. Et hop ni une ni deux...magique...nous savons à nouveau tous bien skier.
Encore quelques beaux passages, à travers une forêt de mélèzes qui nous laissent bien suffisamment de place pour tous. Un final au pas de patineur sur la piste de fond nous amènent directement à l'apéro sur la terrasse chez Lydia.
Encore une superbe journée de ski, dans ce val d'Aoste, qui regorge d'innombrables possibilité de ski.. on reviendra.
Jour 4 – Bruil - Rhêmes-Notre-Dame - Tête d’Entrelor en boucle
Départ de Bruil. Gilles nous promet une sortie « light » avec du beau temps, 800 m de montée, rien de méchant. Comme par hasard l’ambiance est bonne et l’envie de profiter une dernière fois de la région nous motive.
La montée se déroule dans une forêt splendide, si paisible qu’on se demande si on ne devrait pas y acheter un chalet, y rencontrer Courbet ou y voir un lièvre variable… à moins que ce se soit un gypaète, observé sur le flan d’en face. Les mélèzes nous accompagnent, et chacun se dit que finalement, 800 m, c’est presque la promenade digestive de notre dernier souper.
À la sortie de la forêt, des couloirs apparaissent en face de nous… ils nous font de l’œil… ils nous appellent… et on fait semblant d’être raisonnables. On observe, on discute. Puis on décide de les atteindre depuis le sommet et de les attaquer à rebrousse-poil puisque l’on est des gens sérieux.
Arrivés à la Tête d’Entrelor (2’580 m), tout le monde est d’accord : la promesse de poudreuse est encore plus belle pour les héros du jour que les camparis spritz de la veille. Pour attaquer le couloir, deux écoles se dessinent, ceux qui portent sur l’arête et ceux qui y entrent en direct. Eh oui, une vraie descente dans la poudre qui nous rappelle que le virage du skieur peut aussi se faire sans effort et que le carton visité ces derniers jours reste bel et bien une mauvaise invention.
La fin de la descente se transforme en chasse au trésor : trouver les derniers mètres carrés de poudreuse entre les arbres et les pentes bien orientées. Résultat : zigzags, rires, cache-cache et quelques discussions philosophiques sur la répartition des branches trop proches. Un dernier schuss nous confie aussi que le ski cross peut prendre au jeu même les petits enfants.
Arrivée Chez Lydia, là où le temps s’arrête on comprend qu’ici, lorsque l’on commande un café, dans le Val de Rhêmes le temps ne passe pas, il flâne... On savoure un moment suspendu, un moment calme qui continue, comme bercé par la cafetière valdôtaine aux mille goulots que nous n’avons pas même essayée.
Une dernière journée qui résume tout le séjour : de la neige, de la bonne humeur, un brin de folie, et cette impression que la montagne nous a offert un cadeau supplémentaire avant de partir. Une fin de séjour avec trop de tout, mais jamais trop quand même.
Oui, 4 jours magnifiques au Paradis. Nous sommes tous d’accord….nous reviendrons dans de Val d’Aoste...des possibilités de ski sans fin, l’accueil italien, les paysages à couper le souffle !
Et merci aux rédacteurs: AF, NM, OJB, GB,...
Sa 21 mar. 2026
Mont Brûlé 3576m
Par divers chemins et moyens, toute l’équipe se retrouva au complet, sous la houlette d’Isabelle, au bas des pistes d’Arolla pour entamer la montée à la cabane des Vignettes. Le début de la montée se fit sur la piste tout en respectant la règle 7 FIS, même si certain(e)s préférèrent se déporter sur le milieu de la piste pour éviter de tirer droit dans le pentu et faire trop vite chauffer le moteur. Après une bonne mise en jambes, l’équipe quitta la petite station pour se diriger vers le glacier de Pièce. N’étant pas aux pièces, chacun(e) évolua à son rythme tout en contemplant la belle face nord du Pigne. A mi-parcours, l’objectif du jour pointa le bout de son nez. Si ce dernier semblait proche, le chemin était encore long et c’est après quelques gouttes de transpiration et quelques crampes, que toute l’équipe se retrouva à la cabane, à point nommé, puisque les nuages commencèrent à cacher ce beau paysage.
Après un combat de titans pour trouver de la place pour les affaires qui ne sont pas autorisées dans la cabane, l’équipe prenait possession des lieux. L’heure du repas n’étant pas encore là, il a fallu trouver de quoi s’occuper. Petite séance de streching pour certain(e)s afin de ne pas être trop raide le lendemain, pendant que d’autres se tapèrent une bonne grosse sieste. On ne sait jamais, les nuits en cabane réservent leurs lots de surprises. L’heure du repas s’approchant à grand pas, il était temps de commencer l’apéro afin de pimenter un peu la partie chibre qui devenait interminable. C’est avec plein de bonne humeur et de bonnes blagues que l’équipe dégusta un couscous un peu sec où il fallut boire de la bière et du vin pour éviter de s’étouffer. Même Isabelle a dû s’y résigner, c’est tout dire. D’ailleurs, nous avons failli la perdre à cause d’un vilain grain de couscous… heureusement, la fin du repas se passa tranquillement en observant la neige tombée.
Après une nuit étonnamment calme, sans ronflements, mais quelques « va et vient » aux toilettes pas très coordonnés, le réveil n’eut pas le temps de sonner puisqu’Isabelle était déjà prête à en découdre. Malheureusement, le Foehn s’était réveillé lui aussi et avait amené ses petits copains, ce qui compromettait fortement l’objectif du week-end, à savoir l’ascension du Mont Braoulé. C’est dommage, parce que toute l’équipe se réjouissait d’y brûler quelques calories bien emmagasinées le soir d’avant. Next time. C’est par un déjeuner autant varié que le couscous fut sec, qu’Isabelle pris la bonne décision de ne pas s’aventurer dans le brouillard et contre le vent. Surtout au vu des évènements qui se sont produits dans la région.
C’est donc en direction du soleil, que toute l’équipe descendit de la cabane par le même chemin que le jour d’avant. Si une petite couche de neige fraîche avait de quoi faire saliver plus d’un(e), elle cacha une vieille couche bien dure et bien usée par les nombreux passages vu que cet itinéraire est digne d’une autoroute. Comme réveil musculaire, on a connu mieux. Tout de même arrivée à Arolla sans casse de matériel, ni humaine, l’équipe se trouva face à 3 options :
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Prendre le bus de 09 :12 pour ensuite descendre à quelques arrêts plus loin et monter à La Palanste de la Cretta. Ensuite rentrer à la maison ;
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Faire un petit truc dans le coin et prendre le bus de 12 :12 pour rentrer à la maison ;
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Faire un gros truc dans le coin et prendre le bus de 15 :06 pour rentrer à la maison.
C’est après un corum que l’option 2 fut choisie. L’objectif du jour fut donc le « Pas de chèvres ». Comme le temps pressait un peu, l’option « avec le téléski » fut choisie au lieu de l’option « y aller comme des collants-pipettes », que certain(e)s n’auraient d’ailleurs pas trop appréciées. En profitant de la voiture de Johan pour y déposer tout ce qui ne servait à plus rien, afin d’un peu alléger les sacs, c’est à ce moment que Stefanie remarqua que ses peaux et ses coteaux étaient restées à la cabane. Elle accepta, bien que mal, son sort et décida de rester à la station pour profiter des pistes, en attendant que ses peaux reviennent, pendant que le reste de l’équipe s’en alla au Pas sous un vent glacial. C’est sans une goutte de transpiration, cette fois-ci, que l’équipe réduite atteignait le col. Les peaux furent enlevées une dernière. Une photo de groupe fut prise une dernière fois. Un claquement de fixation fut entendu une dernière fois...
La descente fut comme celle du matin, douce et soyeuse à l’extérieur, dure et rêche à l’intérieur. Elle se termina sur la piste à coup de virages coupés et tout le monde, y compris les peaux et les couteaux, se retrouva là où tout avait commencé. Le timing fut parfait puisque l’équipe a eu le temps de récupérer son matériel et faire tomber les chaussures de ski avant de monter dans le bus pour retourner dans leurs contrées.
On retiendra de ce week-end que :
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Même dans les moments les plus difficiles, il y a toujours quelqu’un pour vous soutenir ;
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Le plus important, n’est pas l’objectif en soi, mais d’être au bon endroit, au bon moment et avec les bonnes personnes.
Encore merci à toute l’équipe pour ce week-end bien sympa. Merci surtout à Isabelle d’avoir su nous supporter.
Ve 13 mar. 2026
3 jours à Zinal, courses en étoile
J1 De la poudre au car postal
Au petit matin, nous sommes 9 participants, bien casés dans 2 voitures, selon une réorganisation de dernière minute orchestrée par nos chefs de course. La répartition savante des randonneurs (véhicules et chambres) est une tâche presque aussi ardue que de guider le groupe noyé dans le blanc des nuages (voir 2e jour)… Félicitation spéciale aux organisateurs pour leur remarquable adaptabilité au vu des fortes fluctuations du nombre d’inscrits, et des prévisions météorologiques, les jours avant notre départ.
En ce premier jour, le soleil rayonne encore merveilleusement et le plus grand défi, pour celles et ceux qui n’ont pas leurs skis au pied tous les week-ends, est de suivre les plus aguerris dans les ascensions. Heureusement, nous utilisons habillement les installations pour limiter le dénivelé (merci le Magic Pass). Nous commençons par descendre au barrage de Moiry dans un carton déprimant : la montagne nous rappelle ainsi qu’elle reste maitresse de ses faveurs. Perdant peu à peu toutes nos couches (ça chauffe !), nous montons patiemment vers un sommet sans nom (SE du col de Torrent, 2987m.). Choix judicieux car, c’est là, dans sa pente nord (en direction du Lac des Autannes), que la magie opère : la montagne nous offre une poudreuse de rêve. Enchantés, nous remontons de ce pas au Diablon (crète SO) afin de profiter de sa pente bien raide (face NO 40°). Notre cardio sera encore brièvement sollicité pour rejoindre le Basset de Lona avant de profiter d’un dernier cadeau : la descente dans le couloir du Ché de Mareinda (face N >40°). Merci à Dame nature pour ce passage si esthétique et à la créativité de notre guide pour cette proposition pleine de fraicheur. Il ne nous reste plus qu’à suivre le Torrent de Lona jusqu’à Grimentz avant de retrouver (en car postal par Vissoie) notre relais de la Tzoucdana. Vive la flexibilité ! Y compris celle de nos chers hôteliers, accueillants et compréhensifs. Bienvenue aux 2 nouveaux arrivés qui viennent compléter notre sympathique équipe pour le reste du week-end.
Céline
J2 Vite avant que le temps ne se gâte
Comme aujourd’hui il neige, le programme est de commencer par le Pic d’Orzival. C’est dans la bonne humeur que nous profitons des installations, et nous voilà en quelques minutes à 2800m d’altitude. De là, nous portons nos skis sur l’arrête qui nous permet d’atteindre le fameux pic ! Une magnifique descente nous ramène ensuite au pied des installations de Grimentz.
La deuxième partie de la journée s’annonce plus blanche ! En effet, la neige commence à tomber alors que nous entamons la montée, (toujours sur les installations), en directions des Becs de Bosson. L’idée de base consistant à se rendre au Becca dé Lovegno est vite abandonnée et nous nous « contentons » de tourner autour des Becs de Bosson. Nous partons du Col du Louché, une petite descente, nous traversons un grand pierrier, une petite descente, puis… ça devient tout blanc ! La neige tombe de plus en plus fort, le vente souffle, on ne voit plus à 10m… et c’est donc cachés sous nos capuchons que nous suivons les skis de la personne devant nous.
Ces instants perdus dans le brouillard inspirent Nico qui nous livre tout d’abord une leçon de philosophie sur le thème : « la ténacité et une belle qualité » ou quelque chose dans le genre…. Pendant ce temps Christine étudie le GPS et cherche à ramener la petite troupe à bon port. L’appel du grand blanc inspire à nouveau Nico, qui se lance cette fois-ci dans une blague sur Toto (censurée dans le récit de course) qui porte en quelques mots sur : la maîtresse (d’école de toto), une dame qui vient en classe, un match de foot et une première fois... Et pendant ce temps…Christine étudie le GPS et cherche à ramener la petite troupe à bon port. Gilles « in Holiday » observe et ronge son frein, on voit qu’il aimerait bien participer (pas aux blagues sur toto, mais à la gestion de l’itinéraire). En grande conversation avec leur montre GPS, Christine et Nico nous guident finalement au Col de la Tsevalire, puis nous redescendons par les pistes direction Grimentz.
La soirée est agréable, dégustations de vins valaisans et fondue Anniviarde. Christine et Gilles refusent d’organiser une grande traversée des Alpes, Anne commande un double Génépi, Nico se lance dans des tableaux croisés dynamiques et tout le monde file au lit !
J3 Quand c’est bon on en redemande
Durant la nuit, il a neigé environ 40cm et le danger d’avalanches est de 3+. Nous partons donc direction Zinal pour une journée Freeride autour des installations. Arrivés sur les pistes, il y a de l’électricité dans l’air, car tout le monde veut faire la première trace ! Nous nous ruons donc sur les pistes ! Certains prennent leur première gamelle de la journée, d’autres surfent élégamment sur l’or blanc ! Après avoir tournicotés quelque fois sur les installations et divers couloirs, nous entamons la descente direction Grimentz sur la piste des chamois ! Le couloir est magnifique, la poudreuse est bonne, nous pique-niquons, Céline nous dit aurevoir, puis sur le chemin qui serpente jusqu’à Grimentz une équipe se lance dans un ski cross effréné !
Dans la cabine qui nous remonte à Zinal, alors que l’équipe commence à fatiguer et que les jambes tirent fort, Nico nous annonce que nous allons retourner en haut des installations, remettre les peaux, traverser l’arrête de Sorebois, pour arriver en haut d’un joli couloir. Tout cela en 20’ !!!! Devant les visages fatigués de l’équipe Nico met en pratique sa fameuse leçon de philosophie sur la ténacité. Impossible de lui résister : malgré l’air fatigué du groupe, malgré un panneau interdit, suite au conseil du gars des installations, nous nous retrouvons finalement embarqués sur l’arrête de Sorebois ! Et heureusement… car arrivés en haut (45 minutes plus tard !), la vue est magnifique ! Nous nous élançons ensuite dans une descente de 1500m le long du torrent de Laulosse, direction Zinal. La neige est bonne, nous surfons sur la poudreuse, tout en faisant de notre mieux pour éviter les zones de croûtes !
Merci à Christine et Nico pour leur magnifique énergie, leur générosité et ces trois jours passés ensemble !
Ariane
A nous Chefs de course, de remercier Céline et Ariane, nos 2 rédactrices très inspirées.
Sa 7 mar. 2026
Traversée S-N Loèche - La Lenk par 4 pentes N
Samedi 7 mars – Daubenhorn (2942 m) et Pointe 2993 m
C’est presque un petit miracle que les dix participants à cette sortie se retrouvent dans le bus de 8 h 41 à Leuk. Le bus est bondé et la moitié du groupe effectue le trajet jusqu’à Leukerbad debout. Marcel et Nicolas, qui ont fait du ski leur occupation principale ces trois dernières semaines, arborent un magnifique teint bronzé. Pour Nicolas, je me demande toutefois si une fine couche de crasse ne contribue pas à renforcer ce bronzage ; en tout cas, une persistante odeur de vomi semble l’accompagner à la sortie du bus.
Avant de chausser les skis, un arrêt café est prévu au Gemmi Lodge. Mais Gilles et Alain succombent rapidement à l’attrait d’un splendide buffet de salades. Il faut dire que plusieurs heures se sont déjà écoulées depuis la sonnerie du réveil.
Les choses sérieuses peuvent alors commencer. Deux sommets et deux pentes nord figurent au programme du jour. Nous entamons l’ascension du Daubenhorn sous un ciel splendide et avec un enneigement de qualité. Le rythme est soutenu jusqu’à la première pause. Anne nous annonce alors qu’elle préfère renoncer, la douleur à son mollet s’accentuant… à moins que l’appel du sauna du Gemmi Lodge ne se révèle plus fort que celui du sommet.
Le reste de l’équipe poursuit jusqu’au pied de l’arête sommitale. Nous laissons sacs et skis en dépôt, avalons un rapide pique-nique et terminons l’ascension à pied. Le gaz est bien présent sur l’arête et la vue plongeante sur Leukerbad est spectaculaire.
La descente commence par une traversée tout schuss du Daubenhorn Gletscher, avant de longer la falaise en profitant de tracer quelques belles courbes en pente nord (première pente nord). À 2520 m, nous repeautons pour rejoindre notre deuxième objectif : une pointe sans nom culminant à 2993 m. Le décor devient plus sauvage et les conversions s’enchaînent dans une succession de petites combes.
Courte pause au sommet, puis nous plongeons dans des pentes avoisinant les 40°. Ski ludique et soutenu sur plus de 500m de dénivelé. Les conditions sont excellentes et le plaisir bien présent (deuxième pente nord).
La journée touche à sa fin, mais un dernier repeautage est nécessaire pour rejoindre le Gemmi Lodge… où un apéro et un repas festifs nous attendent.
Antoine
J2. Une journée qui coupe… le souffle avec ou sans couteaux
Le deuxième jour commence comme le premier s’était terminé : en beauté. Le petit-déjeuner de la Gemmi Lodge brille autant que le souper de la veille, et le buffet du matin rivalise sans peine avec le génépi qui nous avait envoyé au lit avec le sourire.
Sur le pas de porte déjà, le froid et le vent nous accueillent façon cryothérapie gratuite : doigts glacés, nez gelé nous rappellent que la montagne, elle, ne sert pas de tisane chaude. Au loin, droit devant nous, au bout du faux plat, le soleil chauffe déjà les pentes sud du Wildstrubel, comme pour nous encourager à avancer.
La première difficulté se présente sous la forme d’un petit ressaut ambiance couteau suisse. Au milieu, il a bien fallu se résoudre à les sortir du sac. Une décision aussi tranchée que nécessaire. Après tout, quand la pente coupe le souffle, autant couper la pente.
La montée se poursuit gaiement jusqu’au Schneehore (3’180m) qui tient sa promesse : réaliser notre troisième face nord du week-end. Et quelle face ! On commence à en collectionner autant que certains collectionnent les timbres… sauf que les nôtres brillent, crissent et font « crrrr » sous les skis. Le grésille nous offre une descente scintillante, on skie comme on rêve : sans bruit, sans effort, sans vouloir s’arrêter.
Pause bronzette et pic nic sur le glacier, puis cap sur le dernier sommet du week-end : le Wildstrubel (3’244m). Là-haut, on croise des copains qui choisissent de suivre l’explosif TNT (Train-Neuville-Trace)… pour l’élancer avec nous dans le couloir nord. Une descente extraordinaire, gratifiante, et surtout longue : après quelques 1200 m de montée, 2400 m de descente dans une ambiance et des conditions fabuleuses. Qui dit mieux ?
Encore quelques zones vierges nous permettent de zigzaguer entre ressauts rocheux et barres un peu trop hautes pour être ignorées. Prudence oblige : un œil sur la carte vaut mieux que de s’embarquer dans une galère. Merci Gilles, notre GPS humain, toujours prêt à éviter le demi-tour style « Nico-remets-tes-peaux ».
En bas, la neige de printemps nous accueille, d’une rivière à traverser à un dérapage sur le chemin d’été, et d’un festival de chaussage-déchaussage pour ménager nos lattes déjà traumatisées. La première raie est faite, les suivantes font un peu moins mal à l’astragale et au porte-monnaie.
Comme promis, le bistrot au bout de la vallée de La Lenk est ouvert : boissons, gâteaux avec ou sans Rahm mais sans téléphone, et un bus à l’heure. Le retour en train nous ramène doucement vers la civilisation trépidante, après un week-end où l’espace et le silence avaient repris leurs droits.
Nicolas
Merci à tous de m’avoir suivi dans cette traversée S-N entre le Valais et le Simmental. Quelle magnifique ambiance, avec toujours cette dose d’humour qui vous caractérisent😊
MERCI à tous avec un p’tit plus aux deux rédacteurs.
Sa 28 fév. 2026
Piz Badus - Piz Ravetsch (modifié)
Pour citer un de nos fidèles membres: "Les courses avec Laurent sont géniales. Point final." (Rapport de la course du 21 juin 2025, première phrase)
En d'autres mots... Si le réveil aura piqué un peu plus pour certain.e.s que pour d'autres ce samedi matin, un superbe coucher de lune et un magnifique lever de soleil vaudront comme premier pouce levé du week-end.
Après un trajet sans embûches, le premier défi cartographique n'est pas de trouver le début de la fameuse trace bleu, mais plutôt LA place dans le parking-ville Reuss d'Andermatt... la sortie pour piétons n'étant pas plus facile à trouver! Timing parfait, nous retrouvons les passagers de la 3e voiture devant l'entrée de la gare, juste à temps pour un (deuxième) déjeuner avant d'embarquer dans le petit train rouge. Attention: la légende dit que le café peut donner des palpitations même aux randonneurs les plus chevronnés!
Au vu du bulletin avalanche des derniers jours, le programme du week-end sera vu, revu et re-revu constamment: une belle leçon de réévaluation selon les conditions du terrain, merci pour la masterclass Laurent! Notre petite troupe se met ainsi en route pour le Pazolastock (Piz Nurschalas, 2739m) le sourire jusqu'aux oreilles, consciente que le sommet de la journée ne sera peut-être pas celui doté d'une croix. Et finalement si: c'est non sans 2-3 virages autour des mottes de terre que nous atteignons le premier sommet de la journée. Un superbe et très accessible bout d'arrête ensoleillé nous mène ensuite sur le Rheinquellenstock (Piz Tgina dil Rein, 2742m). Depuis là -> descente! Enfin bon, pour un certain participant, c'est apparemment le bon moment de s'improviser une partie de bowling avec un casque... Pour les autres, il s'agira de bien choisir sa trace et de ne dessiner des virages que sur la moquette et surtout pas les zones qui nous font lancer des gros "oufff..." Nous traversons le Tomasee (Lai da Tuma, communément considéré comme la source du Rhin) puis profitons de quelques derniers virages avant de savourer nos sandwichs. Une petite montée digeste nous permet d'atteindre rapidement la cabane Maighels (Camona da Maighels, 2313m) – mais hors de question de se reposer! Peut-être encore sous l'effet du café matinal, notre troupe se met en route pour le Piz Cavradi (2607m) - oui c'est vrai, le sac allégé. Les derniers virages printaniers de la journée nous mènent directement sur la terrasse, où nous profitons des derniers rayons de soleil de la journée, avec une grandiose vue sur le Val Maighels et ses sommets.
Un délicieux souper, une page du livre de cabane bien remplie et une chambre à température, je cite, "parfaite" closent cette journée qui, à elle seule, aura valu le déplacement en terres grisonnes. Non sans oublier que: il y aura TOUJOURS deux cookies et deux cuisses de poulet, nous ne savons juste pas chez qui! Ah et aussi, on ne la fait pas à l'envers à Caroline, nom d'une pipe!
Dimanche = jour de repos. Euuh non, dimanche = jour de brouillard. Après un déjeuner qui égale au minimum le repas du soir d'avant, nous nous en allons gaiement et à la queue leu leu sur les traces d'un sommet quelque part au bout du val. Des premiers kilomètres dans le silence à chasser les skis de celui/celle de devant pour un sommet que nous ne verrons jamais, et tout ça en étant suivi.e.s par des compagnons apparemment muets (le bonjour ne semble pas être une politesse universelle), nous garderons néanmoins un bon souvenir puisque: "Les courses avec Laurent sont géniales. Point final." Une fois le glacier de Maighels traversé sûrement en suivant les traces de notre Monsieur GPS, il est temps de chausser les crampons. C'est un col et un bout d'arrête plus loin que nous faisons demi-tour. Notre sommet se trouvera aujourd'hui 50m avant la croix du Piz Borel (2953m). En effet, par ce temps bouché, le petit rappel nécessaire pour rejoindre le vrai sommet ne nous semble pas absolument nécessaire. Une fois les skis rechaussés, ce n'est maintenant plus les pages du livre de cabane mais le carton que nous grifferons jusqu'à se retrouver à hauteur de la cabane. Nous repeautons juste assez longtemps pour pouvoir dire que nous avons fait deux montées, puis suivons l'itinéraire presque damné jusqu'au croisement crucial: Col ou gare de Tschamut-Selva? Ce sont finalement les virages de printemps qui l'emportent sur les 180m de D+ qui nous séparent de l'Oberalppass. Mais aucune frustration n'est laissée sans réponse: les plus convaincu.e.s se lancent dans une intensité digne d'une préparation à la PdG pour attraper le train qui part dans 3 minutes! Malheureusement sans succès. Mais nous savons désomais de source sûre que "l'aquaponey, c'est bien".
Un grand merci à tou.te.s pour la belle ambiance et un grand merci à Laurent pour nous avoir concocté une superbe sortie malgré des conditions peu prometteuses!
Un grand merci à notre rédactrice du week-end Leila !
Ma 24 fév. 2026
Col du Simplon, modifiée
1. Jour 1 – Rosswald : la montagne dit non, la bière dit oui
La journée commence avec de nobles ambitions, mais la montagne, elle, avait visiblement décidé de jouer en mode niveau expert suite à au déclenchement à distance d’une avalanche provoqué par une dameuse courageuse. Les pentes étaient tellement chargées qu’on aurait pu y faire un déménagement complet, cartons compris. Même proposer une petite course de remplacement aurait relevé du sketch. La meilleure option, finalement, fut de skier sur les pistes, de profiter de la neige damée et de conclure la journée par une bière bien méritée au soleil avant de redescendre en cabine (sans avalanche, sans drame, sans gloire… mais avec style juste avant la fermeture) vers la plaine et retenons que si on ne peut pas gravir un sommet, on peut au moins faire monter le moral de la troupe.
La nuit à l’hospice apporte calme, chaleur, et un certain nombre de ronflements non identifiés.
2. Jour 2 – Spitzhorli : la boucle qui fait plaisir
Pour ce deuxième jour, l’objectif est une course facile dans les environs du col. Le choix se porte sur le Spitzhorli, avec un parcours en boucle et un retour par l’arête du Straffulgrat. Nom parfait pour tester l’équilibre, la technique, et la capacité à prononcer « Straffulgrat » avec une monstre poignée de bonbons genre Haribo Happy life sans s’étouffer. La neige, parfois capricieuse, offre tout de même de belles sections qui font plaisir à tout le groupe. Mention spéciale à la dernière pente, un petit bijou, pas trop ramollie malgré des températures qui feraient fondre un bonhomme de neige au mois de mai.
Retour à l’hospice pour une deuxième nuit, et – événement rare – préparation de la course du lendemain par les participants eux-mêmes. Comme ki dirait, soutenus et encouragés par une bonne Échappée de derrière les fagots, tout peut arriver. Pour de vrai, même le Genepi et son aromatique Artemisia Mutellina ne pouvaient régater.
3. Jour 3 – Magehorn : encore une boucle, encore du bonheur
Le troisième jour propose un sommet facile : le Magehorn, avec retour par le Bistinepass. Une boucle, encore, mais quand c’est bon, pourquoi changer ? Les conditions sont bonnes, le ciel encore et toujours bleu, le soleil radieux, avec quelques passages piégeux juste pour rappeler que la montagne aime garder la main, quel suspens.
Et pour conclure ces trois jours : une binch partagée devient simple, efficace, universelle... Le genre de boisson qui dit : « On l’a fait. On est vivants. On a même eu du plaisir. » Et le pique-nique de Léa ? Celui promis la veille, trouve enfin son épilogue et moment de gloire.
4. Bilan général – Trois jours, trois sommets (ou presque), zéro regret
Des courses sympas, une équipe de jeunes sympas, des vieux crabes sympas, des dénivelés sympas, une van life sympa… bref, un séjour tellement sympa qu’on aurait presque envie de le refaire, malgré les genoux qui grincent et les peaux de phoque qui pour certains réclament de la colle et pour d’autres des vacances.
La vraie découverte ? Que ces jeunes ont réussi à supporter trois jours durant une bande de vétérans de la montagne, et que les vétérans ont survécu à trois jours d’énergie juvénile. Un exploit digne d’un sommet, sans doute le plus haut du week-end.
Di 22 fév. 2026
Région Gantrisch / destination et date modifiées !
Gemsflue – Bürgle – Schibespitz
Après modification de la date – pour cause de météo – et de la destination – pour cause de risque avalanche – ce sont finalement sept joyeux clubistes qui se retrouvent pour une virée dominicale dans le Gantrisch.
Au traditionnel café-croissant on discute les plans A, B, C, D… et on décide de tenter le Morgetepass pour toutes les variantes qui s’offrent à nous depuis ce point stratégique.
Dès le départ de la Untere Gantrischhütte on quitte l’Autoroute du Morgete pour prendre l’itinéraire Bis du Gantrischseeli, ce qui en désoriente plus d’un. Pendant que deux chamois crapahutent sur le sommet escarpé du Chummlispitz, nous gravissons avec presque autant d’agilité les pentes en contrebas et arrivons sur la butte au-dessus de la Chummlihütte. Là, la vue se dégage sur le Morgetegrat… et sur une trace de montée au Morgetepass déjà toute faite et plutôt bien faite. On boit un p’tit coup et on repart. Celui qui avait décidé de profiter discrètement de cette pause pour faire une sieste met un peu plus de temps à décoller mais nous rattrape et nous dépasse bien vite grâce à une nouvelle technique de fartage des peaux absolument révolutionnaire.
La montée au Morgetepass, souvent un peu rock’n’roll, passe cette fois comme une lettre à la poste. Bravo à tous ! Et là, le ciel, jusqu’ici un peu gris, se dégage et les nuages font place au soleil. Nous décidons de partir direction Gemsflue et Bürgle pour profiter de leurs pentes avant qu’elles ne se transforment en grand chantier solaire alpin. L’ensoleillement optimal de ces pentes sud invite à la pause… un peu trop peut-être… y’en a qui ont de nouveau du mal à décoller !
Depuis le promontoire de la Gemsflue, on profite de la vue sur le Gemsgrat et l’Ochse en enfilade, puis on rejoint le vrai sommet. Première tournée de hugs ! Pas de chamois à la Gemsflue – publicité mensongère ! – mais un nègle (ndlr : oiseau de couleur) et un autochtone visiblement un peu déçu que des étrangers aient trouvé le chemin de son petit sommet secret à lui tout seul… Désolés, mais nous aussi on aime bien sortir des sentiers battus !
Dépeautage, descente direction nord, repeautage, et montée au Bürgle. Deuxième sommet, deuxième tournée de hugs !
En redescendant on zyeute les entrées des divers couloirs NE. L’un d’entre eux a l’air bien tentant, mais aussi déjà bien tracé… on lui préfèrera finalement la belle et large pente SE menant à l’Obriste Morgete. Dans cette pente presque vierge et revenue à souhait, chacun fait sa trace et y va de ses petits virolets ou grosses bananes… youhouou !
Pic-nic bien mérité (enfin ! dirons certains) à l’alpage d’Obriste Morgete et on repart direction Morgetepass. Un participant pour qui une sortie réussie c’est une boucle + un sommet + un portage, improvise alors le portage manquant à cette sortie presque parfaite. Visiblement, y’en a qui en ont encore sous les spatules… et puis y’a à peine 100m de dénivelé jusqu’au Schibespitz et l’entrée de sa belle pente nord-ouest… ça vaut la peine, non ? Troisième sommet, troisième tournée de hugs, et troisième et dernière belle descente.
Cette magnifique journée se termine comme il se doit avec une bonne bière au Hirschen de Planfayon et une ultime tournée de hugs, évidemment 😉
Merci à tous pour votre bonne humeur, votre humour décalé et votre belle énergie !
Quel plaisir de partager cette journée avec vous ! 😊
Christine
Di 15 fév. 2026
Ochse (2188m) et Bürgle (2165m) / date modifiée !!
Comme ce rapport vous le confirmera, Christine a eu fin nez de déplacer sa course du samedi au dimanche. Michaël, Nicolas A. et Ariane en ont bien profité. Une course qui se fera donc en petit comité ; « klein aber fein » comme disent nos amis germanophones.
La cheffe n’en est pas à son coup d’essai dans la région. De Schwäfelbergbad, les quatre suivent donc la Louigrat et son ancien téléski. Magnifique itinéraire mais vicelard : attention aux trous à proximité des rochers ! Certaines s’y sont retrouvées piégées… Le brouillard élevé donne une ambiance ésotérique et quelques magnifiques clichés sur la crête avant de faire place au soleil.
A part un régional qui trace trop raide, ils ne rencontrent pas âme qui vive. De leur mirador, ils peuvent ainsi suivre la progression de la bonne vingtaine de personnes qui ont emprunté l’itinéraire standard de la combe « Im Ofe ». Ce n’est qu’en arrivant au Sattel qu’ils retrouvent la populace. Des Français et leur nonne porte-bonheur s’engagent dans la belle pente de l’Oberalpigle qui a l’air ma foi tout simplement délicieuse : mmmmmmhhhhhhhh !
L’état de cette pente, le brouillard qui stagne en direction du Morgetepass et les nuages annoncés en augmentation dans l’après-midi convainquent le groupe de renoncer au Bürgle pour se concentrer sur l’Ochse.
Après avoir déposé leurs skis, ils s’attaquent donc aux quelques mètres de rochers qui les séparent du sommet ce qui ne s’avère pas si évident : la neige fraîche permet de bonnes marches mais cache aussi la glace. Ils se retrouvent seuls au sommet pour la photo de groupe et c’est Nicolas qui se gèle les mains pour l’inscription dans le Gipfelbuch.
De retour à leurs skis, les quatre clubistes se réjouissent de la pente qui les attend et ils ne sont pas déçus. C’est dans une débauche de virages que tous atteignent l’alpage supérieur pour un pique-nique bien mérité.
Après une bonne pause, ils se remettent en route pour le Sattel mais les conditions sont tellement bonnes qu’ils décident de rempiler pour une deuxième descente. Ils se dirigent donc sur l’Alpiglegalm pour trouver d’autres pentes libres de traces. Comme la neige est encore meilleure qu’à la première descente, même celui qui avait décrété ne vouloir redescendre qu’un petit bout se retrouvera aussi bas que les autres ! C’est dans la joie et la bonne humeur que tous remontent jusqu’au Sattel pour enlever leurs peaux. Ils suivent ensuite l’itinéraire de la combe pour revenir à leur point de départ et Christine arrive même à leur dégotter encore un peu de poudreuse !
Après une panachée à Düdingen, l’équipe, heureuse, se remet en route pour La Neuveville.
Un immense MERCI à Christine pour cette sortie mémorable.
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… et MERCI à toi, Ariane, pour avoir si joliment mis en prose nos souvenirs de cette belle journée :-)
… et MERCI à toute l’équipe pour votre belle énergie et votre enthousiasme débordant :-)
Di 15 fév. 2026
Le Métailler modifié en Pointe de Mandelon 2559
Etant donné le risque d’avalanche de degré 3+, nous avons opté pour la Pointe de Mandelon et ses pentes ne dépassant jamais les 30 degrés. Bien nous en a pris, la journée fut magnifique et détendue, la bonne humeur présente tout au long de l’ascension et les pauses bien échelonnées et fréquentes ! 😊
La descente fut belle avec cependant quelques cailloux, surtout dans la partie supérieure où la neige avait été soufflée.
Bref, magnifique journée, merci à tous et à une prochaine pour de nouvelles aventures !
Sa 7 fév. 2026
Rando tranquillo 2 jours Ovronnaz
Dent de Morcles
Rendez-vous est donné au bas des pistes d’Ovronnaz où il y a foule même avant l’ouverture du télésiège car le soleil et la poudre sont au rendez-vous.
Notre GO Caroline y accueille Jérémie, son acolyte pour le week-end, ainsi que Virgile, Maxime, Marc, Cédric, Leïla, Léa, Sylvie et les deux Ariane.
Tout ce beau monde prend deux accélérateurs de montée et se retrouve en quelques minutes au sommet du Col de Forcle avant de descendre sur Les Grands Prés pour y mettre les peaux. Comme il ne fait pas chaud, c’est d’un bon pas que toute la troupe se met en route pour le Col de Fenestral. Tout le monde ne maîtrise pas les quelques mètres de descente à peaux car un grand « Hiiii la merde » ponctue notre arrivée à la cabane du même nom où nous passerons la nuit.
Afin de gagner quelques grammes, nous y laissons une partie de nos affaires avant de nous mettre en route pour notre sommet du jour. Un petit portage pour rejoindre la crête permet à toustes de tester le poids des skis sur le sac. Quelques conversions et enjambées plus tard, la troupe atteint la Dent de Morcles sans encombre. Paysage à couper le souffle mais comme il n’y fait pas chaud, toustes se remettent rapidement en route pour la descente après la photo de groupe.
Sur une base démocratique et avec une soif de poudre, le groupe laisse tomber Tête Noire au profit d’une remontée en direction du Col de Fenestral : c’est que la pente est de Tête Séri réserve encore de nombreuses possibilités de s’éclater même si elle a déjà été parcourue par de nombreux skieurs. La troupe ne s’en prive pas dans un joyeux délire de virages.
A force d’être enlevées et remises, certaines peaux ont de la peine à coller. De plus, des fixations gelées donnent du fil à retordre. C’est donc grâce au système D que toustes atteignent à nouveau le Col de Fenestral et sa cabane depuis laquelle la vue sur la région des Combins et du Mont Blanc est magistrale , surtout au coucher du soleil.
Il faudra bien évaluer l’hydratation nécessaire et celle superflue car, manque de bol, les toilettes sont dehors. Heureusement, de fabuleuses Bottes de la Lune permettent deles atteindre sans devoir remettre nos chaussons humides de nos pérégrinations de la journée.
Après une excellente soirée, la fine équipe se couche tôt pour une nuit bien méritée. Certaines personnes décident de mettre des boules quies, d‘autres se lancent dans une nuit sans filet côté auditif. Certains mettent un bonnet pour éviter les boucles folles au réveil pendant que d’autres laissent libre cours à leur chevelure.
Ceux qui ont eu le courage de se lever pour aller faire pipi vous le diront : le ciel étoilé était magnifique cette nuit-là…
Un grand merci à Caroline pour cette magnifique journée.
Ariane PT
C’est après plus de 9h de sommeil que toute l’équipe se retrouve au petit déj ! C’est le moment de faire le plein de sucres rapides, qui ne combleront pas tous les estomacs pour la suite de la journée ! Ce premier moment de mastication nous permet d’écouter le briefing du matin selon Caroline :« si ça vous va, on partira quand on sera prêt ! ».
La journée est à nouveau belle et c’est sous le soleil que nous sortons de la cabane pour nous engager dans notre première descente direction le Mont Bron. Nous surfons sur la poudreuse et plongeons en direction du lac Supérieur de Fully. La vallée est magnifique et c’est sous les couleurs du matin et en mode contemplatif que nous suivons les traces de Caroline, tandis que notre « border chameau » ferme la marche et veille sur la petite troupe.
La montée jusqu’au Mont Bron nous permet d’exercer les conversions. Chacun y allant de sa petite technique personnelle, mais pas toujours fonctionnelle. Caro profite de l’arrive au sommet pour se percher sur une petite dune et démontrer à toute l’équipe comment « converser » avec facilité !
Nous partons ensuite vers le Diabley. Cette fois-ci, le vent est au rendez-vous et la neige étant glacée nous sortons les coteaux. L’arrivée au sommet se fait à pied et s’est entassés les uns sur les autres que nous immortalisons ce moment !
Nous descendons ensuite direction Sorniot ! Une nouvelle fois dans la poudreuse. Les cris de joie retentissent, certains chutent avec plus ou moins d’élégance et c’est le sourire aux lèvres qui nous nous arrêtons pour dîner près de la cabane de Sorniot. Jérémie improvise un cours sur les couches de neige. Nous comprenons mieux pourquoi l’hiver risque d’être en zone 3 dans beaucoup de régions et surtout qu’il ne vaut mieux pas déclencher d’avalanche….
C’est dans la bonne humeur qui nous entamons cette fois-ci notre dernière montée direction Le Basse. Caroline nous encourage : « vous êtes une super équipe ! ». Nous évitons surtout de penser aux dénivelés parcouru ces deux derniers jours et nous nous félicitions intérieurement d’avoir choisi l’option « rando tranquillou ». C’est de conversion en conversion que nous arrivons au Basse. Nouvelle tournée de hugs avant d’entamer la dernière descente direction Ovronnaz. Certains, avec plus de facilité que d’autres : « les gars (pas ceux à Caro), je suis passagère de mes jambes ! ».
Nous finissons la journée autour d’un verre. C’est le moment de réaliser que nous venons de vivre deux jours avec des gens que nous ne connaissions pas et avec lesquels nous avons partagés tellement de choses. Un paradoxe apparaît alors, nous étions totalement déconnectés, mais en même temps tellement plus connectés…. Nous avons partagé deux jours d’entraide, de bienveillance, de respect et de rire, au milieu d’une nature magnifique. C’est le cœur léger et le sourire aux lèvres que nous rêvons à de nouvelles sorties « rando tranquillou ».
Un immense merci à cette magnifique équipe “big smile” tellement enthousiaste!
Merci les 2 Ariane pour votre joli compte rendu.
A tout bientôt pour compléter mon dictionnaire des expressions!
Caroline
Di 1 fév. 2026
Initiation à Chasseral
Journée initiation ski de randonnée à Chasseral – 1er février 2026
Il est 9h00 lorsque l’équipe se retrouve en haut du village de Nods.
L’air est frais, le matériel prêt. L’objectif de la journée est clair : reprendre ses marques en peau de phoque, apprivoiser à nouveau l’équipement, prendre le temps de décortiquer les gestes techniques — notamment les conversions — et surtout, partager un vrai moment de plaisir en montagne.
Sous les conseils attentifs de Caroline, notre cheffe de course du jour, Gilles se lance dans sa toute première sortie en peau de phoque. Lauranne et Sylvie complètent la petite équipe.
Les premiers mètres se font tranquillement, le long de chemins serpentant à travers la forêt. Les terrains variés offrent un cadre idéal pour s’exercer : les conversions s’enchaînent, sur des pentes de plus en plus marquées, dans une ambiance studieuse et de bonne humeur.
Peu à peu, la pente se redresse, jusqu’à atteindre les rochers, c’est le dernier passage avant le sommet.
La matinée file à bon rythme. Arrivés au pied de l’antenne, passage obligé, une pause s’impose. Le temps de reprendre son souffle, d’échanger quelques anecdotes et de profiter du panorama, plus particulièrement du soleil. On est content !
Un peu plus loin, sur la crête, vient enfin le moment d’enlever les peaux : joie et impatience se font ressentir pour la descente.
Contre toute attente, la neige se révèle plutôt agréable, et chacun y trouve son plaisir. La descente est chouette… jusqu’à ce que le manque de neige impose la fin de l’aventure skis aux pieds.
Pour les derniers mètres, les skis sont harnachés sur les sacs à dos, et l’équipe termine la boucle à pied, le sourire aux lèvres, en rejoignant les voitures.
Une sortie simple, formatrice et conviviale — exactement comme on les aime.
Gilles est enchanté et c’est, sans aucune doute, la première sortie d’une longue liste !
Merci Caroline pour ce beau dimanche
Merci Sylvie pour ce chouette récit
Di 1 fév. 2026
Freeride Verbier avec OJ
Le rendez-vous est fixé à 10h30 aux Attelas. Nous sommes 3 adultes et 5 jeunes, belle équipe ! Tous n’ont pas le DVA et le sac pour porter les skis mais nous arrivons à nous arranger. Par chance, les membres de l’équipe sont en forme !
C’est parti pour une piste d’échauffement, Chassoure, joli champ de bosses qui mettent déjà jambes et genoux à l’épreuve !
Nous remontons pour attaquer le 2e plat de résistance, une jolie traversée, skis sur le sac, au-dessus du Lac des Vaux afin de rejoindre la descente « Rocky Garden ». Chacun monte à son rythme et tout le monde arrive en haut, bravo !
La descente dans la poudreuse est belle, mais attention, les cailloux ne sont jamais très loin. Arrivés en bas, nous repartons pour le Mt-Fort. Une pause chaises longues est la bienvenue. Nous prenons un bon pique-nique et c’est reparti. Après avoir conquis, les bosses impressionnantes du Mt-fort, nous nous attaquons aux escaliers du Paradis. Pas tous, 2 jeunes préfèrent renoncer à cette 2e ascension à pied. Nous sommes donc encore 4 rescapés pour cette dernière montée.
La descente est à nouveau belle dans une neige légère, quel plaisir avant de maitriser encore le dernier champ de bosses. Les jambes se font sentir!
Bravo à tous, vous avez bien su profiter de cette belle journée ! Repos bien mérité !😊
Isabelle
Di 1 fév. 2026
Pic Chaussy
La réservation du sommet de 12h10 à 12h20 a été respectée et nous avons eu droit à notre moment d’intimité avant l’arrivée d’autres usagers de la montagne.
Grâce à une remontée d’une petite demi-heure, nous avons découpé une superbe pente chargée de poudreuse qui ne demandait qu’à recevoir nos traçages élégants.
Pour une fois que nous évitions l’axe principal du Chablais, nous avons tout-de-même eu droit à nos bouchons du dimanche car le festival des mongolfières se tenait à Châteaux-d’Oex.
Sa 31 jan. 2026
Grammont (2172) - modifié Birehubel
Le Birehubel, version « renard des neiges »
Quand le Gramont fait la grimace et que les conditions d’enneigement jouent les divas, il faut un chef de course qui a du flair. Heureusement, Laurent Torriani, notre renard des neiges certifié, a sorti son museau de la carte et nous a déniché un plan B… qui avait tout d’un plan A amélioré : le Birehubel, sommet posé dans le prolongement du Hundsrügg et culminant à quand même 1’937 m.
Et déjà, tout commence bien. Parce qu’un chef de course qui donne rendez-vous dans un café, c’est un peu comme un guide spirituel qui commence par distribuer des nüssgipfelis. On ne le dit pas assez, mais ça change tout. Le moral grimpe, les skis ne se croisent pas, et même les peaux semblent mieux coller. Bref, la journée partait du bon pied… et du bon café.
Depuis Ablänschen, direction le sommet du jour. Puis, comme des cabris sous amphétamines, nous avons enchaîné bosse après bosse, slalomant entre brume timide et soleil pudique. Le tout dans une ambiance « seuls au monde », à tracer toute la journée dans des pentes immaculées, tellement vierges qu’on hésitait presque à leur demander la permission avant de les rayer… ou, pour l’absent du jour… à les rider…
Et puis, à l’extrémité de la dernière croupe neigeuse vint la descente finale, celle repérée le matin, celle qui fait briller les yeux et trembler les cuisses. Un couloir comme on les aime :
- neige légère,
- pente sérieuse mais pas revêche,
- poudreuse à volonté,
- et une face que le soleil ne touche que le 21 juin, probablement pour lui souhaiter un bel été.
Un vrai dessert glacé, servi sans supplément.
Retour ensuite à la civilisation, ou du moins à ce qu’il en reste : une route enneigée, rare privilège de nos hivers modernes. On savoure chaque mètre comme un cadeau, un peu comme si la montagne nous disait : « Allez, je vous en mets encore un petit bout, pour la route ».
Et pour conclure cette journée parfaite, tradition immuable oblige: la binch, logique suite du café du matin. Parce qu’une course qui commence au bistrot et se termine au bistrot c’est l’équilibre parfait, celui que tout peau de phoqueur averti recherche… identique à un fromage d’alpage affiné avec amour, aussi logique qu’une trace fluide dans la poudre fraîche… bref, un ranz des vaches qui lui permettra de les entendre meugler dans toute de la Vallée de la Jogne.
Merci à Nicolas pour ce compte-rendu!
Sa 24 jan. 2026
Randonnée à ski région Kandersteg
Samedi 24 janvier : Unteres Tatelishore - 2498m
La météo du début de semaine est très incertaine, mais finalement notre cheffe de course nous donne le « ok to go » mercredi soir, pour notre plus grand bonheur.
Comme notre petite troupe de six randonneurs est un peu éparpillée, le rendez-vous de regroupement est fixé à la gare de Berne. Celui-ci s’effectuera toutefois à la gare de Kandersteg, puisqu’un participant ne se trouve pas dans la même rame — du même train cependant, ouf…
Le café traditionnel aura lieu au sommet du téléphérique de Sunnbüel avant d’entamer notre jolie balade. Une petite descente sur le chemin raquettes-piétons-ski de fond-ski de rando nous sert d’échauffement avant de rejoindre un grand plateau, où nous mettons les peaux sous l’œil attentif et curieux d’un gypaète barbu ! De là, nous apercevons déjà la croix de notre sommet du jour, le bien nommé Unteres Tatelishore !
La montée se fait tout en douceur, dans un joli vallon offrant de bonnes conditions de neige, ponctuée de quelques petites pauses boisson avant d’attaquer la dernière pente, tandis que nos yeux attentifs repèrent déjà la meilleure neige pour la descente. Le soleil nous accompagne, dans une température parfaite. Sommet atteint : vue grandiose et félicitations ! Nous méritons amplement une petite pause pique-nique, à quelques mètres en contrebas de la croix, bien à l’abri du vent.
La descente se déroule dans une neige poudreuse et agréable, parfois un peu plus dure, mais toujours facile. Retour sur le fameux plateau, avant de repeauter pour atteindre le Berghotel de Schwarenbach.
Petite pause à l’arrivée à Schwarenbach, puis micro-cours avalanche et recherche DVA sous la direction de notre cheffe de course. Chacun y va de ses avis et expériences, ce qui est toujours très utile et intéressant à partager.
Le vent et le froid commencent à mordre : il est temps de rejoindre le dortoir et de s’installer. Certains pensaient se reposer tranquillement avant l’apéro… que nenni ! La journée n’est pas finie (serait-ce une nouvelle directive du CAS La Neuveville 😉 ?) : stretching pour six dans les 3 m² de notre dortoir, les corps s’entrechocs un peu dans une bonne humeur communicative.
Finalement, un petit apéro suivi d’un repas copieux clôture cette magnifique journée, bien remplie.
Olivier
Dimanche 25 janvier : Rote Totz – 2847m
Le déjeuner est fixé à 7h30. Cela paraît bien tard pour ceux qui peinent à trouver un sommeil profond en « cabane » et qui piétinent depuis 6 heures du matin. Cela ne pose en revanche aucun problème à Simone, qui s’endort en 3 minutes et qu’il faut secouer 15 minutes avant de passer à table. Tout le monde est en pleine forme, souriant et d’attaque ; probablement les bienfaits de la séance de stretching de la veille au soir…
Contrairement à ce qui avait été annoncé, la météo est au beau fixe.
Vers 8h15, Nicole chausse une paire de skis inhabituellement légère pour elle et découvre que le bonheur est aussi possible à la montée (Walter, si tu nous lis, fais bien attention à ton compte bancaire).
Le but du jour est le sommet du Rote Totz, mais toutes les variantes pour l’atteindre puis rejoindre la vallée sont ouvertes. Finalement, Isa attaque directement dans la pente avec quelques conversions afin d’atteindre le pied des falaises. La suite est un magnifique cheminement sinueux qui nous conduit juste sous la face Est, plutôt imposante, du Rote Totz. Nous contournons le sommet par le sud et finissons l’ascension sur des pentes qui s’inclinent.
Au sommet, la tentation de tracer les pentes observées à la montée est trop forte et Isa nous convainc facilement de faire demi-tour. Il faut dire que les autres variantes sont plutôt longues et plates, ce qui serait un sacré calvaire pour Isa, qui a besoin d’un bon fartage sous ses lattes (Romain, si tu nous lis, …).
Les pentes sont assez larges pour que nous puissions tous faire nos traces dans une petite couche de neige fraîche et c’est avec une monstre banane que nous sommes de retour à la « cabane » du Schwarenbach. Le manque de neige à Kandersteg nous incite à reprendre la cabine à Sunnbüel pour retrouver la vallée.
Merci Isa pour l’organisation et la conduite parfaite de cette sortie, et merci à toute l’équipe — Simone, Nicole, Laudine et Olivier — pour votre super compagnie.
Antoine
Je 22 jan. 2026
Rando jeudiste Lauener Rothore 2275 m
Première sortie des jeudistes en rando de cette saison. Une belle participation mixte entre retraités-es et membres pouvant prendre congé le jeudi.
Assez long voyage jusqu’à Lauenen, café à l’hôtel Wildhorn où nous avons le plaisir de rencontrer plusieurs dames jeudistes présentes pour quelques randos dans le coin. On les invite bien sûr à nous rejoindre mais pour elle, notre programme est trop costaux
Nous voilà donc parti entre pâturage et forêt. Après 2/3 de course, on rencontre une athmosphère un peu plus austère : vent et nuage bas. Mais comme nous sommes chanceux, le soleil se dévoile quelque peu pour nous accompagner au sommet du Lauenerrothor à 2275m.
Retour par un autre itinéraire. Les débuts sont un peu difficile. La neige est dure et les sasturgis rendent les virages un peu plus technique. Heureusement plus bas c’est un peu mieux. Une pente assez raide nous attend à mi-descente. Plutôt sportif mais ça passe bien pour tout le monde.
Au retour en plaine, le chef de course avait prévenu : il faut marcher 1,5km sur la route pour rejoindre Lauenen. Les bus c’est seulement pour l’été. En blablatant ce petit supplément passe vite.
Pot final (merci Olivier) à l’hôtel du café du matin et c’est reparti pour les deux heures de route jusqu’à at home
Merci aux participants très au point au niveau technique et physique. Et un clin d’oeil à l’équipe de reconnaissance du jeudi précédent, quand même 7 personnes
Relive d’Alex https://www.relive.com/view/vPv41nER33O
Di 18 jan. 2026
Pra de Cray 2197 m
Nous sommes partis pour une magnifique randonnée alpine, encadrés par deux chefs de course au top. Un grand bravo à Barbara, qui a mené l’équipe avec brio : choix d’itinéraires judicieux, rythme maîtrisé et ambiance au beau fixe. Bref, du travail de pro 👌
La météo était clairement de notre côté ce jour-là : ciel complice, visibilité parfaite et motivation maximale. Dès le départ depuis Grandvillars, l’aventure a commencé… par un premier défi : le parquage des voitures 😜 Un échauffement inattendu, mais efficace.
Petite adaptation au programme : l’ascension a finalement démarré environ 400 mètres plus bas que prévu. Qu’à cela ne tienne ! Le parcours s’est révélé très beau et nous a conduits à revoir nos ambitions sommitales. Exit le sommet du Pra de Cray, mais cap maintenu vers le Col des Millets.
Et quelle récompense ! Arrivés au col, une vue magnifique s’est offerte à nous, de celles qui font oublier l’effort et justifient chaque pas (et chaque conversion). Sourires, photos et contemplation avant d’attaquer la descente.
Côté neige : plutôt agréable au début, puis plus carton sur la suite et la fin du parcours. Rien qui n’entame la bonne humeur du groupe : le plaisir était bien là, tout comme les sourires ❄️😌
De retour à nos fidèles carrosses, la sortie s’est conclue comme il se doit par un ravito de luxe à Espace Gourmand. Boisson bien méritée, détente et débriefing convivial pour clôturer cette belle journée.
Un immense merci à Barbara et Timon pour l’organisation impeccable. Une fois encore, le CAS de la Neuveville reste fidèle à ses valeurs : plaisir et partage garantis.
Merci à toute la fine équipe et vivement la prochaine aventure en montagne !
Ve 16 jan. 2026
Traversée Wirihorn -Hohniese-Frutigen (modifiée)
C’est un peu par hasard, que je me suis retrouvé chef de course en ce vendredi matin.
Après quelques changements de participants de dernières minutes et d’organisation de voitures nous nous retrouvons un peu avant 8:00 au restauroute de Münsingen. Tous les chemins mènent à la scierie de Chirel et c’est par deux itinéraires bis différents que nous nous retrouvons finalement sur le petit parc au fond de la vallée.
Par chance le bulletin d’avalanche est devenu plus favorable pour la région le matin même. Du coup confiants nous partons en direction de la crête W du Bündihore. Nous slalomons entre les mottes d’herbes puis plus haut entre les « escargots » de neige descendus il y a déjà probablement plusieurs jours. Nous rejoignons bientôt le dos de la crète d’abord en neige puis complètement soufflé et pelé. Skis sur le sac nous cheminons le long de cette croupe alors que le soleil se lève à l’horizon. Nous prenons rapidement de l’altitude et atteignons bientôt une partie un peu plus plate et plus enneigée. Un peu de traversée et de conversions techniques entre des rochers et nous arrivons au pied du sommet que nous gravissons à pied. Superbe belvédère complètement désert. Nous ne trainons pas car les nuages arrivent du sud et encerclent le soleil. Un pique-nique rapide car il commence à faire froid, le soleil ayant perdu la bataille et nous attaquons la descente par la grand face SW. Les skieuses et skieurs optimistes gardent leurs lunettes de soleil alors que les réalistes chaussent leur lunettes de brouillard.
Nous nous faufilons entre les taches de rochers et les endroits balayés par le vent et comme par magie découvrons de magnifiques pentes vierges et poudreuses. Après une traversée dans la forêt nous débouchons sur un couloir XXL poudreux-transformé qui nous amènent à 30° jusqu’au fond de la vallée et sans une trace. Comme quoi les courses du vendredi après une grande chute de neige permettent de trouver des espaces sauvages et non parcourus!
Le Bündihore était une belle découverte et merci à l’équipe de m’avoir suivi malgré le changement de CDC.
Ma 6 jan. 2026
Griesalp
C’est un groupe réduit à 60% de son effectif suite à des blessures qui se dirigea sous un ciel bleu en direction du Berner Oberland. Grâce à un enneigement circonspect, nous pûmes monter jusqu’à l’hôtel Griesalp en véhicule et y prendre un café bien mérité sans avoir encore chaussé nos lattes. Une fois équipés, c’est par un froid de canard digne des plus belles années de la Brévine, que les représentants du CAS La Neuveville s’élancèrent à l’assaut du Hohtürli. La première partie de la montée se déroula sans accros, puis, les pentes se raidiffièrent et une question existentielle de randonneur se posa : couteaux ou pas couteaux ? Souvent, se la poser constitue déjà la réponse. La descente s’effectua sur de la neige assez dur, et les fiers randonneurs purent expérimenter leur virage courts dans des conditions similaires à la piste de slalom de Kitzbühl. De retour à l’hôtel, ayant peu transpiré au vu des températures d’un nouvel âge glaciaire, nous avons trouvé opportun de faire quelques sessions de sauna afin d’attiser un désir de bière fraîche au fond de notre gosier. Le lendemain matin, bien que le HC Bienne ait lamentablement joué, nos randonneurs étaient au taquet pour s’attaquer au Sefinenfurgge. Les conditions de descente ont encore dépassés les attentes tant dans la qualité de la neige (on n’a pas eu de poudreuse mais on s’attendait à moins mieux) que la diversité de l’environnement.
Je 1 jan. 2026
MODIFIÉ.3 jours cabane Brunet / Grand Laget (3132)
7 participants
Jour 1 – Du Giétroz au Petit Capucin des Buttes (2'719m)
Rendez-vous au Giétroz, où quelques irréductibles fêtards finissent encore leur nuit en essayant de se souvenir de leur prénom. Pendant ce temps, nous, athlètes disciplinés, attaquons… un café. Un café qui s’éternise un peu et qui dure. Et redure. Et re-redure. Bref, la course commence sous le signe de la performance… digestive. Pas de programme de forçat pour cette première journée de l’année.
La montée à la cabane Brunet (2'103 m) se fait sur un cocktail improbable de neige glacée, de mottes d’herbe, de fausses traces et de rivière gelée, un peu comme si la montagne hésitait encore entre l’hiver et le printemps.
À la cabane, soupe et fromage nous remettent d’aplomb… et nous avalons cet accueil avec enthousiasme, peut-être un peu trop, car le confort du lieu nous retient plus longtemps que prévu. Résultat : on repart tard, très tard même et le Capucin se transforme en un modeste « Petit Capucin des Buttes », sans pommes de terres évidemment.
Dénivelé : 1200 m (mais avec style)
Jour 2 – La Pointe de Boveire, lointaine et capricieuse (3’212 m)
Objectif du jour : la Pointe de Boveire. C’est loin, très loin et le chemin se perd régulièrement dans un labyrinthe de vallons et de petites crêtes. Il joue à cache-cache avec nous. On monte, on descend, on remonte, on redescend… bref, un parcours pensé par quelqu’un qui déteste les lignes droites.
Le froid est mordant, et les 15 minutes de soleil offertes en milieu de journée sont accueillies comme une bénédiction, une sorte de pause digne d’un spa nordique. La dernière montée se fait dans du gros sel : on avance un peu, on recule beaucoup. Les conversions deviennent un sport de combat. Heureusement, la descente est un cadeau des dieux qui récompense tous les efforts : une poudreuse parfaite, exactement là où il le fallait.
Une petite remontée plus tard et un schuss final sur le chemin nous ramène à la cabane.
Dénivelé : 1400 m (dont 300 m de conversions existentielles)
Jour 3 – Le Grand Laget, jamais deux sans trois (3'133 m)
Aujourd’hui, Le Grand Laget. Déjà présenté au programme… et cette fois c’est la bonne. L’adage ne ment pas : jamais deux sans trois, surtout quand les deux premières fois étaient… disons… pédagogiques ! Le terrain accidenté du secteur commence enfin à nous être familier, et malgré la cramine, le soleil rend l’atmosphère presque agréable.
Grand ciel bleu, le tournesol brille, il fait bon frais et cela pique dans le nez. Une situation connue maintenant depuis plusieurs jours, on commence à s’habituer à l’idée que nos doigts de pieds sont désormais purement décoratifs. Isa, notre « trois poumons et demi », décide de régler ses comptes avec l’assiette de soupe du premier jour : elle s’offre un détour par cet irréductible et satané Capucin, toujours là, toujours tentant, mais sans sa trace. Le reste du groupe, plus pragmatique, juge ce crochet parfaitement inutile, la tradition est respectée.
Nous attaquons sans complexe mais avec les couteaux - davantage sur nos skis qu’entre nos dents - les dernières pentes du Grand Laget. Une montagne au caractère bien trempé dont l’arête sommitale, fine et aérienne comme un fil à couper le beurre, offre un petit frisson. Piolet ? Corde ? Campons surtout… et une variante toute trouvée par une mystérieuse face…. Félicitations, gros becs, zone de confort dépassée pour certains, simple balade de santé et digestive pour d’autres. L’ambiance est belle et la récompense l’est tout autant : une descente splendide dans une face vierge, rien que pour nous. Le luxe absolu.
Retour express par la cabane, puis les 800 derniers mètres de descente sur un chemin long, très long, ponctué de bitume. Les experts du chaussage-déchaussage entrent en scène : efficacité suisse, précision chirurgicale.
Pour éviter les bouchons du retour, nous terminons, en beauté ces trois jours de sueur, de rires… et de Capucin non gravi dans un restaurant à Martigny.
Une météo radieuse nous a accompagnés, du moins quand nous n’étions pas à l’ombre, gage de bonne neige aussi. Et le froid ? Assez froid, oui. Pas plus que moins 18°C.
Dénivelé, 1100m (Avec portage et rocher)
Sa 27 déc. 2025
3 jours ski randonnée Val d'Entremont
Samedi 27 décembre (et teaser pour dimanche et lundi)
Musique de Manau | La Tribu de Dana
Texte de Nicolas Moeschler ©
Refrain
Christine trace sa ligne, pas besoin d’horoscope,
Son œil de lynx nous guide, toujours affuté au top.
Du Grand Saint-Bernard aux foudres de l’enfer,
Elle trouve le filon, même quand le vent souffle à l’envers.
Pas de cierges allumés, pour chanter une mélodie,
A chacune de ses sorties, on découvre le paradis.
Couplet 1
Christine fait de la peau, une vraie pro bien rôdée,
L’apéro avant la cuisine, ça on peut l’attester.
Elle lit la montagne comme un livre ouvert,
Boussole en main, carte en tête, elle sait faire.
Pour la poudreuse, elle nous rend tous heureux,
Pour faire la noce, pas besoin d’être nombreux.
Mme Soleil peut parler, Dr Ruth peut prédire,
Mais son cœur à elle, c’est lui qui sait conduire.
Couplet 2
Trop facile pour elle, le Mont de Menouve,
Même sous le ciel bleu, le chemin elle le trouve.
Dans les couloirs, skis sur l’épaule pour le fun,
Dans les conversions, c’est là qu’elle impressionne.
Résonne son clic clac du talon, style impeccable,
L’équipe du CAS le sait, elle est remarquable.
Dans ses godasses, sur ses lattes, elle est à sa place,
Toujours prête à innover, personne la remplace.
Couplet 3
De l’Hospice sur la frontière, à la Tête de Fonteinte,
Elle mène la troupe, jamais une plainte.
Au couloir du téléphone, jamais elle ne s’affole,
Elle bascule et disparaît, le lagopède s’envole.
Et le lendemain, sur Les Dents du Grand Lé,
La montée est pliée, la victoire est gravée.
Le vent applaudit, les corbeaux sont médusés,
Même les gypaètes implorent un selfie bien cadré.
Dimanche 28 décembre
En déjeunant ce dimanche matin je ne pouvais pas imaginer qu'une journée qui commencait avec un goût de café lyophilisé bon marché pouvait tourner plus mal, la suite me prouva que je me trompais ...
une ascension au col du gd st bernard qui se déroule aussi sûrement que celle des 200 autres personnes qui y montent ce matin là.
prenons un bol de thé au mythique hospice du gd st bernard, bien connu pour ses braves chiens sauveurs de vies et les fameux chanoines. J'étais tenté d'en remettre une couche sur les abuseurs, mon brouillon contenait même déjà tout un paragraphe, mais finalement je vais m'abstenir. La tisane était très bonne et les toilettes très propres.
De là, nous glissons sur le versant italien pour attaquer notre remontée au col de fenêtre d'en haut. Christine, en cheffe de course éclairée, laisse a chacun le soin de choisir sa progression. Certains profitent du soleil, d'autres se mesurent le pouls, mais tout le monde profite de ces conditions magnifiques. Nous picniquons sur la Tête de Fonteinte, il n'y a pas un soufle de vent et la vue porte aussi loin que l'horizon, on s'éterniserait volontiers. Un petit col sans nom à l'est nous sépare encore de la dernière descente, ici aussi chacun choisi son style : soit la montée frontale les skis dans le dos, soit un ballet de courtes conversions dans une pente à 40%. Nous nous rassemblons au col et profitons de cette dernière terrasse ensoleillée. Tout se passait si onctueusement bien que personne ne se doutait alors que (coche la bonne suite, plusieurs choix possibles) :
1. la journée allait bientôt tourner au drame
2. le participant JLP* allait bientôt skier plus léger (*nom connu de la rédaction)
3. une situation cocasse que le rédacteur connait bien allait bientôt se répéter
4. Quelqu'un allait bientôt se tâter les poches en disant "merde"
5. Le natel de Jean-Luc finirait dans la poudreuse à un point situé entre 2812 et 2630m d'altitude.
Hélas la zone de recherche est bien trop vaste et le jour décline. Nous décidons de ne pas remonter et de tenter notre chance en faisant sonner le téléphone dans l'espoir qu'un skieur l'entendrait en descendant du col. Sans succès. La nuit tombe vite en cette fin décembre et nous slalomons en trombe entre les rochers jusqu'à la voiture.
A l'hôtel du Crêt, ce sont les traditionnelles panach' "Clara" au pamplemousse qui nous attendent ... sauf pour JLP qui se met au travail pour traquer son téléphone à l'aide de l'ordinateur de Christine. La recherche se poursuit jusqu'au souper quand la bonne nouvelle tombe : "j'ai un point GPS !"
Lundi 29 décembre
L’idée de base de la journée est de monter en direction des Dents du Grand Lé, de redescendre de quelques centaines de mètres côté nord, puis de remonter à la «Pointe de Tenou», avant de s’offrir une belle descente au départ côté sud jusqu’à la place de parc de Bourg-Saint-Bernard (1150 m D+).
Comme ces deux derniers jours, le ciel est d’un grand bleu et la température plutôt clémente pour la saison ; bref, des conditions météorologiques excellentes pour le ski de randonnée.
Nous laissons les véhicules au parking de Bourg-Saint-Bernard (1 920 m) et, après avoir effectué le DVA check, nous suivons la route enneigée du col du Grand-Saint-Bernard. Vers 2 000 m, nous quittons la route pour longer le «Torrent de Drône».
A environs 2 250 m, séparation du groupe en 2:
Alain, François et moi-même partons en direction du col situé au nord-ouest de la «Pointe de Drône», dans l’espoir de retrouver mon téléphone portable bêtement perdu la veille et localisé vers le haut du col, aux environs de 1 800 m.
La montée se fait sans trop de difficulté, dans une pente pouvant atteindre 35°, bien tracée par Alain. Le portable est retrouvé à moitié enneigé après quelques minutes près du col, grâce à la localisation et au fait que la batterie n’était pas encore vide. Un grand soulagement pour moi, et un grand merci à Alain et François.
Alain contacte aussitôt l’autre groupe afin que nous puissions nous retrouver plus tard et éventuellement descendre la «Pointe de Tenou» ensemble.
Depuis le col, nous longeons la corniche en direction de la Pointe des Trois Lacs. À mi-chemin, nous descendons quelque peu afin de nous placer au soleil, à l’abri du vent pour faire une pause bien méritée et manger notre pique-nique.
Nous nous offrons ensuite une belle descente nord-est dans de la bonne neige, avant de remonter en direction de la «Pointe de Tenou», où nous avions prévu de rejoindre l’autre groupe.
Pendant ce temps-là, le 2ème groupe, composé de 9 personnes et guidé par Christine et Gilles, part en direction du nord-ouest vers les «Dents du Grand Lé». Comme j’ai pu le comprendre, la pente atteint jusqu’à 35° et le dernier passage avant le sommet est quelque peu technique, mais tout se passe bien.
Après avoir mangé le pique-nique au sommet, l’équipe renonce à une descente côté nord, les conditions de neige n’étant pas assez bonnes.
Ils descendent donc côté sud dans une neige difficile à skier, en partie glacée, cartonnée ou lourde, et nous rejoignent vers les 14 heures au pied de la «Pointe de Tenou», à environs 2 600 m d’altitude.
Étant donné les conditions de ski peu optimales côté sud et la fatigue accumulée pendant les trois jours, il est décidé de directement redescendre en direction du parking. Malgré le manque de neige, la descente se fait sans trop de casse; il faut juste parfois bien viser entre les cailloux.
Vers 15 h, nous retournons en véhicule à l’hôtel du Crêt à Bourg-Saint-Pierre et prenons un dernier verre ensemble. Après quoi, nous regagnons la région sur une autoroute bien chargée (enfin, pour ceux qui ne sont pas restés en Valais ou rentrés en train).
Pour ma part, je garderai un très bon souvenir de cette sortie de trois jours en compagnie d’une belle équipe bien motivée (Christine, Ariane, Anne, Valérie, Céline, Gilles, Nicolas, Alain, Urs, François et Olivier), et je suis vraiment très content d’avoir pu retrouver mon portable.
MERCI infiniment aux rédacteurs – que dis-je, aux poètes, Nico, Alain et Jean-Luc, auteurs des vers et proses ci-dessus.
Un immense MERCI aussi à Gilles, mon adjoint deluxe, pour son aide précieuse, et à toute l’équipe pour votre magnifique énergie.
Que du bonheur de partager ces 3 jours en montagne avec vous !
Christine
Sa 20 déc. 2025
course modifiée - col de la Chenau (2308 m)
Le point de rendez-vous s'est fait de bonne heure dans le brouillard hivernal entre Ins et Sugiez afin d'optimiser le covoiturage. Les 6 participants et les 2 chefs de course (Barbara et Timon) se sont retrouvés ensuite au col des Mosses pour un café/croissant avant le départ. Le temps est légèrement ensoleillé en cette matinée de décembre mais la progression en direction du col de la Cheneau se fera sur une face nord, ombragée mais enneigée.
Une rapide pause à mi-parcours au bord du lac Lioson a permis de reprendre quelques forces pour affronter un beau couloir recouvert de neige par endroit gelée. Les couteaux auront été nécessaire pour parvenir à se hisser jusqu'au col et admirer la vue sur Les Diablerets et les Dents du Midi en arrière plan. Après une descente raide mais sans difficulté majeure, le groupe a pris son pique-nique au bord du lac Lioson puis s'est décidé pour une deuxième montée en direction du col .....d'une durée de 45 mn. Alors que le ciel se couvrait progressivement, le groupe a entamé sa descente finale en direction du col des Mosses. Paysages et pentes variées auront ponctué l'épilogue de cette remarquable course hivernale.
Ve 19 déc. 2025
Freeride, Freerando et FreeSpa à St-Luc
Départ très matinal pour la majorité des sportifs, en train.
Rendez-vous à 5h23 en gare de Bienne ou à 5h09 en gare de Marin. Tout le matériel est soigneusement rangé dans les sacs, skis sur le dos… certains ont même déjà les chaussures aux pieds. L’ambiance est motivée malgré l’heure matinale.
A 8h30, le groupe est complet à l’Hôtel Cervin à Saint-Luc.
Les sacs sont déposés, place à la première journée de ski.
Vendredi- Freeride
Mise en jambe sur le domaine de Saint-Luc, avec peu de monde sur les pistes et une neige superbe. Reconnaissance de l’itinéraire prévu pour la sortie du samedi. Le niveau de ski du groupe est excellent, et le moustique trouve toujours le bon moment pour s’accorder une pause 😉. Pique-nique sur les cailloux en face de la couronne royale, voire même impériale,
Retour à l’hôtel en fin de journée :
Au petit Salon, c’est la fête, un apéritif, accompagné de trois très bons vins est généreusement offert par le fêté de l’étape soit Loris. Puis bain dans la piscine à bulles et moment de détente au wellness, offert généreusement par l’hôtel à toute l’équipe fêter notre plus jeune cdc.
Souper au réfectoire avec dégustation de vins, dont un Nez Noir qui a particulièrement enchanté le groupe.
Samedi- Bella Tola (3025m)
Rdv à 9h au funiculaire, on y retrouve David, le local de l’équipe. Montées en rm jusqu’au Col des Ombrinztes. Descente Rock & Roll pour rejoindre le plateau de Roua où nous collons nos peaux. Montée au sommet par la piste de ski, fermée mais juste grossièrement damée. Sommet puis descente en face N vierge, sur les restes du Glacier de Bella Tola. Belle descente dans une neige poudreuse mais assez compacte.
Un groupe rejoint le domaine de Chandolin par l’Illpass tandis que l’autre passe par l’Illhorn.
Apéritif bien mérité à l’arrivée 🍷
Puis découverte d’un magnifique marché de Noël, avec des produits de la région et surtout l’inoubliable concours du plus beau pull de Noël
Souper à la brasserie de l’hôtel, qui se prolonge tard dans la soirée pour certains… les discussions et la bonne humeur étaient au rendez-vous.
Dimanche – Pointe de Tourtemagne(3082m)
Après une longue traversée d’approche à flanc de coteau, nous avons pu mettre les peaux en direction de l’hôtel Weisshorn. Le rythme était posé, les jambes encore fraîches, et l’envie de profiter de cette journée en montagne bien présente. Très vite, nous avons quitté les sentiers battus pour contourner le Toûno, un secteur où quelques couloirs avaient été envisagés. Mais face au manque évident de neige, la raison l’a emporté : cap sur la Pointe de Tourtemagne à 3082m, un objectif plus réaliste dans les conditions du jour.
La montée s’est révélée plaisante, les conversions se sont enchaînées, nombreuses et parfois délicates, sur une trace où la neige se faisait rare. Les cailloux affleurant sous les skis nous rappelaient à chaque pas que l’hiver n’avait pas encore vraiment pris ses quartiers et que nos semelles pourraient en souffrir. La météo, elle, jouait avec notre espoir de poudreuse : un soleil timide, souvent masqué, et un léger jour blanc qui rendait la lecture du terrain incertaine.
L’approche finale s’est faite à pieds, des trous entre les cailloux, une trace peu stable, un rocher glissant à franchir avec prudence, et nous voilà au sommet. Pas de panorama éclatant, Weisshorn, Dent Blanche, Weissmies, Dom et tutti quanti… mais la satisfaction d’y être ensemble, il fallait y croire et belle médaille pour Gilles.
La descente a été une véritable récompense. Grâce à notre chef œil de lynx et son adjoint du jour, ils nous ont déniché un itinéraire improbable, zigzaguant d’une langue de neige à l’autre. Et soudain, la magie : près de 600 mètres de poudreuse, vierge de toute trace, un petit délire de glisse inattendu dans un décor pourtant avare en neige. Le genre de moment qui justifie toutes les montées aussi pénibles ou belles soient-elles.
La fin de la descente s’est faite sur la piste, avec quelques essais de ski en pente très raide sur les tas formés par les canons à neige - exercice aussi courageux, ludique qu’athlétique.
Et comme si la montagne voulait nous féliciter, nous avons trouvé au Prilet un gîte ouvert pour nous réchauffer, puis une navette de bus surgie de nulle part pour nous ramener au Cervin, hôtel de son prénom. Une journée magnifique où tout s’est parfaitement enchaîné.
Bref, un sommet, un portage, une boucle complète… tous les ingrédients d’une course réussie… une journée où la neige manquait, mais sûrement pas les aventures. Et si la montagne nous a fait travailler les cuisses, au moins elle nous a épargné les bouchons du retour… comme quoi, parfois, le vrai luxe en ski de rando, c’est juste de rentrer sans devoir faire la queue quelque part.
Pour ceux qui ne prolongeaient pas le séjour en Valais, retour sans histoire en train, avec encore un ptit apéro sur le quai à Viège.
Bravo à tous, et merci pour ces 3 jours au soleil, dans la neige, l’eau et la vapeur du val d’Anniviers.
Gilles et les rédacteurs ar et nm.
Sa 13 déc. 2025
Beau temps belle neige
text
Sa 29 nov. 2025
Trail de 7 lieues
Trail de sept lieues – balisage et sécurité par les membres de la section
Et sur la vidéo courte
https://youtu.be/yI86HFcyE4s
Di 19 oct. 2025
Sortie Spéléo
Notre section a la chance de pouvoir compter sur quelques spécialistes de cette discipline, cousine de nos activités standards. Après les verticales du creux d’Entier en 2023, la grotte aquatique de Milandre en en 2024, notre section vous proposait une sortie plus soft, la grotte locale du Taubenloch.
Pas de difficultés majeures pour cheminer dans ces méandres de la plus grande grotte régionale en regard du développement (longueur de la grotte). Toutefois il faut parfois se mettre en quatre dans certains passages et un puit agrémente la progression. Cette dernière est possible jusqu’à mi-distance, endroit où la suite de la progression nécessiterait le pompage d’un gourd ou de solides capacités de plongée en apnée.
Beau succcès puisque 16 personnes ont pu, pour certains découvrir ou d’autres redécouvrir, ce trésor naturel régional. L’encadrement XXL a permis aux participants de profiter de la visite en toute sécurité et sérénité. Sabrina, la spécialiste spéléo de la section, François, auteur principal de l’inventaire spéléogique des grottes du Jura bernois (1) pour lequel cette grotte est sa seconde maison, Laure du Spéléo Club Jura et Alex un autre spécialite de la discipline de notre section nous ont conduit parfaitement a travers les méandres de la grotte du Taubenloch.
A la sortie de la grotte, pic-nic obligatoire à deux pas de l’entrée de la grotte puis pour ceux qui avait encore un peu de temps, déplacement pour visiter une dalle (externe) que notre spécialiste de l’équipement François envisage d’équiper prochainement (5b à 6a).
Bravo et merci aux participants pour la participation et merci particuliers aux quatre guides de cette belle sortie souterraine d’automne
(1) cette ouvrage est disponible sous ce lien
Inventaire spéléologique de la Suisse, tome 6 Jura bernois
Sa 13 sept. 2025
Via Ferrata du Gantrisch
Malgré la fête du vin une récalcitrante s’engage pour la via ferrata du Gantrisch, initialement prévue au Tälli. Départ à 8:30.
Le chemin jusqu’au Gurnigel est un peu chamboulée par une course de voiture avec un gros détour à la clef. Du coup c’est deux heures qu'il faut pour se rendre à notre parking au pied du Gantrisch.
Après une demi-heure de marche d'approche, nous attaquons enfin la via.
Plutôt verticale incluant quelques surplombs et des échelles. Une heure et demie de progression nous permet d’atteindre le sommet.
Mais ce n’est pas la fin de notre périple, la descente sur le sentier se révèle presqu'aussi difficile que la montée et ce pendant une bonne heure si pas plus. On arrive quand même en bas. Après avoir rejoint notre voiture, le dernier challenge, trouver le bon chemin pour la maison car la course n’est pas encore terminée.
A force de persévérance, on y est arrivé!
Je 11 sept. 2025
Gehrihorn Rando
Après quelques jours d’ésitation en raison de météo changrante ,je confirme la sortie aux 4 courageux-ses clubiste et une invitée. Arrêt obligatoire pour le café matinal au “ Bären
à Kienthal où on débarque en pleine rénovation de la salle a passer commande en anglais. Le télésiège ne fonctionnant pas, nous sommes montés en voiture au point de départ.
Une fois équipés nous avons entammé la montée (bien soutenue) jusqu’au sommet le Gehrihorn dans le brouillard ce qui nous empèches d’admirer la vue.Tout le monde en forme
je décide de faire la grande boucle, c-à-d longer la crêtze du Giesegrat jusqu’a Sattelhore. Les premiers mêtres de la descente sont r0ck en roll , et j’ai recours au GPS por sortir du
prerrier jusqu’au chemin. Toujours dans le brouillard pour le pic-nique nous nous attardons pas.Merci à toute l’équipe pour sont indulgence.
Di 7 sept. 2025
Gurnigelwald-Gürbe VTT - remplacé par Pilouvi
Que trois inscrits et que de la famille du chef de course pour cette rando VTT dans le Gäntrisch. Dommage bien sûr car ce tour est magnifique, il a été fait en reconnaissance par le responsable. Devant la proposition d’Alex de faire la descente des Pilouvis ce jour-là, pas d’hésitation. Les trois inscrits du VTT switchent leurs shorty contre la néoprène et c’est parti mon kiki.
Tout d’abord c’est une question d’organisation : une voiture en bas à l’arrivée, une en haut et qu’est-ce que je dépose dans chacune d’entre elle ? Voiture du haut parquée au bord de la route “Sur les Mayes”. Les autobilistes sont étonnés de voir ces magnifiques sportives et sportifs en petite tenue. Heureusement, aucun accident n’est à déplorer.
On entame la descente du ruisseau : rappels, natation en eau froide, marche sur des cailloux glissants, passage dans des étroitures infâmes sans le fonds. Alors qu’on pensait bien le connaître, on est tous bien étonné de découvrir le Ruz de Vaux sous ces aspects magnifiques et aussi parfois un poil stressant il faut bien l’avouer.
Pas loin de 4h de progression plus tard, le groupe peut retirer ses néoprènes et profiter des derniers rayons de soleil sur le pont de Vaux.
Encore mille mercis à Alex de nous avoir emmené dans cette aventure originale à deux pas de nos doux foyers
Et bravo à l’équipe : Claudia, Charlène, Sabine, et votre serviteur
Richard
Sa 30 août 2025
Visite Cabane section amie Turtmannhütte
Cette sortie s’inscrivait dans le cadre de l’intiative de votre président de visiter les cabanes des sections amies. Après Susanfe (Yverdon), Binntal (Delémont), Monte Leono (Sommartel), c’était le tour de la cabane de Tourtemagne du CAS Prévotoise. Deux membres de l’équipe se sont déplacés en Haut Valais le vendredi déjà pour une nuit à la Topalihütte avec l’idée de rejoindre le groupe en passant par le Barrhorn, La météo n’étant pas trop favorable, ils se sont “contentés” de passer le Schöllijoch pour rejoindre la cabane de Tourtemagne vers les midis.
Les cinq membres du groupe se déplaçant le samedi se sont rassemblés samedi matin dans la Mitsu “présidentielle”. Après un long trajet, la voiture est parquée au bout de la route du côté de Gruben. Deux petites heures de marche et c’est déjà la cabane. Sachant que de nombreuses voies d’escalade de tout niveau sont situés aux alentours de la Cabane, il y a tout le temps pour s’y rendre et y faire quelques voies. Bravo en particulier à Sylvie et à son fils Gilles qui effectuent leurs premières (et sûrement pas dernières) voies en escalade. Malheureusement la seconde corde est restée dans la voiture, si bien que l’attente de “son tour” est un peu longuette. Pas grave on ne se prive pas de jouir d’un paysage exceptionnel sur le glacier de Tourtemagne.
Juste à l’heure pour l’apéro et le repas. Des pontes des propriétaires du lieu sont présents. Dont le président Yves Diacon, une éminence grise de la montagne Philippe Gostelli plus quelques vieilles connaissances. Echange de bons plans.
Nuitée aussi bonne qu’elle puisse être en cabane et le groupe se présente au dernier horaire du déjeuner. Il est trop tôt pour redescendre directement. Retour dans les voies d’escalade pour un groupe et en approche du glacier pour l’autre. Sur le chemin du retour, arrêt midi au pied d’une jolie dalle d’escalade, à la hauteur du Turtmannsee. On remet la corde sur cette fois-ci un rocher bien chauffé par le soleil. On oublie pas de jeter un oeil du côté du Bishorn où des colonnes d’alpiniste semblent prennent leurs pieds.
Encore merci et bravo à toute l’équipe : Oz et Charlène venu de la Tourtemagne, Tom qui effectuait sa seconde sortie avec le CAS après la Binntal. Gilles pour sa première et on pense pas dernière course avec le CAS et coiffé de sa casquette “Gilles (de) Saint-Louis”, Sylvie qui faisait ses débuts en varappe et les anciens Sabine et votre serviteur qui enchaînaient les sorties en montagne après la Gelten la semaine précédente.
A retenir pour conclure : les sites d’escalade autour (pas tout à fait quand même) de la cabane sont exceptionnels. secteurs de gneiss, de calcaire, de marbre et de serpentine. Le topo vendu à la cabane présente 16 secteurs chacun de 10 à 30 voies dans toutes les difficultés. Attention quand même à l’interprétations des cotations. Le rocher est polissé par les glaciers et 5a n’est pas le 5a de Grip. Sapristi
Richard
Sa 23 août 2025
Course inter-générationnelle
Et voilà, notre course intergénérationnelle est déjà derrière, plus que de beaux souvenirs en tête.
Samedi 23 août, les gens, 45 participants, se sont déplacés vers leur lieu de départ:
Lauenen pour les randonneurs qui ont fait l'arête du Wispile ainsi qu’une partie des randonneurs qui sont rentrés par le long parcours. Les autres directement au lac de Lauenen, avec des heures de départ qui différèraient en fonction des activités.
Les grimpeurs sont montés au plus court et ont fait de l’escalade déjà l’après-midi.
Les alpinistes sont partis les derniers, en début d'après-midi pour arriver en fin de journée.
Tous les groupes se sont retrouvés à la cabane Gelten, sans encombre majeure, pour un copieux apéritif offert par la section et préparé par l'équipe de la cabane. Merci à l'équipe de service.
L’apéritif a été suivi par le souper. Mais avant d’entamer ce souper, un petit discours de notre bien aimé président s'est imposé. Pas bien long et personne n’est mort de faim, heureusement.
Après le souper, organisation de la journée du lendemain et soirée détente, discussions, rigolades et parties de jass.
Le dimanche, les alpinistes sont partis aux aurores pour leur ascension au Geltenhorn, dont ils atteignirent le sommet à 10h, puis ont entamé leur descente pour arriver à Lauenensee vers 15:30
Les grimpeurs et les randonneurs sont partis un peu plus tard, pas de stress, déjeuner vers 7:30…
Les grimpeurs ont passé une deuxième journée à escalader les parois aux alentours de la cabane, tandis que les randonneurs se sont, eux, rendus par divers chemins vers Lauenen ou Lauenensee.
Tout le monde était finalement de retour en bas sain et sauf vers 17h puis, en route vers leurs domiciles.
Merci à tous les 45 participants, dont 6 ados, et félicitations à tous.
A une prochaine fois...
Sa 12 juil. 2025
Via ferrata de la Tour d'Ai 2331 m
Mini compte rendu – Via Ferrata de la Tour d’Aï (K4)
Départ au milieu de la nuit à 7h30, 7 motivés dans les voitures, direction autoroute de Gruyère pour récupérer une 8 ieme, puis direction Leysin.
Petit café en attendant l’ouverture des installations.
Montée tranquille en télésiège au lac d’Aï (1888 m), et hop, grimpette jusqu’au col de la Chaux de Mont (2206 m).
La via ferrata K4 !
Ou Via Bla-bla pour certains.
Parfait pour relancer la saison : un peu de sueur, beaucoup de rires, et quelques frissons bien placés. Mention spéciale aux grimaces dans les passages un peu raides !
Valérie-Mureille- ou Samantha dixit Olaf
Au sommet, pause bien méritée : saucisse sèche, fromage frais, et l’œil de Perdrix bu direct au goulot
Chacun en mode sieste dans l’herbe avec vue XXL sur le Léman et les Alpes.
Descente d’une heure et demie jusqu’au télésiège dans la bonne ambiance!
Trois sages sont redescendus en siège, les autres à pied – encore assez vaillants pour rigoler.
Merci à tous pour la bonne humeur et la sympathique ambiance.
Prochaine via le 13 septembre Tälli!
Anick
Je 10 juil. 2025
Le Mont Rose et ses 4000
CAS La Neuveville & CAS Chasseral sortie du 9 au 12 juillet 2025
MONT ROSE :
6 SOMMETS,
15 JOYEUX-SES CRAMPONNÉ-E-S,
0 PIED DANS LE TROU (OU PRESQUE)
Si on devait résumer cette sortie en trois souvenirs ? Des sommets magiques, une météo de rêve, et une équipe qu’on suivrait jusqu’au bout du glacier…ou du buffet italien. Mais pour être honnête, ce serait un crime de s’arrêter là, tant cette aventure dans le massif du Mont Rose fut exceptionnelle à tous points de vue.
Mercredi 9 juillet – En route vers l’Italie, et vers les calories.
Après un départ échelonné dans plusieurs véhicules, les participant-e-s des sections de La Neuveville et du Chasseral se retrouvent au Col du Grand St Bernard pour un petit café de retrouvailles — moment sacré où l'on se reconnaît entre amoureux-ses des montagnes et amateurs-trices de bon espresso.
Puis direction Gressoney-la-Trinité, dans la belle Valle di Gressoney, où nous sommes chaleureusement accueillis par Alberto, le patron haut en couleur de l’Hôtel Résidence Valverde. Buffet italien à tomber, primi, secondi, dolci, vino et veni vidi vici… un accueil digne d’un sommet gastronomique. Si tous les refuges alpins ressemblaient à ça, on aurait bien du mal à redescendre.
Jeudi 10 juillet – Premiers pas, premiers 4'000.
Tôt le matin, nous empruntons les premières cabines jusqu’au Galcier d’Indren, puis courte montée jusqu’à la Cabane Mantova (3470 m). Affaires posées, sacs allégés, motivation au sommet, nous partons pour notre premier objectif : la Pyramide Vincent (4215 m), suivie du Balmenhorn (4167 m). Deux sommets pour se mettre en jambes, avec une météo parfaite et une neige de carte postale.
De retour à la cabane, nous profitons d’une vue grandiose, d’un souper délicieux et d’un accueil chaleureux des gardien-ne-s – dont l’un, sosie convaincant de Wolverine, a sans doute aussi un super-pouvoir : faire sourire les alpinistes fatigué-e-s.
La nuit ? Alors que notre cheffe de course s’attendait à de petites chambres tranquilles (et il y en avait !), c’est au dortoir géant que nous avons du élire domicile. Certains diront qu’il y avait 40 lits, d’autres « à n’en plus finir » – personne n’a osé compter, mais tout le monde a trouvé sa place dans une belle ambiance de colonie alpine à 3500 m, avec en prime, des toilettes situées 3 étages plus bas. Mention spéciale aux portes des WC turcs, conçues pour les funambules : elles s’ouvrent vers l’intérieur, en direction du trou, où personne n’a finalement avoué y avoir mis le pied. Un casse-tête architectural qui nous aura en tout cas bien fait rire.
Vendredi 11 juillet – La journée des 3 sommets et des grandes émotions
Réveil vers 3h30 (oui, c’est légal), petit-déj et départ à 4h30. Direction la Ludwigshöhe (4341 m) avec quelques passages proches de crevasses pas trop méchantes, juste de quoi éveiller notre fascination. Il est temps d’éteindre nos frontales avec un lever de soleil aux nuances magiques, du bleu profond au violet-rose, tandis que l’ombre majestueuse de la Pyramide Vincent s’étire doucement sur les massifs du Val d’Aoste, pendant que la lune, fatiguée, se couche lentement derrière le Grand Paradis. Dès ce moment, deux itinéraires se dessinent : certains attaquent la crêteélancée de la Parrotspitze (4436 m) – passage aérien, exaltant et grandiose – pendant que d’autres optent pour la voie basse sur le haut du Grenzgletscher, tout aussi respectable, mais un peu moins verticale. Les cordées du Parrot poursuivent en direction de la Pointe Gnifetti (4554 m), sur laquelle trône la célèbre Cabane Margherita, plus haut refuge gardienné d’Europe. Petite euphorie collective au sommet : entre la beauté du panorama et les effets de l’altitude, on oscille entre contemplation et manque d’oxygène. Retour ensuite à la Mantova où tout le monde se réunit pour redescendre dans la vallée (un poil prématuré mais assumé) et surtout pour retrouver... Alberto, notre hôte préféré. Il nous avait manqué, surtout ses plats toujours autant délicieux.
Samedi 12 juillet – Un dernier sommet, comme une dernière grimpette.
Une montée aux aurores pour atteindre notre 6e sommet : la Punta Giordani (4046 m). L’ascension est directe, presque didactique : on monte, on souffle, on grimpe un petit ressaut rocheux, on crie "Youhou", et on redescend… en courant sur la neige ramollie, avec stylebien sûr ! Un final en beauté avec un pique-nique gourmet au pied du glacier, entre fromages affinées et tartines gourmandes de parfait. De retour dans la vallée, nous savourons un dernier verre en groupe, offert par Michel, notre chef de course du CAS Chasseral, qui n’a malheureusement pas pu se joindre à nous après une rencontre canine malheureuse. Qu’il se rassure, il était avec nous par la pensée - et surtout par le verre du dernier jour, et la raclette post-sortie qu’il a organisée chez lui (tous n’ont pas pu venir, mais les absents ont eu tort).
Dimanche 13 juillet (hors sortie) – Les corps fatigués, les cœurs remplis.
Jour de mélancolie, de lessives et de "scrollage" nostalgique sur les photos. Des étoiles plein les yeux et la tête encore un peu là-haut, entre les sommets et les séracs de ce magnifique massif du Mont Rose. Un grand merci à Caroline, notre cheffe de course aussi compétente que détendue. Merci aussi à tous les participant-e-s : Jérémie, Evelyne, Olivier, Morgane, Alexandre, Vincent, Mary-Line, Christine, Leïla, Rocco, Cathie, Sandrine, Laurène et Oz, pour leur bonne humeur, leur motivation et leur énergie. Une sortie inoubliable qui restera gravée dans les mollets et dans les mémoires.
Oz
Merci Oz pour ce rapport de course dans lequel aucun détail n’a été omis. Un tout grand merci aussi à mes 3 premiers de cordée,Christine, Jérémie et Olivier, pour leur soutien et sans qui cette magnifique aventure n’aurait pu se dérouler.
Encore bravo à tous et vivement la prochaine.
Caroline
Me 9 juil. 2025
Sigriswiler Rothorn avec Schafsloch
Pas de Sigriswiler Rothorn, terrain trop détrempé. Mais nous n’avons pas chômé pour autant! Eggenschwand (Kandersteg) – Waldhaus – Gurnigel – Arvenseeli – Eggenschwand, une variante qui nous a permis de comptabiliser env. 880 m de dénivelé, de nous désaltérer et d’acheter du fromage à Spittelmatte et de pique-niquer au bord de l’eau.
Nous n’avons pas trop regretté la course prévue initialement ! Une Kander tumultueuse ainsi que les Arvenseeli bien alimentés grâce aux fortes pluies de lundi et mardi nous ont fait oublier le Schafsloch! Et de toute manière, cela n’est que partie remise (automne 2025 ou programme 2026)!
Sa 28 juin 2025
Course modifié: Mont Blanc de Cheilon
2 courageux membres se sont lancés au casse-pipe pour ma première course en tant que chef de course été!
Nous nous retrouvons à la gare de Sion pour monter dans le bus qui file en direction du barrage de la Grand Dixcence. Arrivé au pied du barrage, nous empruntons le téléphérique qui nous permet de gagné les premier 400 m de dénivellé du week-end en vitesse express. La montée jusqu’à la cabane de Dix se déroule tranquillement sous le cagnard de ce mois juin… Cabane que nous gagnons aux environ de 15h. Tarte, bière, sieste, miam, dodo; voilà le reste du programme de la journée pour prendre des forces pour le lendemain.
Diane à 2h45, le petit-déjeuner est englouti silencieusement et c’est à la lueur des frontales nous entammons la montée jusqu’au col du Cheilon. De là, nous nous engagons sur l’arête N-W du qui nécessite quelque passage grimpant que tout le monde négocie sans encombre. Nous traversons le glacier pour gagner le début de l’arête sommitale. Après quelques croisement avec d’autres cordées plus rapides, nous gagnons le sommet du Mont Blanc de Cheilon. Nous profitons de la vue (Cervin, Dent Blanche et j’en passe...).
Nous entamons la redescente par la voie hivernale afin de gagné un peu du temps. La neige se ramoli nous nous enfonçons, mais les glissades contrôlées nous permettent de regagner le col du Cheilon en moins de 2h. Un crochet par la cabane pour reprendre des forces, puis nous nous mettons en marche direction Arolla, à nouveau sous le cagnard. La remontée au col de Riedmatten nous fait transpirer (hé oui les échelles du Pas de Chèvre sont infranchissables en raison du retrait du glacier). La descente sur Arolla se termine au pas de course afin de ne pas rater le Car Postal pour nous ramener au bercail.
Un grand BRAVO merci à Mary-Line et Raphaël pour leur bonne humeur et persévérence (le chrono de la sortie indiquait 12h à l’arrivé d’Arolla)!!
Sa 21 juin 2025
Strahlegghorn (3461)
On pourrait résumer le week-end ainsi :
- Les courses avec Laurent sont géniales. Point final.
Je ne résiste toutefois pas à ajouter quelques anecdotes à ce bref rapport.
Les préparatifs de course commencent mal. Plusieurs désistements du côté de la gente masculine et notre chef de course, qui souffre de maux d’estomac, ne peut pas s’alimenter correctement quelques jours avant la course.
Samedi matin, c’est donc un Laurent encore amaigri qui espère trouver les forces nécessaires pour emmener son équipe de « drôles de dames » de Grindelwald jusqu’au sommet du Strahlegghorn en passant une nuit à la Schreckhornhütte.
Les 4 cordées sont déjà formées et j’ai le plaisir de faire équipe avec Caroline. Je n’ignore pas qu’elle déteste être bloquée par ces compagnons de cordée…
Leila qui vit de temps en temps à Grindelwald me procure une paire de bâtons de dernière minute. Je saurai plus tard que ces bâtons vont contribuer au fait que je ne sois pas complétement immobilisé par des courbatures le lundi suivant. Merci Leila pour ce prêt. Tu as surtout été pour nous tous un joli brin de fraîcheur tout au long de ce week-end trop chaud. On peut désormais affirmer que la jeunesse actuelle se porte à merveille.
La montée à la cabane se fait à un bon rythme. On peine à voir que Laurent est amoindri. L’orage menace mais nous devons malgré tout faire quelques pauses car Isabelle a soif. Nous sommes toutefois bien abrités à la cabane lorsque l’orage éclate. Tout le monde en profite pour faire du stretching à sa manière et Leila ne manque pas de relever que certain peuvent être un peu plus rigide que d’autre.
Après le souper, Isabelle me propose d’aller faire la reconnaissance du départ de la course du lendemain. Il pleut encore quelques gouttes mais j’ai embarqué une pélerine de festival pour rester bien au sec. A peine enfilée, Isabelle part dans un éclat de rire interminable et ne manque bien sûr pas d’immortaliser la scène. Nous effectuons malgré tout une reconnaissance efficace.
A 4h00, au petit déjeuner, les mines sont moins joyeuses. Stéphanie a encore les yeux collés et Steffi, notre toute petite Grisonne, n’est pas vraiment dans son assiette. Isabelle se plaint de ne pas trouver du thé de marche chaud, alors qu’elle a emmené un thermos, et s’offusque de la taille ridicule de sa tasse de thé. Ce n’est pas le moment de plaisanter et je garde bien pour moi la pensée qu’Isabelle et Steffi feront la paire pour composer la cordée « grincheuse ».
Nous progressons rapidement jusqu’au Strahleggpass, Les Älplermagronen et les pavés au chocolat ont requinqué notre Laurent. Isabelle et Steffi montrent ensuite la voie sur l’arête sommitale et ont probablement atteint le sommet avant que nous décidions l’ordre des trois cordées suivantes. Finalement, Caroline et votre auteur traçons une voie sur le fil de l’arête, suivis de Christine et Leila, qui alternent la première de cordée, puis de Laurent et Stéphanie qui ferment la marche. Le temps est splendide, la température super agréable et nous profitons pleinement de cette arête et du sommet avant de redescendre à la cabane.
Après une pause boisson et une petite douche, bien méritée, pour Caroline, nous entamons la descente jusqu’à Grindelwald. Laurent qui a retrouvé tous ces moyens donne le rythme. Par chance, nous devons faire quelques pauses car Isabelle a soif, soif et encore soif. Je confie à Christine que je rêve de me briser le tendon d’Achille pour être héliporté ; elle me confie qu’elle n’est pas au mieux non plus et nous élaborons d’autres stratégies lors de cette interminable descente. Lors de notre dernière pause à la cabane Bäregg, je suis soulagé de constater que tout le monde ressent bien la fatigue. Lorsque Laurent demande gentiment à Stéphanie si elle va supporter de porter la corde jusqu’en bas, elle lui répond vigoureusement qu’elle va porter « ce machin » jusqu’en bas.
Et pour finir, j’espère que les genoux cabossés de Caroline et Isabelle se rétabliront bien vite et n’aimerais pas être cordonnier à Marin en ce début de semaine.
Merci à Antoine pour la rédaction de ce texte assaisonné à souhait et à tous pour les bons moments partagés. Laurent
Sa 14 juin 2025
Evènement de printemps
Belle réussite que cet évènement du 14 juin à la Grande Maison. Après deux années au bord du lac, il était temps que notre section prenne de la Hauteur en direction des crêtes jurassiennes.
Une petite quarantaine de membres et sympathisants se sont déplacés celles et ceux-ci en VTT ou Gravel, en électro et à Pied. Balade des herbes avec Anne-Marie pour les piétons. L’invité surprise non annoncée et pas forcément souhaité se manifeste un peu avant l’apéro : un gros orage. Ouf il passe son chemin si bien que les tables de l’apéro peuvent être ressorties et ce dernier présenté pour les bonheur de l’équipe.
Malgré le spectacle proposé par les animaux des tenanciers, les participants-es rentrent à l’étable pour la partie officielle. Présentation de la commisson de la formation et des courses et bilan des Courses d’hiver par Isabelle. Honneur aux jubilaires et particulièrement à Martine présente qui nous fait un joli discours qui l’on pourrait nommer “Martine au CAS”. Ensuite présentation de la section et des nouveaux membres présents.
Le soleil s’étant installé. Les convives peuvent prendre place dans le magnifique jardin de la métairie de la Grande Maison. Le repas jambon ou champignons est délicieux et la gentillesse des tenanciers et du personnel est remarquable.
Merci encore aux membres co-organisateur : Isabelle, Alex, Marianne, Pascale et aux membres présents pour leur enthousiasme et leur bonne humeur.
Et un clin d’oeil particulier à la famille Giauque, tenancière de la Grande Maison pour son magnifique accueil
Richard
Je 12 juin 2025
Simmenfluh
Mieux vaut avoir le pied sûr et le coeur bien accroché pour s’aventurer dans la Simmenfluh, cette imposante paroi de calcaire qui, à première vue, parait inaccessible à pied. Et pourtant, 8 vaillants jeudistes s’y sont aventurés et tous sont rentrés sains et saufs et enchantés par la magnifique vue que l’on a depuis le sommet du Sunnighorn (1397m). Mais pour jouir de ce splendide panorama il faut transpirer un petit coup: env. 800 m de dénivelé sur à peine 1,5 km pour atteindre la croix sommitale. La première partie dans une forêt et la seconde, plus spectaculaire dans une paroi presque verticale où le parcours a été sécurisé par des cables fixes. Mais il n’en a pas toujours été ainsi: jusqu’à l’été 1911 la Simmenfluh était totalement recouverte de forêt qu’un violent incendie détruisit entièrement. Il fallut 500 pompiers et soldats pour venir à bout de l’incendie qui dura du 4 au 21 septembre 1911. Le tracé actuel à été réalisé et sécurisé en 1932 afin de dégager la Simmenfluh des restes d’arbres brûlés, d’en planter de nouveaux et de contruire des protections contre les éboulements. Tous ces renseignements figurent dans la revue “les Alpes 4/2007”!
Le retour par Chrindi n’est pas non plus de tout repos: ça monte, ça descend ce qui nous permet d’ajouter env. 150 m de dénivelé au compteur! 7 heures après avoir quitté nos voitures à Brodhüsi nous nous retrouvons devant une grosse Bier, indispensable pour se réhydrater, sur une terrasse ombragée à Wimmis ! Merci à tous d’avoir participé à cette course un peu “sportive” et un merci tout particulier à Daisy et Dan pour leur vigilance ! Sans vous je passais allégrement à côté de la grotte Adlerhorst, seul endroit un peu plat de la montée qui permet de faire une pause bien méritée !
Di 25 mai 2025
Sunnighorn 1397
Au menu du jour, non pas les majestueux sommets des Alpes bernoises mais le Sunnighorn, premier sommet de la chaine du Gantrisch, culminant à 1397 mètres. Magnifique face rocheuse que nous voyons tous lorsque nous nous rendons dans l’Oberland ou le Simmental à la hauteur de Wimmis.
En guise d’échauffement et à défaut de café, 10 mètres à plat sur la place de parc et ensuite, hop -- > 800 mètres de dénivelé sur 1,5 kilomètre … On commence en forêt, ensuite le chemin se faufile dans la face rocheuse, sécurisé avec des câbles, une grotte avec un banc, la vue sur le lac de Thoune et de Brienz, les sommets de l’Emmental et les Alpes bernoises qui se découvrent (ou plutôt qu’on imagine sur le manteau nuageux). C’est dégoulinant que les 12 randonneurs se félicitent à l’arrivée à la croix. Pour la pause, il faudra encore gravir un deuxième sommet le Mittagflue à 1420 mètres pour rejoindre le chalet se trouvant tout là-bas. 1 heures ¼ plus tard, une grande table nous attend ou nous pouvons enfin échanger, papauté, se restaurer.
S’en suit une descente tranquille en passant par un alpage de chèvres et leurs cabris, certains se les imaginent dans leur salon, d’autres sur une broche… Nous rejoignons les voitures pour le verre traditionnel d’après course.
On a adoré cette randonnée exigeante, merci Alexandre pour l’organisation et le guidage.
